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Une saison dans la vie de Sarah 02

bylapassagere©

Quand je me réveille, ma chambre est déjà chauffée par le soleil qui frappe dans la fenêtre. Immédiatement, je sens l'odeur des crêpes de ma mère. Hier me semble un lointain souvenir. Je me lève trop vite et je réalise que j'ai un mal de tête lancinant. Mais l'odeur des crêpes me motive. J'enfile un short d'entrainement et un maillot qui traine au pied de mon lit. Je me dirige directement à la cuisine encore abrutie par un réveil trop rapide.

Je n'arrête qu'à l'entrée de la cuisine. Je suis immédiatement frappée de stupeur. J'observe ma mère et Mélissa qui sont dans la cuisine. Je ne m'attendais pas à voir Mélissa là. Elle est lovée dans le dos de ma mère, un bras autour de sa taille. L'autre est sous le petit maillot de coton que ma mère porte. Le maillot ne couvre même pas complètement les seins de ma mère. Il semble avoir été coupé avec un ciseau un peu maladroitement. Mais il n'en est rien. C'est un maillot créé par un designer dans l'optique de titiller les voyeurs. Ma mère porte aussi un cuissard de yoga qui moule trop parfaitement son corps et qui est trop translucide. Il ne cache en rien son anatomie. Au contraire, il semble le mettre en évidence.

Mélissa porte un kimono de fine soie attaché avec une large ceinture rouge. Il couvre difficilement les fesses rebondies de la femme. Elle embrasse ma mère dans le cou. Ma mère surveille avec attention la crêpe qui cuit. La table est mise pour trois personnes. Je fais un pas et le plancher craque sous mon poids. Les deux femmes se retournent vers moi. Ma mère m'offre un beau sourire. Mélissa se retourne et fait un pas dans ma direction en me souriant.

-- Bonjour ma chouette !

-- Bonjour madame Carter.

-- Ma chouette, je t'ai déjà demandé de ne pas me vouvoyer. Tu peux m'appeler Méli comme ta mère le fait.

Je me sens rougir. Elle fait un pas de plus. Je me sens me tendre involontairement. Je voudrais reculer. Elle prend mes deux mains. Ma mère me fait détourner la tête vers elle quand elle me parle.

-- As-tu bien dormi, mon amour ?

Sans attendre ma réponse, elle continue.

-- Je t'ai fait ton petit-déj' préféré. Je t'ai même fait une garniture au chocolat...

-- Merci maman.

Avant que je ne puisse dire un mot de plus je suis surprise de sentir Mélissa m'attirer contre elle. Pendant un instant, je crois qu'elle veut me faire la bise. Je me tourne légèrement le visage, mais ses lèvres atteignent les miennes avant que je ne puisse protester. Elle écrase ses lèvres sur les miennes et me donne un baiser qui ne dure qu'une seconde, mais qui me semble une éternité. Je me sens m'enflammer. J'ai tout à coup trop chaud. Mon visage et mes oreilles doivent être rouges.

Aussi abruptement que le baiser a débuté, Mélissa y met fin et se retourne vers ma mère. Ma mère place une dernière assiette sur la table pendant que Mélissa place un bol de café devant chacune de nos assiettes. Quand tout est sur la table, Mélissa se plante devant ma mère et glisse ses mains sur le thorax nu qui s'offre à elle. Elle force ma mère à se lover contre elle puis approche sa tête. Je vois ma mère qui sort la langue et la pousse entre les lèvres de la mère de ma partenaire de laboratoire. Je suis tétanisé.

Les deux femmes s'embrassent passionnément quelques secondes. Les mains de Mélissa explorent le corps de ma mère. Pendant un instant, elle découvre le sein droit qui est érigé devant elle. Leurs bouches se séparent et Mélissa, couvre toute l'aréole du sein droit de ma mère avec sa bouche. Ma mère lève les yeux et me regarde tendrement. Elle a un sourire radieux, invitant même. Je détourne mon regard pour regarder la table. Je fais un geste afin de m'assoir, mais ma mère se sépare de Mélissa pour me guider vers une autre chaise que celle que j'ai choisie. Elle me fait m'assoir de façon à ce que je sois entre elle et Mélissa.

Mélissa prend ensuite place à la table et ma mère s'assoit la dernière. Dès qu'elle est assise, elle se penche vers moi. Je crois qu'elle veut me dire un mot à l'oreille, alors j'avance le visage. Mais comme Mélissa l'a fait avant elle, ma mère écrase ses lèvres contre les miennes et me donne un baiser sur la bouche. Je me recule légèrement. Mais je sens qu'elle place au même moment une main derrière ma tête pour me forcer à l'embrasser plus longuement. Quand elle met fin au baiser, elle glisse son visage contre le mien et me parle tout bas à l'oreille.

-- Ne sois pas jalouse.

Elle s'écarte de moi. J'ai l'impression que je ne respire plus depuis plus d'une minute. Ma tête tourne. Je n'arrive pas à relever les yeux pendant quelques secondes. Quand j'y arrive, je vois les deux femmes qui se regardent tendrement et qui caressent une main pendant que de l'autre elles tiennent un café. C'est surréel.

Je sens le pied de Mélissa glisser le long de mon tibia puis au-dessus de mon genou. Ma mère glisse une main sous la table. Il est clair que le pied de Mélissa est entre les jambes de ma mère. Et quand cette dernière soupire, il devient clair que le pied de Mélissa caresse le sexe de ma mère qui sourit béatement.

Je mange quelques bouchés de la crêpe généreusement nappée de chocolat. Les deux femmes papotent sans arrêt. Je ne porte pas attention à leur conversation jusqu'à ce que j'entende la vibration d'un téléphone. Mélissa sort son téléphone d'une poche. Elle répond en regardant continuellement ma mère.

-- Bonjour mon chéri

Je n'entends que des brides de mots, quelques sons qui s'échappent du téléphone. Je n'arrive pas à comprendre ce que la personne dit. Je devine que Mélissa parle à son mari, Jean-Marc que j'ai rencontré quand j'allais étudier avec Véronique.

-- On a eu une très belle soirée, tu aurais dû accepter de te joindre à nous, j'avais de belles surprises qui m'attendaient...

Tout en continuant de parler au téléphone Mélissa donne sa main à ma mère qui la caresse. Les deux femmes se regardent intensément et elles ont un sourire complice.

-- Dis à Véro que je déjeune avec son amie Sarah...

En disant cela, elle se retourne la tête vers moi et me dévisage en me souriant.

-- ... Oui... Oui. Je vais lui donner un baiser.

Mélissa continue de papoter au téléphone tout en prenant quelques bouchées de sa crêpe. Je la regarde tout en mangeant moi aussi. J'ai l'impression que mon univers entier a changé hier. J'essaie de comprendre. Est-ce que Véronique sait que ma mère fréquente ma mère ? Je me retourne vers ma mère. Je réalise qu'elle me regarde et me sourit tout en caressant la main de Mélissa.

-- OK. J'arrive. Je t'aime.

Mélissa dépose son téléphone sur la table.

-- Je dois m'en aller. J'aurais aimé rester plus longtemps...

-- Je t'accompagne. Je dois aller travailler moi aussi.

Les deux se lèvent. Ils ont mangé la moitié de leurs crêpes pendant que moi j'ai mangé la mienne en entier. Ma mère prend la main de Mélissa et l'attire vers elle. Elle passe une main dans son cou puis elle colle ses lèvres sur les lèvres épaisses de la mère de mon amie. Leurs lèvres demeurent gluées ensemble pendant un long baiser rempli de sensualité. Les mains de Mélissa caressent le corps de ma mère et s'arrêtent sur ses amples seins qu'elle découvre pour caresser les mamelons durcis.

Je réalise que je les observe, que je suis une voyeuse et que leur démonstration m'allume. J'aimerais me joindre à elles, mais quelque chose en moi m'en empêche. Je sens mon sexe qui veut de l'attention, mais je ne lui en donne pas. Je me sens devenir frustrée, jalouse et excitée en même temps.

Sans même se retourner vers moi, les deux femmes quittent vers le corridor. C'est comme si je n'étais pas là. Cela renforce mon sentiment que toute la scène est étrange, comme un rêve sensuel.

Je reste longtemps assise devant mon assiette vide et devant un café tiède à moitié bu. J'entends la douche et des râlements. Puis je sors de ma stupeur et je fais le ménage de la petite table. Quand je termine, les deux femmes arrivent à nouveau dans la cuisine. Elles se tiennent par la main. Ma mère s'approche suivie par Mélissa.

-- Ma chérie on doit aller travailler. Ne tarde pas trop. Tu vas être en retard pour ton entrainement. Je vais rentrer tôt.

Je lui souris simplement. Elle s'approche un peu plus et place sa main libre dans mon cou. Je pense qu'elle va me faire la bise sur le front comme elle le fait tous les matins. Sa bouche va directement sur la mienne et elle m'embrasse. Quand elle brise le baiser, je sens sa langue caresser mes lèvres furtivement. Elle se recule et me sourit.

Mélissa s'approche à son tour.

-- Passe une belle journée ma cocotte.

Je lève une main, mais comme ma mère, Mélissa passe une main derrière mon cou puis une deuxième dans mon dos. Je me tends. Elle se love contre moi et sans attendre elle appuie ses lèvres sur la mienne pour m'embrasser. Je la sens pencher la tête et écarter les lèvres. Mon cœur bat la chamade. Sa langue caresse mes lèvres fermées. Je sens sa main qui était dans mon cou glisser jusqu'à ce qu'elle soit sur mon sein droit. Elle pince mon mamelon durci. Cela déclenche une vague, un frisson qui traverse mon corps. Je me sens fondre. Elle s'écarte un peu et embrasse ma joue gauche. Puis elle s'écarte définitivement me laissant tétanisée au milieu de la cuisine. J'entends la porte se refermer. Je suis immobile, seule et frappée de stupeur.

#

L'entrainement m'a sortie de ma léthargie. Il a ramené un semblant de normalité dans ma vie. Étrangement aujourd'hui, plusieurs autres membres du club sont venus me voir pour se confier à moi. J'étais plus intéressante, je me sentais faire partie de l'équipe. Même qu'à un moment je trouvais que passait plus de temps à parler avec les autres athlètes qu'à m'entrainer. J'aime cette nouvelle popularité. Les filles m'incluent dans toutes les discussions et m'entrainent à les suivre toute la journée. Je me surprends de rire de leurs niaiseries. L'entrainement me semble trop court. L'endorphine me rend heureuse.

Je suis allé reconduire à la course Angie, une autre athlète. C'était une première pour moi. Je ne suis jamais accompagné pour mes longues courses. J'arrive à la maison après avoir couru dix kilomètres incluant un sprint de 250 m où j'ai dépensé le reste de mon énergie. Je dois reprendre mon souffle, pliée en deux, les mains sur les genoux, avant de contourner la maison pour aller vers la piscine.

Ma mère est couchée sur un transat. Elle porte des petits écouteurs blancs dans les oreilles. Elle est couchée sur le ventre et son visage est à mon opposé. Elle porte un bikini fait avec de petites cordelettes. Le haut du bikini est attaché au centre de son dos tandis que les cordelettes qui attachent le triangle du bas s'attachent avec des boucles sur les côtés de ses hanches. La cordelette qui passe entre ses jambes ne cache pas complètement son anus de mon point de vue.

Je glisse délicatement mon index de son cou jusqu'à ses omoplates en suivant ses vertèbres. Elle se soulève et tourne la tête paresseusement. Elle retire ses petits écouteurs. J'entends la musique qui s'en échappe. Elle met le lecteur en pause et elle se retourne pour me faire un sourire coquin. Toute la journée, j'ai visualisé la suite. Je me suis répété les paroles que je veux lui dire maintenant. Mais malgré cela, je n'arrive pas à lui dire ce que je me suis répété toute la journée. Dès le premier mot qu'elle dit, je sens que je perds le contrôle.

-- Bonjour mon amour. Comment a été ton entrainement aujourd'hui ?

J'hésite avant de répondre. Je m'assis sur le transat qui est près de celui de ma mère. Je fais dos à la maison. Je suis prise d'une attaque de paranoïa aiguë. Sait-elle que j'étais plus populaire aujourd'hui ? Comment pourrait-elle savoir cela ? Est-ce qu'elle a des contacts avec des gens de mon club ? Est-ce qu'elle complote contre moi ? Tout se bouscule dans ma tête. Et si ma mère contrôlait toute ma vie...

-- Maman... Hier... aujourd'hui... C'est n'importe quoi... Je ne comprends pas ce qui se passe avec toi, avec nous.

-- Tu voulais tout savoir. Alors, j'ai décidé d'inviter une cliente à la maison pour une fois, une cliente que tu connais de surcroit. J'imaginais que cela te permettrait de comprendre un peu plus...

--La mère de Véro est ta cliente ?

-- Oui, elle et son mari. Ce sont des clients de longue date. Je les aide...

Je ne la laisse pas terminer. Tout se bouscule dans ma tête. Ma mère se relève et s'assied sur son transat de façon à me faire face. Elle écarte les jambes puis elle place ses mains derrière mes genoux et m'attire vers elle. Mon corps couvert de sueur glisse facilement sur le transat. Je regarde ma mère surprise. Les trois petits triangles de mince tissu n'arrivent pas à la cacher complètement. Je vois un peu ses aréoles et ses mamelons durs qui déforment le tissu. Entre ses jambes, le tissu moule sa vulve de façon impudique.

-- Est-ce que j'en connais d'autres ?

Ma mère place ses deux mains sur mes cuisses.

-- Est-ce que je vais devoir te fournir ma liste de clients maintenant ? Est-ce que je dois avoir ta permission avant d'aller travailler pour te payer tout ce que tu veux ?

Elle baisse les yeux.

-- Je m'excuse, je...

Je réalise qu'elle doit regretter ces dernières paroles.

-- Maman. Ne t'excuse pas... je veux simplement savoir. Est-ce que j'en connais d'autres, réponds-moi s'il te plait ?

Elle hésite. Pendant un instant, elle caresse l'intérieur de mes cuisses. Elle me procure plus de plaisir que je veux l'avouer.

-- Oui, mais qu'est ce que cela change ?

-- Est-ce que Véronique le sait ?

-- Demande-lui...

Ma mère lève les yeux et regarde au loin. Elle fait un large sourire. Je suis surprise. Je me retourne pour réaliser que Mélissa arrive avec mon amie Véronique. Je me retourne vers ma mère. J'ai une autre attaque de panique.

-- Mais...

-- Va mettre ton maillot ma chérie, ton amie arrive. On en reparlera plus tard. Tu sais, tout ce que je fais n'est pas nécessairement lié à la sexualité...

Elle marque une pause et elle me regarde dans les yeux en me souriant d'une façon coquine avant d'ajouter...

-- ... bien que...

Puis elle prend un air sérieux.

-- Va mettre ton maillot.

Quelques minutes plus tard, j'arrive à la piscine. J'ai obéi à ma mère. Après un simple signe de la main pour saluer mon amie je suis allé mettre mon bikini qui trainait sur ma chaise. Mon sentiment de panique a disparu, mais une boule s'est quand même formée dans mon estomac. Je suis nerveuse devant l'inconnu.

Mais quand j'arrive, l'atmosphère est détendue. Véronique m'attend sur un transat un peu à l'écart. Tantôt, elle portait une longue robe bleue, mais maintenant sa robe est sur la table extérieure avec ses baskets et elle porte un maillot de bain brésilien rouge. Le dernier transat libre est près du sien. Nos deux mères papotent à voix basse. Quand je m'approche de leurs transats, elles se taisent et elles se tournent pour me regarder passer. Je vois ma mère qui en profite pour prendre la bouteille d'huile de bronzage. Je passe en faisant un simple sourire dirigé vers les deux femmes et je vais rejoindre Véronique.

Pendant plusieurs minutes je papote avec mon amie qui est ravie d'avoir été invitée à passer du temps avec nous à la piscine. Elle ne fait aucune allusion à la relation entre nos mères. Du coin de l'œil, j'observe ma mère qui huile son corps. Son bikini est trop petit ce qui le rend indécent. Nos mères continuent de parler entre elles à voix basse. J'écoute Véronique distraitement jusqu'à ce qu'elle prenne ma main.

-- Allez, on va dans la piscine !

Je lui souris et je me lève et sans réfléchir, avec un mouvement fluide, je m'élance et plonge dans la piscine. L'eau est bonne. Je nage sous l'eau jusqu'à l'autre côté de la piscine. En nageant, j'entends ma grande amie plonger à son tour dans la piscine. J'appuie mes coudes sur le bord de la piscine et je regarde directement vers nos deux mères. Véro vient se placer à mon côté. Je sens ses fines hanches s'appuyer contre les miennes. Ma mère enduit le dos de la mère de Véro d'huile. Les cordelettes de son bikini sont détachées et ma mère s'assure de couvrir toute la peau exposée. Véronique me fait sortir de mon voyeurisme.

-- L'eau est bonne. Je suis vraiment heureuse que vous nous ayez invités.

Je ne sais pas ce qui me prend, mais sans réfléchir je fais dévier la conversation.

-- Me trouves-tu belle, Véronique ?

-- Tu es une des plus belles filles de l'école Sarah. C'est certain que je te trouve belle.

-- Vraiment ?

-- Tu veux rire ?

On se regarde dans les yeux. Je me sens rougir devant mon amie et je dois détourner les yeux. Je regarde ma mère qui est toujours à étendre de l'huile sur Mélissa. Ses mouvements s'apparentent à des caresses.

-- Et moi, me trouves-tu belle ?

Je me retourne vers Véro et je lui souris. Je glisse ma main sur son épaule et sans lui répondre je glisse sous l'eau et je me pousse contre le mur afin de me donner une impulsion. Véronique est sublime. Ses formes exagérées sont parfaites. Sa tête ronde est couverte de courts cheveux crépus collés à son crâne. L'ossature de son visage avec ses belles joues gonflées est tout aussi parfaite. Ses lèvres bombées toujours roses et humides me font craquer, tout comme plusieurs garçons qui n'osent lui avouer. Les courbes de son corps sont discrètes et en équilibre avec son corps fin. Son teint très mat contraste avec ses belles dents blanches. Ses grands yeux ont au centre de magnifiques billes noires. Mais le trait qui la rend la plus belle de nous deux est son sourire collé en permanence sur son visage. Véro rayonne le bonheur. Contrairement à moi, elle est très populaire.

Je nage sous l'eau jusqu'à l'escalier de la piscine. Puis, je me dirige vers mon transat où est étendue ma grande serviette de plage. Véronique fait quelques longueurs à la nage. Je ferme les yeux et je détends au soleil.

Après quelques minutes, je l'entends sortir de l'eau puis parler aux femmes à voix basse. Puis Véronique se dirige vers moi. J'ai les yeux fermés. Je la sens s'assoir sur mon transat. Son corps est froid contre ma peau chauffée par le soleil. Elle place une main froide dans mon dos. J'ouvre les yeux.

-- En veux-tu ?

Avec ses longs doigts qui se terminent avec des ongles parfaitement manucurés et couverts d'un vernis rouge sang, elle tient l'huile solaire près de mon visage.

-- OK.

Je revois ma mère qui étendait l'huile sur Mélissa. J'aurais aimé être à la place de Mélissa tantôt. Alors l'offre de Véronique me semble être le prix de consolation. Je place mes bras croisés sous ma tête et je me prépare aux attentions de mon amie Véro. Elle me met de l'huile dans le dos et l'étend du centre vers les côtés. Véro est attentionnée. Même ses caresses n'ont rien de sexuel, je les trouve sensuelles, même excitantes. Elle fait bien attention à mes cheveux et continue d'étendre l'huile dans mon dos puis sur mes jambes. Je la sens se pencher.

-- Elle est belle ta mère.

À voix basse, elle ajoute immédiatement.

-- Pas aussi belle que toi, mais...

-- Merci Véro. Ta mère aussi est belle... pas aussi belle que toi, mais...

Je la sens marquer une pause puis elle se met à rire d'un rire contagieux.

Une trentaine de minutes plus tard ma mère nous annonce qu'elle et Mélissa s'en vont à l'intérieur de la maison. Je regarde Véronique. La situation est étrange, nos mères se tiennent par la main tout au long du chemin qui les mène à l'intérieur. Je regarde Véronique. Elle semble trouver cela normal. Je me dis que je dois être folle et que j'imagine des choses. Quand quelques minutes plus tard j'entends un râlement qui provient de la maison, je suis certaine que je n'imagine rien. Véro ne semble pas se soucier du bruit qui provient de la maison. Comment ne peut-elle pas trouver cela étrange ?

Une heure plus tard, je me suis baigné deux fois. Véronique a déplacé sa chaise à l'ombre et elle joue avec son téléphone. Nos deux mères sortent habillées de la maison.

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