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L'esclavage de Juliette Ch. 01

bylapassagere©

Juliette & William

Prélude

L'année dernière à pareille date je croyais que tout mon monde s'écroulait quand la Porsche Cayenne de Jade fut percutée de plein fouet par un train. L'enquête a prouvé que l'accident avait été provoqué par la défaillance d'un passage à niveau et non par une inattention de Jade. Après l'accident, ses deux sœurs et ses parents étaient inconsolables et je les ai perdus de vue tout de suite après la cérémonie même si j'avais toujours été attiré par la sœur cadette de Jade, Juliette. Quelques jours avant, j'avais remis aux deux filles et aux parents des chèques pour régler leurs parts de l'héritage que laissait Jade.

Je dis que mon monde s'écroulait et je le croyais. Mais la mort de Jade a en fait été le départ de ma nouvelle vie. Nous avions été mariés pendant quinze ans pendant lesquels tout notre temps était consacré à notre entreprise. La mort de Jade m'a forcé à embaucher une nouvelle vice-présidente et une nouvelle équipe avec elle ce qui m'a permis de prendre un peu de recul par rapport au travail. J'ai alors réalisé que je m'étais laissé aller tant physiquement que mentalement. Je me sentais mou. Dans la dernière année, avec un entraineur je peux dire que j'ai repris du tonus. Je suis redevenu le leader que j'étais quand j'ai créé mon entreprise. De plus, vu ma fortune, ma santé nouvelle et mon grand réseau de contacts, je suis maintenant un des célibataires les plus en vue en ville. Toutefois, je n'avais plus l'intention de me laisser mener par une femme comme Jade l'avait fait. Dans les derniers mois, j'ai eu quelques aventures sans réellement trouver ce que je cherchais chez une femme.

Quand j'ai marié Jade, c'était un peu par dépit, Juliette était celle que je désirais. Mais cette dernière cherchait son prince charmant. Elle ne le trouva jamais et finit par avoir des liaisons avec des hommes non disponibles. Je l'ai vu lentement se laisser aller, perdre la forme, engraisser et ne plus bien s'habiller. Quelquefois quand elle se saoulait, elle laissait tomber ses barrières, et à plus d'une reprise elle m'a dit que j'étais probablement son prince charmant qu'elle avait laissé filer.

Notre maison de campagne était la folie de Jade. Elle s'y plaisait et m'avait souvent dit qu'elle aimerait venir y vivre à temps plein, abandonner la ville. Pour moi, la campagne me laisse de glace. Dès que le printemps est arrivé, j'ai mis la maison à vendre pour me débarrasser de ce dernier souvenir de mon ancienne vie. Trois mois plus tard, elle était vendue et je devais la vider de mes effets personnels.

Chapitre 1

J'ai été surpris quand j'ai entendu le carillon de la porte sonner. Il était 19h vendredi soir et je n'attendais personne. J'ai découvert à la porte Juliette qui se tenait droite avec un grand sac à la main.

« Que fais-tu ici, ce soir?

- Tu ne me dis pas bonjour, cher beau-frère? Tu m'as invité alors je suis là. »

J'avais invité Juliette à venir chercher demain des effets personnels qui appartenaient à Jade incluant ses bijoux. C'était la première fois que je la revoyais depuis l'enterrement. Elle semblait mieux plus enjouée que dans mon souvenir d'elle.

« Alors tu ne m'invites pas à l'intérieur?

- C'est que je n'avais pas envisagé te recevoir aujourd'hui. » Je continuais de lui barrer l'entrée.

« Veux-tu que j'aille à l'hôtel?

- Non, non. Entre, je vais te préparer un lit. Je n'ai pas beaucoup à t'offrir pour le repas par contre.

- Regarde... » Elle ouvre son sac et au milieu de ses vêtements je peux voir deux bouteilles de vin, une baguette et des pâtés.

« Ça ira?

- Allez, viens. »

Finalement, nous avons bu trois bouteilles de vin. Pendant la soirée, Juliette s'est encore une fois ouverte à moi me disant que j'étais son prince charmant qu'elle avait laissé échapper. Elle cherchait continuellement à se lover contre moi et à plus d'une reprise j'ai dû me déplacer pour garder une saine distance entre nous deux. Juliette a bu beaucoup ce soir. Après la troisième bouteille, elle s'est ouverte encore un peu plus qu'à l'habitude me demandant si j'accepterais d'être son prince maintenant que j'étais à nouveau célibataire. Je ne lui ai pas répondu, mais je dois avouer qu'elle m'a forcé à une grande réflexion cette nuit-là. Qu'est-ce que je cherchais vraiment chez une femme maintenant?

Le lendemain matin, elle avait une sérieuse gueule de bois. Je lui avais préparé un copieux petit déjeuné. Et la table était mise pour la suite.

Juliette m'avait permis de compléter une réflexion qui me hantait depuis la mort de Jade. Contrairement à Jade, Juliette s'oubliait quand elle est dans une relation. C'est ce simple fait qui m'a fait voir ce que je voulais vraiment à partir de maintenant chez une femme. J'étais donc prêt à lui donner une réponse. Une réponse que je devenais ne lui plairait pas beaucoup maintenant qu'elle est à jeun, mais, une réponse, tout de même.

« Juliette, tu m'as posé une question hier soir, t'en souviens-tu?

- Oui... Elle s'est mise à rougir et à regarder la table devant elle.

- Tu m'as bien fait réfléchir et bien que tu n'aimeras peut-être pas ma réponse c'est la seule que j'ai pour toi. Tu me comprends? »

Elle m'a regardé dans les yeux et semblait intriguée.

« Me comprends-tu Juliette?

- Je crois que oui.

- Alors c'est assez simple. Je vais te donner une série d'instructions que tu devras exécuter à la lettre. Je vais t'en dicter une partie aujourd'hui et le reste te sera envoyé la semaine prochaine. Certaines te sembleront carrément choquantes, mais si tu ne les exécutes pas je ne serai jamais ton prince charmant, si on peut ainsi définir notre potentielle relation. Tu vas avoir trois mois pour compléter tes premières instructions. Pendant ces trois mois, tu ne peux, sous aucun prétexte et d'aucune façon, entrer en contact avec moi autrement qu'en écrivant à mon adjointe. Je ne veux aucune excuse pour ne pas accomplir une tâche que je vais t'assigner. Si tu ne réussis pas à tout faire, ne cherche pas à me revoir, ce sera fini. Tu comprends toujours?

- Oui.

- Tu peux toujours me dire immédiatement d'aller me faire foutre et je respecterais ton choix. Je pousse devant elle un papier et un crayon. Prends des notes. Premièrement, tu vas perdre 20 kilos et te remettre en forme. »

Immédiatement, je vois son visage s'embrumer. Des larmes se forment dans ses yeux.

« Je n'ai jamais dit que ce sera facile. Tu vas continuer ton travail en gymnastique. Tu vas vendre ton véhicule. Tu vas vendre ton appartement et te débarrasser de tout son contenu y compris tes vêtements qui de toute façon ne seront plus ajustés pour toi. Tu vas consolider tous tes comptes de banque et te débarrasser de tes cartes de crédit et de toutes tes dettes. Et... Je marque une pause pour qu'elle comprenne que ce qui suit est le point le plus important de ma liste. Tu vas t'aimer. »

Ses larmes tombent sur la table et mouillent le papier, mais elle a tout pris en note.

« Comprends-tu?

- Oui, je comprends.

- As-tu des questions?

- Elle me répond entre deux sanglots. Non.

- J'ai préparé deux boites pour toi et ta famille, tu les prends, tu t'en vas et tu ne me contactes pas avant trois mois quand tu auras accompli tes tâches. Tout sera sur le message que je vais te faire parvenir, y compris la date et le lieu de notre prochaine rencontre. Va... À dans trois mois. »

Juliette m'a serré dans ses bras une dernière fois et sans rien dire de plus elle est partie.

La liste que je lui ai fait parvenir était exhaustive et sans appel. Elle allait de la couleur de ses cheveux au dernier détail de son habillement. Elle définissait un nouveau cadre dans lequel elle devait fonctionner, les comportements que j'attendais d'elle, l'attitude qu'elle devait adopter. Jamais je ne croyais la revoir un jour avec cette liste. Surtout considérant le dernier paragraphe que j'avais ajouté sur un coup de tête. Mais dans le fond, si elle avait toujours cherché un prince charmant, de mon côté j'avais capitulé trop rapidement et je voulais maintenant reprendre toutes ces années que j'ai manqué à cause de Jade.

Lentement, pendant les trois mois qui ont suivi, j'ai préparé la suite au cas où elle déciderait de se présenter à ma porte à la date fatidique. Comme convenu, elle ne m'a pas contacté sauf pour un message de confirmation qu'elle a envoyé à mon adjointe quelques jours suivant notre dernière rencontre.

***

Comme il y a trois mois j'ai été surpris d'entendre le carillon du système de sécurité de mon penthouse sonner à 19h exactement. J'ai pris ma tablette en main et ce que j'ai vu a fait que j'ai décidé de la déposer sans débloquer la porte. Je pouvais voir la reproduction couleur que m'envoyait la caméra de sécurité de l'entrée principale de mon édifice. Je savais que l'agent de sécurité voyait la même chose que moi et que dans quelques instants il irait vérifier ce que Juliette faisait à la porte, je pouvais le voir dans un petit écran incrusté dans l'écran principal.

La Juliette devant la caméra est très différente de celle qui m'avait rencontré il y a trois mois. Elle est plus mince, plus découpée. Ses cheveux et son maquillage sont parfaits selon mes nouveaux critères : relevés, provocants et mémorables. Elle regarde au sol où il y a un grand sac de cuir rouge et toutes les quelques secondes elle regarde autour d'elle, visiblement nerveuse. Elle porte des escarpins beiges et un trench-coat de la même couleur.

Malheureusement, c'est ce dernier détail qui achoppe. Elle le sait, j'en suis convaincu, mais si elle veut que je la laisse entrer dans le bâtiment elle doit se débarrasser de son trench.

Au moment où elle perçoit le mouvement de l'agent, Juliette défait en vitesse la ceinture de son trench et les trois boutons. Je suis stupéfait quand le trench tombe autour de ses chevilles et qu'elle est entièrement nue devant la lentille, devant les passants et surtout devant l'agent qui s'avance devant elle. Je m'empresse d'appuyer sur le bouton qui fait débarrer la porte. J'entends le son de la cloche et je vois Juliette s'engouffrer dans le hall d'entrée avec son sac, mais sans son trench passant à côté de l'agent qui est tétanisé. Quand je la vois entrer dans l'ascenseur, j'appuie sur le bouton pour lui permettre d'atteindre mon appartement directement au 30e étage.

Les 30 secondes de la montée lui permettent de se préparer pour la suite. Je peux la voir déposer son sac puis se mettre à genou dans l'ascenseur. Elle écarte ses jambes et, avec ses doigts, écarte les lèvres de son sexe. Puis elle place ses deux mains dans son dos. Elle regarde un instant la lentille qui la fixe dans l'ascenseur sachant que je peux l'observer. L'agent qui peut aussi la voir qui doit se rincer l'oeil en ce moment. Elle baise les yeux au moment où les portes s'ouvrent devant moi.

« Bonjour, je ne croyais pas que tu viendrais. Lève-toi et suis-moi. »

Je l'observe. Ses jambes sont longues et musclées, son pubis et tout son corps bien épilés. Ses seins ronds pointent fièrement devant eux. Ses grandes aréoles pigmentées d'une teinte rosée sont couvertes de petites éminences. Ses lèvres sont bien remplies et rougies. Ses longs cils et son maquillage agrandissent ses yeux noisette. Son visage est découpé par ses cheveux longs d'une teinte roux-orangé.

Elle porte son sac et s'approche de moi en regardant toujours au sol. Je lui tourne le dos et me dirige vers le grand salon baigné par la lumière extérieure.

« Dépose ton sac. Mets-toi à genoux ici. » Je pointe près d'un grand fauteuil de cuir. Il y a une peau d'animal au sol où elle va s'agenouiller.

« Parfait. Nous allons parler un peu puis passer aux choses sérieuses ensuite. Juliette, confirme-moi que tu as fait tout ce que je t'ai demandé. »

Elle me fait signe positivement avec sa tête sans dire un mot sans me regarder.

« As-tu tous les papiers que je t'ai demandé? » Encore un hochement positif.

« Donne-moi-les. » Immédiatement, elle ouvre son sac et en retire des chemises qu'elle me remet. Je regarde à l'intérieur de la première chemise. Elle contient son livre bancaire, ses papiers d'identification et quelques autres papiers administratifs.

« Bien, bien. Tu as bien compris que nous allons signer ce soir un contrat. Tu me donneras toutes tes possessions et tu vas t'engager à me servir comme bon me semble. Tu ne seras jamais mon amoureuse, tu seras ma chose, mon jouet. Le comprends-tu bien? »

Elle me fait signe positivement.

« Mon avocat va venir officialiser la signature du contrat tantôt. Si je meurs, tu n'auras rien. Le comprends-tu aussi? »

Encore un signe positif.

« Je vais avoir des amoureuses, tu devras les servir comme tu me serviras. Il en va de même avec mes amis. Je marque une pause. Aussi, je ne veux plus entendre un mot venant de toi au sujet de ta famille, de tes amis ou de quiconque, à moins que je ne te le demande. »

Elle hoche la tête.

« Si tu ne m'obéis pas, tu seras sévèrement punie. Et quand tu ne me plairas plus, je vais te mettre à la porte comme tu es arrivée ici, nue, sans un cent. »

Encore un hochement de tête.

« Dis-moi, qui suis-je?

- Vous êtes mon maître.

- Et toi qui es-tu? Quel est ton nom?

- Je suis votre possession, votre esclave, votre putain. Vous pouvez m'utiliser comme bon vous semble, m'appeler comme bon vous semble.

- Bon, tu as bien appris ta leçon. M'as-tu apporté ton téléphone? »

Elle fouille à nouveau dans le sac et produit un téléphone intelligent blanc qu'elle me tend. Je le prends et en profite pour attraper sa main que je tire vers moi. Elle s'étire le bras et penche le visage vers le sol. J'observe sa manucure parfaite. Ses longs ongles rouges doivent lui nuire dans son travail au club de gymnastique, mais comme je lui ai écrit il y a trois mois, elle n'a qu'à prendre les moyens nécessaires pour ne pas perdre son emploi à cause de ce nouveau handicap. Son emploi est important.

Je laisse sa main chaude glisser entre mes doigts et regarde le téléphone. Il est rechargé et il est en mode avion. Il n'est donc pas connecté à un réseau. Je vais voir les photos qu'il contient. Immédiatement, je peux voir qu'elle a accompli une autre tâche que je lui avais assignée. Dans l'appareil, il y a une centaine de photos et quelques vidéos de Juliette nue ou partiellement nue.

Je démarre une vidéo qui semble avoir été tournée dans son bureau. Elle fait un balayage de pièce un peu lugubre. Il y a un bureau, deux chaises et un ordinateur avec un écran cathodique. L'écran affiche une photo de Juliette assise, nue, les jambes bien écartées, ses grandes lèvres écartées par son index et son majeur droit. La porte de son bureau est ouverte. Pendant le balayage, on constate que Juliette parle dans le combiné de son téléphone de bureau. Elle positionne le téléphone sur le bureau de façon à ce qu'elle soit la vedette. Elle se recule suffisamment pour qu'on voie que sa courte jupe est remontée autour de sa taille. Pendant qu'elle parle au téléphone, elle commence à se masturber. On entend la voix lointaine de son interlocuteur. La respiration de Juliette change. Elle répond à une question, mais déjà on sent qu'elle a de la difficulté à parler. Au bout de 3 minutes 20 secondes Juliette se fige. Elle se met à trembler et émet un petit cri retenu. Sans mettre fin à sa conversation, elle vient de jouir. Elle reprend le téléphone en main puis la vidéo s'arrête.

« À qui parlais-tu dans cette vidéo?

- À mon président de club.

- Hum... As-tu déjà couché avec lui? »

Elle me fait signe négativement.

Je regarde quelques photos supplémentaires, puis je change d'album. Dans le nouvel album, Juliette est nue dans un vestiaire entouré de jeunes filles plus ou moins vêtues. Il y a des images des jeunes, de Juliette qui en aide une, puis une autre. La constance est que Juliette est toujours nue. Ces images sont inappropriées et dans les mauvaises mains pourrait valoir un emprisonnement à Juliette. Elle semble avoir fait tout ce que je lui ai demandé. Je regarde un dernier album où je ne trouve que cinq photos qui montrent Juliette faisant un cunnilingus à la personne qui prend les photos. Le sexe qui est visible sur les photos est poilu. Juliette sourit tout en ayant la langue hors de sa bouche.

Je place le téléphone dans ma poche au moment où j'entends le carillon de la porte au rez-de-chaussée.

***

Deux minutes plus tard les portes de l'ascenseur s'ouvrent devant Marcel mon avocat et Jean son assistant. Marcel a en mains le trench-coat que Juliette a laissé devant la porte. Les deux s'avancent à ma rencontre et Marcel me remet le trench qui lui a été remis par l'agent. Après un échange de poignée de main chaleureuse et quelque pas de plus qui lui permet de voir Juliette agenouillée, Marcel s'exclame.

« Mon dieu William, elle est nue. Fait la se couvrir. »

Juliette me regarde sans chercher à se cacher.

« As-tu dans ton sac quelques chose pour te couvrir? »

Elle me fais signe que oui.

« Qu'attends-tu? Tu as compris mon ami, couvre toi. »

Elle a enfilé un très court peignoir en soie rouge attaché à la taille. Il lui moulait le corps et l'on pouvait clairement voir ses mamelons qui appuyaient contre le mince tissu. Le peignoir lui allait à la mi-cuisse. Une fois couverte, Juliette reprend sa position à genoux.

J'ai invité Marcel et Jean à passer à la table de la salle à manger et je leur ai servi un très bon vin rouge. Marcel ne voulait pas badiner longtemps et ne s'est pas intéressé au vin non plus. Rapidement, à la demande de Marcel j'ai dû inviter Juliette à venir s'assoir au bout de la table. Marcel avait placé une petite caméra sur la table pour filmer toute la scène qui suivrait.

Une fois qu'elle fut assise, Marcel d'un ton solennel expliqua à Juliette les tenants et aboutissants de la rencontre qui se déroulait maintenant. Il lui a fait dire qu'elle était là de son plein gré, sans contrainte, qu'elle n'était pas intoxiquée. Puis il lui fit la lecture de trois contrats et la fit signer sur chacune des copies des contrats avec un magnifique stylo Mont-Blanc. Jean faisait circuler les copies afin que lui, Marcel et moi signions chacun des exemplaires. Puis il récoltait chaque document.

Quand tout fut terminé, Marcel lui a remis sa carte en lui disant de le contacter si elle avait des questions dans le futur. Jean a remis à Juliette une copie des documents dans une épaisse enveloppe scellée et une autre à moi dans une chemise.

En tout, la cérémonie a duré trente minutes. Pendant que les deux avocats rassemblaient leur possession, je leur ai offert les services de Juliette pour les détendre avant de retourner à leurs familles. L'offre est tombée à plat et les deux hommes ont quitté l'appartement dans les minutes qui suivaient. J'étais contrarié.

« Bon, voilà une étape de complétée. Prends tes affaires et suis-moi, je vais te montrer ta chambre. »

Les dernières semaines, une équipe d'ouvriers s'étaient exécutés à transformer une des trois chambres de mon appartement. Sous la direction de la décoratrice qui avait initialement décoré mon appartement, ils ont préparé la chambre pour l'arrivée hypothétique de Juliette sans trop savoir pourquoi ils apportaient ces changements incongrus. Seule la décoratrice qui était tout de même intriguée savait à quoi servirait cette pièce. Elle a tout choisi après une recherche minutieuse.

Juliette me suivait sans dire un mot avec toutes ses choses incluant le trench-coat. J'entends derrière moi le cliquetis de ses talons sur le béton du plancher. J'adore ce son. Arrivé à la porte de sa chambre au bout du corridor, j'approche une carte magnétique d'un lecteur. Après un court bip, nous pouvons entendre le mécanisme de la porte se mettre en action. La grande porte blanche qui fait près de quatre mètres de haut ne comporte pas de poignée. Je la pousse, sentant bien son poids. Aucun mécanisme ni penture n'est visible.

« Viens, ici c'est chez toi. »

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