L'orage

byJipai©

Je ne fus plus qu'un long frisson qui glaça mon corps de la tête aux pieds, tout mon être se concentra dans ma queue raidie à l'extrême plongée dans la chaleur sans fin qui l'accueillait. Les muscles tout autour pulsaient et pressaient cette épée de sang plantée en leur centre, qui se battait furieusement, plongeant et plongeant encore, à chaque fois plus conquérante, intrépide, dictatoriale, forçant le conduit brûlant d'une sève torride. Mes reins pulsèrent encore une fois et mon membre se figea au fond du vagin vaincu et envahi de ma chair, mon corps eut une secousse dont l'épicentre était au fond de l'instinct humain. Une vague passa mon corps délivrant un flot ininterrompu de sperme dont le flux semblait intarissable, les spasmes emportaient toute raison avec eux, le liquide fécond se répandait infiniment et il me semblait que cette jouissance ne finirait jamais. Lorsque la marée sembla se tarir, je sentis une dernière vague monter en moi et mon gland vomit encore de sa fertile semence au réceptacle repu qui n'en pouvait plus et laissait sourdre au dehors des ruisseaux couleur de crème. Ma bite toujours figée était encore dure comme si elle ne voulait pas abdiquer, orgueilleusement plantée au beau milieu de la fente toutes lèvres ouvertes, labourée et vaincue dans cette joute inégale, et qu'elle savait perdu d'avance. Mais qui pourrait parler de défaite quand c'est la vie qui triomphe de toute façon ? La vie qui s'insinue par le labyrinthe des corps, entre l'offrande et la demande, entre désir et consentement, entre cuisses ouvertes et dard planté. Mon sexe palpitait encore tant ma jouissance avait été immense, il ne se résolvait pas à se rétreindre et restait là planté en elle. Je me risquais encore à quelques coups de reins qui remirent le feu à mon sexe et tirèrent des gémissements à celle qui était sous moi, je pris cela pour des encouragements et barattais de plus belle le vagin déjà si plein de ma sève. Cette fois je ne reteins pas plus longtemps, ouvrant les vannes aux flots de fluides liquoreux qui couraient au fond du sexe chaud qui ne pouvait que baver hors de lui ce trop plein de semence. Etait-ce alors un soupir d'extase, de fatigue ou de résignation quand ma mère exhala un « O mon Dieu ! »

Elle se débattit soudain avec la dernière énergie et parvint à me verser sur le flanc expulsant mon sexe de son vagin. Comme mue par un ressort, elle bondit de son lit où nous étions couchés et courut jusqu'à la salle de bains. Dans son mouvement, j'eus le temps d'apercevoir le buisson sombre de son entre jambes, maculé de mon foutre blanc. L'eau coulait en abondance, le son du liquide dans la tuyauterie me parvenait distinctement alors que j'étais couché là, au travers du lit, inerte, hébété de ce qui venait de se produire.

Cette nuit d'orage resterait à jamais gravée en ma mémoire, je le savais maintenant, moi qui n'était plus pareil aux autres. J'avais désormais une marque en ma chair, je la sentais comme si elle me fut faite au fer rougi. Tout mon corps brûlait de cette marque terriblement intime.

Je n'entendis même pas l'eau se tarir dans la salle de bains tant était profond mon trouble et mon émoi. Anéanti, brisé par l'émotion j'étais épave jetée par une immense tempête. J'étais hors du temps.

Un baiser frais posé sur mon front me ramena sur terre, une odeur de parfum familière, un souffle tout près et un corps qui se glisse près de moi. Le contact doux et soyeux d'une chemise de nuit, un bras glissé sous ma tête qui me ramena près de son corps, ma tête sur sa poitrine. Son cœur battait fort et résonnait à mon oreille presque douloureusement. Nous restions là, sans dire un mot, dépassés par ce séisme qui nous emportait. Juste des corps qui se reposaient, tentaient de reprendre pied en cette réalité qui se refusait. Comment ferions nous pour reprendre le cours de nos vies ? Son cœur se calmait petit à petit, son sein sous ma joue était chaud, je percevais l'élasticité de sa chair et le téton dur qui agaçait mon nez. Imperceptiblement je bougeais ma tête et effleurais le bouton dressé avec mes lèvres, je l'embrassais, d'abord imperceptiblement, avec dévotion et respect. Je l'embrassais mieux, mes lèvres le touchaient et appuyaient sur ce bourgeon durci au milieu de sa poitrine, ma langue le caressait au travers de la dentelle du vêtement de nuit. Je m'enhardis, mes lèvres captaient ce petit bout d'elle pour le sucer tandis que mon corps tout entier venait se lover en son creux et que mes bras se refermaient sur son corps. Je suçais le sein de ma mère comme aux premiers jours de ma vie, ses bras se refermèrent sur ma nuque, elle repoussait la dentelle de sa chemise de nuit et me tendit son sein blanc, nu, surmonté de son fruit rouge. Ma bouche l'aspirait, ma langue le caressait, mes dents le mordillaient et mes lèvres le retenaient. Longuement cette nuit là, j'ai tété le sein de ma mère et je me suis endormi sur elle, son autre sein enfermé en ma main.



*



C'est le matin, la lumière pâle du soleil d'été rode dans la chambre pour en chasser l'ombre peu à peu. J'ouvre mes yeux, encore pleins de mon sommeil, tout barbouillé de rêves étranges. Il me faut encore quelques secondes pour réaliser où je me trouve, les lieux me sont étrangers, en tout cas ce n'est pas ma chambre. Je réalise soudain, tout me vient comme une vague déferlante, comme l'orage qui la veille a jeté ma mère entre mes bras.

Elle est là, à portée de ma main, son souffle régulier soulève sa poitrine. Je suis le mouvement de houle imprimé à ses seins par sa respiration. Ses tétons pointent sous le fin tissus de sa chemise de nuit. Sous le drap, son corps est à moitié nu, dévêtu par la nuit et ses mouvements pendant son sommeil. Je jète un regard à sa hanche qui s'offre et son ventre blanc qui fuit entre ses cuisses. La tâche sombre de son pubis plonge vers le creux mystérieux de son bas ventre.

Je bande, comme tous les matins, mais aujourd'hui mon érection tend davantage mon sexe. Il pointe devant moi, à quelques centimètres de la chair maternelle qu'il semble vouloir toucher tant il s'étire droit sous mon ventre. Imperceptiblement, je tends les reins vers l'avant, je n'ai pas besoin de bouger beaucoup pour que mon gland vienne caresser la peau de maman. Ma bite se tend davantage encore, il me semble qu'elle va exploser tellement je sens palpiter le sang en elle. Mon cœur bat à tout rompre, le sang bat à mes tempes. Je ne bouge plus, je retiens mon souffle, je n'existe plus que par ma queue qui touche le flanc de maman. Je caresse sa peau de mon gland. Elle soupire dans son sommeil et je crois qu'elle se réveille. Non, pas encore, elle bouge un peu et me tourne le dos. Maintenant se sont ses fesses qui s'offrent à ma concupiscence. Je soulève doucement les draps pour apercevoir son cul dans la pénombre du lit. Ses hanches se creusent en une courbe lascive avant de remonter en une pente raide le long de son fessier. Une raie sombre sépare les deux globes fessiers, je suis fasciné par ce spectacle que je vois pour la première fois. Je n'avais jamais de ma vie couché avec une femme, et pour cette première fois, c'est ma mère qui tient le rôle de l'amante. Je ne parviens pas à démêler l'écheveau de mes sentiments où la culpabilité n'est certes pas ma première impression. Non, je me demande ce que nous ferons lorsque mon père sera là par exemple. Papa est marin, peu présent à la maison qui n'est pour lui qu'un passage.

J'en suis la de mes réflexions lorsque maman soupire plus profondément, elle s'étire comme un chat au réveil et bouge un peu. Son fessier vient franchement se heurter au creux de mon ventre. Elle sent mon sexe contre elle, dur et palpitant, gonflé du désir matinal. Elle accentue sa pression, ma bite s'imprime contre ses fesses et s'insinue entre elles. Je n'ose plus respirer, je sens que ma mère de son coté rassemble ses esprits, elle ne bouge plus, la vie reprend possession de son corps, elle aussi se souvient. J'ai toujours ma queue coincée entre ses lobes fessiers.

Soudain je sens sa main qui part à la recherche de ce qu'elle sent contre elle. Elle creuse ses reins et libère mon sexe pour que sa main le prenne. Sa main est chaude et ma queue est dure entre ses doigts. Elle masse doucement mon membre entre ses doigts. Nous avons toujours cette position, couché sur le flanc gauche, elle me tourne le dos, sa main droite enserre ma queue et commence une lente caresse. Je ferme les yeux, le souffle brûlant, tremblant de fièvre, haletant et suspendu au va et vient de cette main qui courre le long de mon sexe. Elle prend un rythme lent et régulier, couvrant et découvrant tour à tour le gland tout violacé de sang. Elle tient fermement mon membre, pour rien au monde je voudrais me soustraire à cette contrainte. Son mouvement s'accélère, ses doigts s'appliquent à me masser tout en imprimant son mouvement de va et vient. Je me laisse aller à la fascination de cette main presque anonyme entourant ma bite et qui va sans tarder me faire jouir. Je n'ai pas envie de me retenir plus longtemps, je sens monter la sève ardente le long de ma queue qui se fait plus raide encore, elle palpite sous la main chaude de maman qui a du sentir l'imminence du plaisir. Elle accélère encore ses va et vient le long de la tige de chair pendant que je ferme les yeux en me laissant aller à mon plaisir. Je râle faiblement pendant que des saccades puissantes me secouent et que mon corps tout entier est parcouru de frissons. Le sperme chaud et laiteux jaillit par vagues blanches de mon gland pour s'en aller frapper maman au creux de ses reins et couler en larmes le long de sa peau. J'ai compté cinq jets successifs qui forment maintenant une tâche humide sur le drap. Maman tient encore ma bite entre ses doigts et la presse pour en sortir les dernières gouttes qui viennent avec les derniers spasmes. Cela forme comme un filet de salive au bout de mon gland qui rejoint la tâche de sperme qui s'agrandit sur le drap.

Longtemps elle tient ma bite entre ses doigts sans bouger. Moi je n'ose bouger non plus, abandonnant cette part de moi dans sa main. Mon sang reflue de la verge qui devient plus flasque maintenant. Nous restons ainsi un temps long et indéfinissable, je plonge peu à peu dans la torpeur du matin d'été, je somnole et je crois bien que je me rendors.

Une pression sur mon sexe me réveille, j'ouvre les yeux, maman me regarde en souriant . Maintenant elle me fait face. Elle a remis sa chemise de nuit en ordre, son corps est couvert mais le fin tissus ne cache rien de ses formes. Elle tient ma queue dans sa main douce et chaude qui réchauffe mon ardeur. Ma bandaison revient au galop, le sang pulse dans mon membre qui se tend sous la tendre pression. Maman me sourit « tu es encore dur » me souffle t-elle. Oui je suis dur O combien ! ma bite me fait mal à force d'être raidie entre ses doigts. Timidement j'avance ma main vers ses seins, je me mets à caresser ses masses laiteuses que je trouve fermes et élastiques sous ma paume. Elle sourie toujours, je la regarde et ma main court sur sa hanche, de ses seins à ses fesses je prends la mesure de ses formes. Voilà que mes doigts se risquent sur son ventre et glissent lentement vers son pubis, elle bouge légèrement, se remet à plat dos et laisse aller ses jambes à leur guise. Son mont de vénus est enflé, ses poils pubiens crissent sous le tissus de la chemise de nuit, je perçois le friselis de sa touffe sous ma paume qui passe dessus et pénètre entre ses cuisses à la rencontre de la chair molle de ses lèvres. Je palpe son sexe dont je sens la chaleur irradier sous ma peau, je frotte légèrement, maman soupire, elle a fermé les yeux, ses cuisses sont accueillantes et s'écartent au fur et à mesure de ma progression. Elle se laisse faire, je soulève la chemise de nuit et découvre son sexe. Mes doigts caressent les bords enflés de sa fente. Peu à peu mes caresses écartent les lèvres pour sentir la chaleur moite du vagin.

Elle m'attire à elle, toujours les yeux clos, je bascule contre son corps, elle m'attire encore et je suis sur elle, je la chevauche. Ses cuisses se sont grandes ouvertes et mon bas ventre glisse entre ses jambes. Mon sexe est contre le sien, j'en sens la chaleur et l'humidité. Elle m'enserre de ses bras à m'étouffer, ses cuisses me retiennent pendant que son souffle est fiévreux et saccadé.

Sa main s'en va à la recherche de ma bite cachée entre nos corps, prestement elle la saisit et la guide entre les lèvres de sa chatte. Ses deux mains sur mes fesses elle m'attire à elle et avance ses reins. Brusquement sa fente s'ouvre sous la double poussée et mon membre s'y précipite aidé par le lubrifiant que sécrètent ses muqueuses. Sans avoir donné le moindre coup de rein je suis en elle profondément planté, la queue brûlante de sa chaleur intime. Elle exhale un soupir, les yeux toujours clos. Un sourire effleure le coin de ses lèvres, nous ne bougeons plus de peur de casser ce moment unique et exceptionnel. Ma queue fichée en elle palpite d'émotion, ses muscles vaginaux enserrent le membre intrus qui la fouille. Nos souffles courts s'emmêlent tant nos bouches sont proches et ouvertes sous le terrible sentiment qui nous traverse. Je ressens sa respiration tremblante sur mon visage et n'ose plus bouger un seul de mes muscles. Si je m'écoutais je partirai vite tant est vive la tension entre nous, mais je suis comme paralysé, incapable d'un battement de paupière. Et puis maman me retient entre ses cuisses, ses jambes se sont refermé sur mon corps, je ne fais plus qu'un avec elle.

Très lentement je sens un mouvement à peine esquissé, ses reins bougent et c'est presque imperceptible. Un mouvement de vague très lent presque sans amplitude commence à mouvoir mon corps de haut en bas. Maman me regarde tandis que ses reins vont et viennent avec une lenteur qui me fait penser que le temps a changé de dimension. Son souffle est toujours plus saccadé alors que ses mouvements s'amplifient. Ma queue bouge maintenant sans que je puisse définir si cela est son fait ou le mien. Nos corps s'harmonisent dans le mouvement gracieux que nous nous imprimons l'un à l'autre, nous nous cherchons et nous trouvons sans le vouloir en un synchronisme naturel, comme une danse initiatique et instinctive. Mes reins se mettent à battre, d'abord lentement, timidement, ils vont et viennent à la recherche de l'autre corps qu'ils trouvent sans effort. Ma queue est tendue et pénétrante, avide du creux vaginal qu'elle caresse sans arrêt, d'avant en arrière, ouvrant à chaque fois la chair chaude et humide qu'elle écarte. Je me concentre sur cette pénétration que j'imagine : mon gland repoussant la paroi rose et brûlante qui s'efface à chaque passage, le vagin de maman se tendant et s'ouvrant jusqu'à l'utérus que je frôle.

Comme un train qui démarre, nos mouvements sont d'abord imperceptibles puis ils s'accélèrent, inexorables, puissants comme un convoi qui prend son élan et paraît inarrêtable.

Je suis lancé, je baise comme un coureur de fond règle son rythme, lent et continu, mes reins vont et viennent propulsant ma bite au fond de la fente ouverte, trempée et chaude qui bave son trop plein. Cela produit un petit bruit de friction humide un peu obscène. Je m'en réjouis et m'en sert pour régler mes coups de reins. Petit à petit le souffle de maman lui aussi se règle sur le tempo de ma queue et j'ai dans l'oreille son souffle mêlé au bruit de succion que font nos sexes en leur délire. Musique sublime de la queue, du vagin et du souffle de la bouche qui vont l'amble et auxquels se mêlent peu à peu les halètements de plaisir et les cris rauques que délivre la bouche de maman. Ses cris m'excitent et font presser mes vas et viens, j'accélère mes coups de queue et je sens que ma mère suit le rythme, son souffle est plus saccadé et ses cris de plus en plus rauques au fur et à mesure que mon sexe pistonne son vagin.

Le rythme monte encore, mes reins se mettent à battre une sarabande de plus en plus folle, le cri venant de sa gorge devient une plainte continue et modulée pendant que ma queue et sa fente produisent un bruit de baratte de plus en plus obscène. Je plonge en elle à chaque coup de reins de plus en plus profondément, mon gland vient effleurer son utérus lui tirant son cri de gorge continu et si sensuel.

J'ai passé mes bras sous ses aisselles, mes mains sur ses épaules tiennent fermement son corps tout en retenant le miens. Mes bras sont mon appui pour que chaque coup porté par mes reins soit un coup qui la pénètre profondément, pendant que mes reins se contractent, mes bras tirent tout mon corps vers le haut et ma bite fouille le fente aux lèvres ouvertes. Je sens alors nos pubis se toucher, parfois les os s'entrechoquent tant mon envie de pénétration est grand.

La machine semble s'emballer et j'imagine que je ne pourrai pas la retenir, j'ai les coups de reins violents et rapides pendant que la sève me monte le long de la verge. J'ai enfouis ma tête au creux de son épaule que je mords à lui faire mal, sa tête est rejetée en arrière et un long cri primal exhale de sa bouche sans discontinuer. Ses reins sont secoués de secousses frénétiques qui viennent amplifier mes furieux asseaux, j'ai senti à plusieurs reprises que je touchais le fond du vagin, je perçois ses contractions de douleur.

Soudain un cri puissant me vient, sans que je n'ai pu le retenir. Du fond de ma gorge il monte comme un cri de douleur. Mon corps se contracte dans la même seconde et ma bite se fiche au creux de ma mère, je me soude à elle et, hébété, je laisse s'échapper un jet brûlant de sperme en spasmes continus et frénétiques. Il me semble que je me vide de ma substance tant est réelle cette impression de me répandre tout entier. Mon sexe pulse à n'en plus finir le liquide blanchâtre qui coule et coule encore, qui s'introduit dans les recoins de sa chair qu'il n'en finit plus de l'envahir.

Dans la même seconde que ma semence l'envahissait, le cri de maman est devenu une longue plainte rauque avec de curieux accents dans les aigus avant de finir en plainte de bête blessée, presque un sanglot.

Nous reprenions nos souffles dans une ivresse bien réelle qui nous faisait douter de l'intensité du moment que nous venions de vivre. Je m'étais échoué sur elle, anéanti par la violence de cette éjaculation si irrépressible, la bite encore plantée en son sexe. Elle geignait, tardant à reprendre ses esprits, le souffle court, épuisée et noyée de sperme et de sueur. Sa chemise de nuit était enchifonnée autour de sa taille car nous n'avions pas pris le temps de l'enlever, ses cuisses ouvertes et les bras en croix elle laissait sourdre une plainte légère de ses lèvres.

Cela dura peu de temps, comme la veille, elle me rejeta sur le coté et je roulais dans le lit. Elle se leva précipitamment, sans souci de pudeur et sans prendre le temps de rabattre sa chemise de nuit pour s'enfuir vers la salle de bains. Comme la veille, l'eau coula en abondance, longtemps et impétueusement.

Je restais une fois de plus les yeux perdus au plafond de la chambre maternelle et paternelle. Les bruits ne me parvenaient qu'à travers le filtre de ma rêverie. J'étais bien inconscient de se qui venait de se produire entre ma mère et moi, et surtout, inconscient du poids qui allait peser sur nos épaules désormais. L'insouciance de la jeunesse allait m'aider à porter le fardeau.

Ma mère revint de la salle de bains, comme la veille, elle déposa sur mon front un baiser frais qui me fit revenir à la réalité, puis elle vint s'allonger près de moi sur le lit défait. Elle me caressait doucement le visage, l'air grave « Qu'avons nous fait mon pauvre petit ? » Je la regardais sans trop comprendre. A mon visage interrogateur elle compris mon ignorance du mal. « Tu sais au moins ce que c'est que faire l'amour ? » me demanda-t-elle. Je hochais affirmativement la tète. « Tu peux donc imaginer les rapports entre un homme et une femme ? » Je hochais à nouveau la tète. « Mais sais tu que ces rapports sont interdits entre une mère et son fils ? » Je la regardais d'un air surpris, alors, que nous était-il arrivé ? « Je n'avais pas le droit de faire l'amour avec toi » me répéta-t-elle. « O maman s'était pourtant si bien et si fort ! » arrivais-je à articuler. « Cela t'a plu ? » Je hochais à nouveau la tète avec frénésie. « Mon amour ! » et elle me repris dans ses bras. « Tu sais, il ne faudra le raconter à personne, cela doit rester un secret entre toi et moi, sinon je risque d'aller en prison » Sa confidence me fit froid dans le dos : ma mère en prison, je ne pouvais imaginer une telle chose, maman, si douce, si dévouée pour moi, aller en prison pour une chose si forte et excitante ? Cela me paressait extravagant. « C'est la loi ! » conclut elle. Je me demandais bien ce que la loi venait faire dans les sentiments et je n'imaginais pas que la loi pu intervenir entre une mère et son fils. « Je ne le dirai à personne, ce sera notre secret ! » Ce disant, je me pendais à son cou que je serrai très fort. « Jamais je ne laisserai qui que se soit te faire du mal maman ! » Je ponctuais ma phrase de baisers fougueux sur sa joue. « Mon petit » dis elle doucement en caressant mon visage.

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