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Click hereIl arriva sur la plage enténébrée. Lâcha le sac qui s'écrasa dans un bruit étouffé par le sable. Tandis qu'il en sortait les objets qui seraient utiles au rituel, il vit s'approcher depuis la haute mer, en direction du rivage, la silhouette de Mary-Morgane. Il commença alors à placer les diverses babioles selon les directives de son amante. Cette dernière était maintenant au bord du rivage. Le rituel était complexe mais Erwan se débrouilla plutôt bien.
-Parfait! Tu y es presque! Mary-Morgane exultait d'impatience. Tu n'as plus qu'à jeter cette poignée de sable.
Erwan regarda le sable un instant, puis jeta la poignée dans le feu qu'il venait de faire.
-Oui voilà! La barrière qui séparait nos corps vient de céder! Viens à moi! Elle était dans un état d'exaltation intense.
Même sans les injonctions de Mary-Morgane Erwan se serait précipité sur elle. Le jeune homme abandonna ses vêtements et pénétra dans l'eau. Le contact avec la mer fraiche ne suffit pas à le faire débander. La sirène l'accueillit dans ses bras.
-tu as attendu si longtemps. Viens prendre ta récompense. Toujours cette voix de cloche de cristal.
Erwan lui pris un sein à pleine bouche et commença à lui torturer délicatement le téton avec ses dents. Mary-Morgane fit descendre sa main gauche vers l'entre-jambe du jeune homme et commença à le branler. Elle était extrêmement habile, se concentrant sur la hampe et faisant attention à la moindre des réactions du garçon pour éviter de le faire jouir trop tôt. Erwan n'avait pas besoins de retenir son excitation, la technique de la naïade le faisait très bien toute seule. Elle le masturbait avec trois doigts (le pouce, l'index et le majeur) recourbaient en un anneau de chaire autour du corps du pénis. Elle faisait des mouvements de va-et-vient tout en évitant de s'approcher trop près du gland et de la base de la queue. De son côté le jeune homme avait découvert la paire de fesses de la sirène et la tripotait à pleines mains. Savourant leur fermeté en même temps qu'il avait le nez dans l'imposante poitrine de son amante A un moment il fit pénétrer ses doigts dans le sillon fessier, et toucha l'anus de Mary-Morgane. La réaction de celle-ci ne se fit pas attendre.
-Oh oh. Où tu mets les pattes? Hihi. Cochon va. Sur ce, elle lui remonta la tête avec sa main libre puis l'embrassa à pleine bouche. Avant de lui glisser dans l'oreille : Tu veux bien plus qu'une simple branlette, non? Viens, viens m'embrocher.
Le garçon ne se fit pas prier plus longtemps et se cala entre les jambes de la naïade. Ils étaient tous les deux au milieu des vagues. En apesanteur dans l'élément marin. Il mena son sexe à l'entrée de sa vulve, puis poussa pour s'introduire dans son vagin. Le contraste entre la fraicheur de l'eau et l'humidité chaude de la cavité lui fit une impression indescriptible. Il était entouré et stimulé de toute part dans le conduit de chaires chaudes, du bout à la base de sa queue.
-Tu aime ça? Tu as tant attendu pour me prendre par la chatte. C'est mieux que la branlette, non?
Erwan était trop subjugué par le plaisir pour pouvoir lui répondre, mais elle avait raison sur toute la ligne. Il continua ses mouvements de va-et-vient. Sentant la jouissance, et le foutre qui allait avec, remonter le long de son sexe. La sensation était trop bonne et trop nouvelle pour qu'il puisse tenter de contrôler sa jouissance.
Mary-Morgane lança de sa voix de cloche de cristal, semblable à celles qui sonnent pour d'obscures divinités du plaisir charnel dans les jungles de l'Hindoustan et du Siam.
-Laisses toi aller. Vide-toi en moi. Je sais que tu n'attends que ça. De jouir dans ma chatte. Tu le voulais dès le premier jour. Vas-y, vas-y.
Le jeune homme se laissa aller et se sentit atteindre un pic de plaisir, en même temps que le sperme sortait de son bout pour aller directement noyer la chatte de Mary-Morgan. Elle poussa elle aussi un crie de plaisir, tandis que lui avait le nez de nouveau dans sa poitrine et que les cheveux ondulées de l'ondine lui recouvraient la tête. Il continua durant quelques secondes ses coups de reins dans l'espoir de continuer à faire durer le plaisir. Puis laissa son sexe ramollir dans le vagin de la sirène.
Il se sentait heureux, vidé et plein. Comme si toute sa vie avait trouvé son sens et son accomplissement. A quelques centimètres se tenait le visage de Mary-Morgane, baigné de lumière pâle. Ils étaient encore dans les bras l'un de l'autre. Elle lui caressait doucement les cheveux et les tempes. Pendant ce temps, en s'échappant du sexe de la nymphe, le sperme se répandait dans les eaux en d'aériens et tortués filaments laiteux.
-Tu vas pouvoir venir vivre sur la terre, maintenant? Lui demanda Erwan d'une voix douce, presque un murmure.
-Presque. Il faut encore une chose.
-Quoi? Répondit-il d'une voix à demi tue, profondément apaisée. Comme si quoi que la demande puisse être, elle ne compterait pour rien et serait résolue d'un claquement de doigts.
-Si je veux vivre sur la terre, il faut que l'homme qui m'aime prenne ma place dans la mer.
-Quoi! Il n'y avait pas vraiment d'horreur dans cette exclamation. Plutôt une violente incompréhension. Mary-Morgane, non! S'il te plait lâche-moi! Pitié, non! Non!
Il se débattait comme un diable, mais l'étreinte de la sirène était de fer et elle l'entrainait inexorablement dans les abysses.
-Viens dans le cœur des mers. Viens dans le palais de nacre de mes sœurs. Viens dans les ténèbres sous-marines. Et tandis que je parcourrai les vivantes vallées, tu seras dans l'humide hypogé. Sa voix avait le même son que la cloche des morts.
Malo arriva sur la plage déserte. Il s'était rendu compte qu'Erwan n'était plus dans son lit. Son frère étant étrange depuis plusieurs mois, cela l'inquiéta immédiatement. Il fit d'abord le tour de la maison puis celui du village. Il pensa d'abord à aller voir à l'orée du bois, mais se rappelant les goûts de son frère, il en déduit que c'était plutôt du côté de la plage qu'il fallait chercher.
Il marchait sur le rivage, éclairé par la lumière d'une nuit sans nuage, criant le nom de son frère. Soudain, sans crier gare, il entendit une voix de cristal toute proche de lui chanter cette chanson :
« Ton frère est sous cinq brasses d'eau.
On fait du corail de ses os.
Ces perles furent ses prunelles
Et de son corps toute parcelle
Qui peut périr, la mer la change
En un objet riche et étrange
Les naïades sonnent son glas
Ding dong
Ding dong
Je les entends là-bas, là-bas »
Ces paroles lui glacèrent le sang et il s'enfuit à toute jambe vers l'intérieur des terres. A quelques mètres de là une forme féminine émergea de la mer, marcha en direction de l'est, puis disparu au détour d'une boucle que faisait le littoral.
Des années plus tard on spéculera encore sur le caractère étrange d'Erwan et sur ce qui put lui arriver cette nuit-là. Certains disaient qu'il avait été kidnappé par des korrigans en passant près d'un dolmen maudit. Pour d'autre, la rencontre avec une lavandière nocturne lui avait été fatale. D'autres disaient qu'il était sur un de ces navires maudits, esquifs damnées qui parcourent sans fin les mers du monde. Enfin, certains plus rationnels disaient qu'il était simplement parti chercher l'aventure à l'étranger. En pillant au passage la cuisine de ses pauvres parents. C'étaient généralement les mêmes qui clôturaient la discussion en traitant les précédents théoriciens de, je cite, « abrutis finis ». La vérité est que tout le monde ignoraient ce qu'il était devenu. Ni d'où venait cette femme aux cheveux de mer qu'on disait hanter les près et les forêts, les soirs où la lune est haute et pleine dans le ciel.
Fin.
***
A Claude Seignolle, Van Gennep et tous ceux qui, en la collectant, sauvèrent de l'oubli la mémoire orale des pays de France.
A Serge Kerval, tri yann, Marc Robine et tous ceux qui, en la chantant, la tirèrent de sa tombe de papier et lui rendirent sa vie première.
Remerciement à Shakespeare, qui en écrivant la tempête ne se doutait qu'un fragment de son œuvre serait cité dans une nouvelle érotique.
Merci à tous ceux et celles qui ont lu ce récit. Laisser un commentaire pour dire si vous avez aimé, ou non, cette histoire. Cela fait toujours plaisir.
Merci pour tes encouragements Trouchard, ça fait plaisir (surtout que ça prend du temps à écrire ^^).
Sinon, je ne suis pas breton, plutôt francilien. Mais disons que pour une histoire avec une sirène, la Bretagne me semblait tout indiquée.
Merci pour ce texte qui est un mélange de poésie et de vulgarité sexuelle.
Tu fais partie des nouveaux auteurs qui sur ce site nous propose des récits bien travaillés, bien écrits, que l'on a plaisir à lire et relire.
Merci.
PS : Serais-tu breton ?