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Une saison dans la vie de Sarah 03

bylapassagere©

Nous sommes passés par la maison quelques minutes pour ensuite nous diriger vers un grand restaurant pour le petit-déjeuner. Tout au long du trajet, nous avons papoté comme si rien ne s'était passé hier. Au restaurant, le propriétaire accueille ma mère comme si elle était une vedette. Ils se connaissent bien évidemment. Je découvre encore un côté de ma mère qui m'était inconnu. Plusieurs personnes s'arrêtent pour saluer ma mère dont une fashionista bien connut. Finalement, on nous place bien à la vue.

- Alors ma chérie, comment se sent-on après une nuit de débauche?

- Je ne sais pas... Très bien, je crois. J'ai l'impression de te redécouvrir. Et j'ai l'impression que quelque chose a été réveillé en moi. Quelque chose d'inassouvi qui m'excite et qui me fait peur.

- Pourquoi, peur?

- Je ne sais pas. J'ai peur que la première fois soit décevante. Et une fois qu'un homme m'aura pénétré, il n'y a plus moyen de revenir en arrière. J'ai peur que ce ne soit pas la bonne personne. J'ai peur qu'il me baise simplement parce que je suis vierge. Je ne suis pas aussi belle ni aussi populaire que toi...

- Que vas-tu dire là ? Tu es beaucoup plus belle, beaucoup plus bandante que moi. Tu n'as donné qu'un seul baiser à notre client et il a joui. Et tu sais, il y a tant de choses que tu peux faire avec un homme sans qu'il te pénètre. Laisse-toi aller. Regarde, tu fais des jalouses.

En effet, deux femmes nous dévisageaient.

- Est-ce que tout le monde sait ce que tu fais?

- Bien sûr que non. Mais ici, c'est spécial.

- Comment tu fais pour avaler son...

- Son sperme? Sarah, te souviens-tu la première fois que tu as mangé un oeuf bénédictin?

- Oui. Qu'est-ce que cela à avoir?

- Avant d'en manger toi même, quand j'en prenais tu disais que c'était dégoutant. Et laisse-moi deviner, c'est ce que tu veux pour ton petit-déjeuner ce matin. Ils sont excellents ici...

Elle marque un point. En effet, je me souviens qu'il n'y a pas si longtemps je trouvais cela dégueulasse de voir ma mère manger cela et quand j'ai finalement accepté une minuscule bouchée, mon monde a chaviré. Maintenant, c'est un de mes mets préférés.

- Alors?

- Je comprends.

- C'est la même chose avec une fille, ma chérie. Je t'ai observé. Ta mouille te dégoute, non?

- Ce n'est pas propre...

- La propreté, l'hygiène est la base. Tu te laves, tes partenaires se laveront aussi, sinon tu refuseras... Alors si tu es propre, qu'est-ce qui est sale dans la cyprine?

Elle marque un autre point, j'imagine. Mais je ne sais pas si je peux passer ce blocage. Le petit-déjeuner continu. La conversation devient plus anodine. Ma mère ne veut pas me brusquer. Les oeufs bénédictins sont en effet délicieux. À la fin du repas, ma mère fait une dernière allusion à mes blocages en me disant qu'elle a des moyens pour m'ouvrir les portes du plaisir.

Je profite de ma journée de repos d'entrainement pleinement. Nous visitons quelques boutiques. Je repense à mon cadeau. J'ai hâte de l'essayer. Plusieurs fois, mon esprit vagabonde et je m'imagine porter la robe et les escarpins que nous avons laissés dans la voiture. Cela m'excite et je ne réalise pas que ma mère m'entraîne dans des boutiques qui ont une offre de plus en plus affriolante. Jusqu'à ce qu'on entre dans une boutique qui offre de la haute couture d'Angleterre. Dès qu'on entre, une jeune fille s'approche de nous. Je réalise rapidement en regardant autour de moi que les vêtements qui sont offerts dans cette boutique ne s'adressent pas à ma mère. Tout serait trop petit. La jeune fille est tout sourire. Elle porte une robe que je vois sur une mannequin qui la couvre à peine.

- Bonjour, Mesdames, si vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à me demander.

- Bonjour Mademoiselle. Ma fille aimerait une nouvelle garde-robe. Quelque chose de très...

- Des vêtements qui lui permettront de soigner son image et mettre en valeur son magnifique corps peut-être?

Je ne peux retenir un sourire. Mais quand ma mère se tourne vers moi et me caresse, je sens une boule se former dans mon corps.

- Exactement, le mettre en valeur, bien à la vue de tous et toutes.

La jeune fille s'approche un peu plus de moi et me regarde de la tête au pied. Elle met ses mains sur mes épaules et les fait glisser jusqu'à mes mains qu'elle prend.

- Hum... On a plusieurs belles choses qui lui feraient bien. Elle a un corps parfait pour nos vêtements. Tout va lui faire. Vous voulez en faire un beau trophée... À quel point voulez-vous qu'elle soit découverte?

Ma mère me regarde et me sourit en lui répondant.

- Totalement. Ma fille n'a pas à être pudique. Avec un tel corps, elle le mérite, non?

- Hum... Impudique... Aguichante... Les baskets, ça ne va pas. Elle n'a rien de mieux?

- Je vais aller lui chercher des escarpins. Je reviens dans quelques minutes. Sarah, fais tout ce que la demoiselle te dit de faire. Tu me comprends?

- Oui maman.

Je regarde à mon tour la jeune fille. Elle est très mince avec de longs membres. Ses propres escarpins font certainement une dizaine de centimètres. Elle a des cheveux blonds qui lui vont au milieu du cou et une coupe toute en rondeur. Elle est maquillée très naturellement sauf pour des paupières qui ont une large ligne noire ce qui met en valeur ses yeux bleu très pâle. Elle me tend la main et me fait visiter lentement les étalages. Elle me donne une petite robe violette en tricot qui se noue au cou. Puis une deuxième en mousseline de soie. Je regarde le prix et je suis estomaqué. Elle continue sa tournée et je la suis. Elle me donne une robe de fine dentelle noire.

-- Ta mère, c'est bien ta mère qui t'accompagne, elle est spéciale.

-- Oui, c'est ma mère. Elle est en effet unique, je la découvre encore.

-- Parlant de découvrir, prend cela et va dans le coin là. Tu les essaies une à une et tu viens me les montrer là.

Elle me pointe vers une grande ouverture au centre de la boutique devant l'entrée.

-- Tâche de marcher sur la pointe des pieds. Ne mets pas de sous-vêtement, cela gâcherait l'effet.

Je vais à l'arrière pour me changer. Seul un mince rideau circulaire sépare l'espace d'habillage de la boutique. Le rideau s'arrête 50 centimètres avant le sol en marbre blanc. Quand j'entre, je réalise qu'il n'y a qu'un petit banc de bois comme tout mobilier. Il n'y a pas de glace. Je tente de fermer le rideau qui laisse obstinément une ouverture de dix centimètres. Je me déshabille quand même après avoir déposé les robes sur le banc. Mon propre linge va au sol et je mets la robe en tricot. Elle me moule parfaitement le corps. Elle m'enserre. Une fois la robe nouée, le tricot s'est étiré et il forme un beau décolleté qui met en valeur ma petite poitrine. La robe s'arrête directement sous mes fessiers musclés. Je tente de l'étirer un peu, mais il n'y a rien à faire.

J'ouvre le rideau et j'avance sur la pointe des pieds vers le centre de l'allée entre les présentoirs. La jeune fille est à l'extérieur de la boutique au centre des portes et elle me regarde avancer. Je me sens rougir. J'arrête au centre comme demandé. Elle s'avance vers moi.

-- Est-ce que tu l'aimes ?

-- Je ne sais pas.

-- Moi si. Elle te va très bien et elle te met en valeur. Tu veux te voir ?

-- Oui.

-- Suis-moi.

Elle guide vers un autre coin de la boutique où il y a 3 glaces en angle. Quand je me vois, j'ai un choc et la jeune le constate. Les glaces me renvoient une image de moi dans une robe complètement transparente qui teinte ma peau tout au plus. Elle se love contre moi et place un bras à travers mes seins et une main sur mon pubis.

-- Aimes-tu mieux cela ainsi ?

-- Je ne peux pas me promener ainsi.

-- Oh que oui tu le peux ! Et si ta maman le désire, tu vas le faire. Ta maman chérie ne t'a d'ailleurs pas dit de faire tout ce que je voulais ?

-- Oui...

-- Va mettre la prochaine robe.

Encore une fois, je n'arrive pas à fermer complètement l'isoloir. Je retire la robe et quand je tente d'essayer la deuxième, il n'y a rien à faire. Malgré tous mes efforts, elle est trop petite et je n'arrive pas à la mettre. Cet exercice m'a donné chaud et je me sens couverte de sueur. Je dépose la robe et je prends la troisième dans mes mains quand brusquement les rideaux sont écartés me laissant nue et à la vue de tous. Je cherche à me cacher avec mes mains tandis que la jeune fille entre avec les escarpins dans une main et une petite pile de vêtements dans l'autre. Je me sens rougir et je ne sais comment réagir.

-- La deuxième robe était trop petite.

Elle dépose les escarpins au sol et la petite pile sur le banc. Puis elle se love dans mon dos et m'embrasse dans le cou. Je frémis. Mes mains glissent sur mon corps.

-- Tu es vraiment belle. Je vois que tu aimes t'exhiber. Tu aimes obéir aussi. Aller met ce que je t'ai apporté.

Je regarde la petite pile. Je vois de magnifiques dessous. Elle m'aide à attacher un porte-jarretelles et à l'ajuster à ma taille. Il est constitué de dentelle fine noire. Puis elle roule les bas en soie noire. Elle me force à me retourner de façon à ce que je sois face à la devanture de la boutique et qu'on puisse me voir face. Ma mère m'observe souriante. Je ne cherche pas à me cacher. J'ai un plaisir certain de m'exhiber à ma mère. La jeune fille s'agenouille devant moi et me fait soulever un pied pour dérouler le bas sur ma jambe. Elle le fixe avec les jarretelles qu'elle ajuste. Puis elle répète le même geste avec la deuxième jambe. Ses mains glissent délicatement sur ma jambe et elle me fait soulever le pied à nouveau. Elle m'enfile un escarpin. Puis, malgré mon équilibre incertain, elle me fait soulever le deuxième pied et m'enfile le deuxième escarpin. Je ne cesse de regarder ma mère. Quand je dépose mon pied au sol, la jeune fille me force à l'écarter un peu. Je réalise que je vais devoir réapprendre à marcher avec ces stilettos.

La jeune fille se redresse lentement tout en caressant mes jambes nouvellement gainées. Je crois qu'elle va se redresser et se lover contre moi pour m'embrasser. Mais quand ses mains glissent sur mes fesses, son ascension s'arrête et elle approche son visage de mon pubis. Ses mains viennent à la rencontre des miennes pour les guider vers sa chevelure épaisse. Une fois que j'ai les mains sur sa tête, elle replace les siennes sur mes fesses dénudées et elle me donne un bisou sur mon pubis glabre. J'ai un nouveau frisson.

Mes yeux glissent vers elle. Elle me regarde directement. Son regard est rieur. Elle s'écarte un peu de moi et je réalise que j'applique plus de pression avec mes doigts sur sa tête. Son expression change, elle devient plus sérieuse. Elle sort sa langue et sans prévenir elle la fait glisser tout le long de mes lèvres avant de s'écarter à nouveau. J'ai une petite défaillance qui me fait plier les genoux. Une vague de chaleur et de plaisir me traverse. J'en veux plus. Immédiatement, j'empoigne plus solidement ses cheveux et je l'attire vers moi. Je sens un besoin animal naitre en moi. Elle soutient mon regard.

Ce n'est qu'au moment que je relève les yeux vers ma mère que la jeune m'attaque à nouveau en utilisant sa langue. Elle dépose sa bouche de façon à entourer mon clitoris et elle l'attaque pleinement. J'appuie fermement sur sa tête et inconsciemment je plie les genoux et je me mets sur la pointe des pieds. Je réalise qu'une femme s'approche de ma mère et qu'elle regarde le spectacle que j'offre. Un grand frisson me traverse. Je tremble. Elle suce avec insistance mon clitoris. Simultanément, sa langue le masse et le titille. Je n'en peux plus. Elle insiste. Je ne peux pas la faire arrêter. Elle caresse du bout de la langue mon petit gland. Ma tête tombe vers l'arrière. Je perds le contrôle de mon corps. Une boule d'énergie me traverse et sort de mon corps par ma bouche en émettant un long soupir incontrôlable.

Pendant que l'orgasme me frappe, la jeune fille me caresse délicatement les fesses et les cuisses du bout des doigts. Sa bouche se détache de moi et lentement elle se redresse en me donnant des bisous sur le thorax. Je garde mes mains dans sa chevelure pour mollement la forcer à conserver un contact avec moi. Elle caresse mes seins sans s'y attarder, puis elle dépose ses lèvres dans mon cou. Je suis encore sous l'emprise de mon orgasme qui semble s'étirer langoureusement dans le temps. Elle me force à redresser ma tête. Je suis face à face avec elle.

Je réalise qu'une partie de son visage est couvert de ma cyprine. Mon état me fait passer par dessus ce constat et je m'approche d'elle en fermant les yeux et en la humant profondément. Je sens la douce odeur de mon sexe. Nos lèvres se joignent. Elle s'écarte de moi et caresse mes lèvres avec sa langue. Je l'imite. Ce faisant, je réalise que je la nettoie de mes sécrétions, mais cela ne me gêne plus. Je lèche ses lèvres, puis leurs pourtours. Elle me tient fermement la tête et me guide. Je prends son nez dans ma bouche puis elle me force à me placer directement devant elle. Elle fonce, la bouche ouverte, vers moi. Sa langue me pénètre me faisant défaillir à nouveau. Elle fait continuer mon orgasme en m'embrassant, en fouillant dans ma bouche.

Je n'en peux plus. Je cherche à la repousser avec les forces qu'il me reste, mais elle me retient fermement. Je manque de souffle. J'ai l'impression que je vais défaillir. J'ai chaud. Ma tête tourne.

Finalement, elle met fin à notre baiser tout aussi brutalement qu'il a commencé. Elle me laisse pantoise et abrutie. Je la regarde qui prend la troisième robe dans ses mains tout en ayant l'impression que ce qui se passe n'est pas réel. Lentement, je reprends mon souffle. J'ai tellement chaud. Elle me met la robe qui colle à ma peau. Je lève les yeux vers ma mère. Elle me regarde et m'offre un magnifique sourire. Il y a deux femmes près d'elle maintenant. Toutes trois ont le même sourire complice.

Ma tête tourne toujours quand la jeune fille me guide hors de l'espace d'habillage vers les glaces. Les trois femmes nous suivent. La robe est plus décente, mais toujours aussi affriolante que la dernière. Je vois la jarretière de mes bas près de l'ourlet de la robe. Je lève les yeux et je vois mes mamelons durs qui déforment le tissu indécemment. Le décolleté de la robe est vertigineux et met en valeur mes petits seins. Clairement si je me penche la jarretière sera exposée. Je me retourne et je vois mon dos complètement exposé. Mes fesses sculptées sont parfaitement moulées. Mes mollets sont gonflés, mes jambes allongées par les escarpins. La jeune fille me prend par mes épaules dénudées. Elle dépose ses lèvres sur les miennes pour m'offrir un très léger baiser.

-- Maintenant, tu as l'apparence d'une professionnelle... C'est ce que tu voulais...

Elle s'approche de moi et me chuchote à l'oreille.

-- Et cela te va très bien !

Elle se retourne vers ma mère et s'écarte de moi.

-- Qu'en dites-vous, Madame ?

-- C'est parfait. Alors Sarah, crois-tu toujours que tes sécrétions sont immondes ?

Je m'approche lentement de ma mère qui me tend les mains. Je dois porter attention à ma démarche. Je baisse les yeux. Elle prend mes deux mains.

-- Non.

-- Je t'adore ma fille.

#

La jeune fille a un nom. Elle se nomme Ashley. Et elle n'est pas si jeune que cela. En fait, elle est plus âgée que moi. Et elle connait ma mère. Nous avons continué de courir les boutiques toute la journée. Ma mère n'a pas cessé de me complimenter tout au long de la journée. Elle m'a dit adorer que j'aime m'exhiber. Cela m'a fait rougir. Mais j'ai une vraie montée d'adrénaline qui augmente mon excitation et ma jouissance quand je m'exhibe. Et j'adore l'attention que les gens nous prêtent. Aujourd'hui, les hommes se retournent quand ils entendent le son de mes escarpins et ils me dénudent de leurs yeux. Cela m'excite. Ma mère me dit que je suis une allumeuse dans l'âme. Une nymphette.

Elle m'a expliqué qu'elle connait Ashley, car elle aussi se prostitue. Les professionnelles, comme ma mère les nomme, se connaissent et s'entraident. Elles s'échangent de l'information pour se protéger. Ma mère veut me faire comprendre que malgré ce qu'elle fait, elle est organisée et s'assure d'être en sécurité. Elle veut me rassurer, me couver comme seule une mère peut le faire et en même temps me permettre d'éclore à mon rythme.

Ma mère m'a offert plusieurs nouveaux vêtements et accessoires pour ma garde-robe. Elle m'a acheté des bijoux et du maquillage. Toute la journée, elle a eu des appels. Quand nous avons quitté la boutique qui appartient à Ashley, ma mère lui a promis que nous allons nous revoir. Ashley m'a embrassé et à l'oreille elle m'a dit qu'elle aimerait que je travaille avec elle.

Nous n'avons pas beaucoup mangé de la journée après le copieux petit-déjeuner. Alors quand ma mère me demande si j'aimerais finir la journée en beauté dans un chic restaurant italien j'accepte immédiatement. Avant de s'y rendre, elle m'aide à me maquiller plus que je ne le fais à l'habitude et elle-même se refait une beauté. Je me sens tellement différente et tellement plus en confiance que je ne l'étais. Je me sais attirante, aguichante. Dans l'auto, je pense à demain quand je vais devoir revenir ordinaire et j'ai un moment de spleen.

Nous sommes accueillis par le propriétaire du restaurant dès que nous arrivons devant la porte. Un voiturier vient ouvrir la portière du côté de ma mère pendant que le propriétaire ouvre la portière de mon côté. Il m'offre sa main pour m'aider à descendre du véhicule. Jamais un homme n'a été aussi attentionné envers moi. Quand je le regarde, je réalise qu'il me déshabille des yeux. Il me sourit franchement. C'est un bel homme élégamment habillé qui doit avoir près du même âge que ma mère.

-- Ma chère Fanny, tu m'as caché l'extraordinaire beauté de ta fille.

-- Fabio, tu vas la faire rougir.

Ma mère s'approche de l'homme pour lui faire la bise, mais au lieu de cela elle l'embrasse sur les lèvres. L'homme me tient toujours la main. Il a placé son autre main dans le dos de ma mère. Quand elle s'écarte, il s'approche de moi. Je crois que je dois imiter ma mère et je m'approche donc pour l'embrasser sur les lèvres, mais lui fais un mouvement pour me faire la bise. Il en résulte un moment gênant pour nous deux qui me fait rougir. Fabio corrige le tir et il m'embrasse pendant un rien de temps. J'ai fermé les yeux et je réalise que mon cœur bat trop vite. Son parfum s'imprègne dans ma mémoire. Il met fin au baiser trop rapidement. J'ouvre les yeux. Il m'observe.

Fabio se recule légèrement et met la main sur mon dos dénudé. Il en fait autant avec ma mère. Comme ma mère, je place un bras dans le dos de Fabio. Il nous guide dans son restaurant ainsi. Comme si nous étions ses deux maitresses. Il marche fièrement jusqu'à une grande table ronde où trois couverts sont dressés.

Un serveur s'approche dès que nous avons pris place avec l'aide de notre hôte. Il dépose une bouteille d'eau minérale gazéifiée et une bouteille de vin rouge. L'ouverture de la bouteille de vin me semble très cérémonieuse. Il fait gouter ma mère puis, une fois que ma mère lui fait signe, il fait un mouvement vers moi. Ma mère l'arrête.

-- Elle ne prendra pas de vin ce soir.

-- C'est bien madame.

Il verse un verre de vin à ma mère et tout aussi cérémonieusement il me verse un verre d'eau. Quand il s'éloigne, je regarde ma mère.

-- Pourquoi ?

-- Baisse le ton, jeune fille.

Elle avance sa main devant moi et dépose un comprimé rose au centre de mon assiette.

-- Avale ta pilule.

-- Qu'est-ce que c'est ?

-- Ne pose pas de question et avale.

Je prends le comprimé qui ressemble à tous les autres comprimés. Il y a une ligne qui me permettrait de le diviser en deux, mais aucune autre marque distinctive.

-- Cela va t'aider à bien te sentir et à avoir plus confiance en toi. Cela va aussi te permettre de t'ouvrir afin qu'on se comprenne mieux. Vas-y, avale-le.

-- Mais pour mon entrainement...

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