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Click hereUn conte érotique sans prétention pour passer le temps.
Perdu dans l'occident du monde, encore plus loin à l'ouest que la Francie, le duché de Breizh est un lieu où l'immense masse de terre euro-asiatique se jette dans l'océan. Pour les érudits de l'Ëran ou les brahmanes des cours de l'Hindoustan c'est un pays qui figure en marge des cartes, peuplé d'êtres inconnus et de merveilles. En réalité c'est un pays au climat doux, bien que les tempêtes soient une menace concrète, boisé, où de nombreuses personnes vivent du travail de la mer. La proximité avec l'élément marin a ancré dans le cœur du peuple la crainte des fantômes, démons et autres apparitions qui hantent les vagues. On évoquait souvent lors des veillées entre pécheurs des histoires autour de bateaux fantômes qui attendaient les marins après leur mort, véritables au-delàs sur mer. Des sirènes et de leur palais sous-marins de nacre et d'ambre où luisaient des lampes de saphir et d'émeraude. Ainsi que les gestes de saints capables par leur seule volonté d'arrêter les tempêtes, et d'une cité abîmée dans les flots par la malice d'une jeune fille. C'est à ces histoires et à d'autres encore que pensait Erwan sans trop y croire alors qu'il marchait de nuit sur le long chemin qui menait vers la plage. Il jeta un regard sur la campagne alentour, baignée dans la lumière pâle et ténue de la pleine lune, puis se renfrogna dans son long manteau et accéléra la marche. Ce n'est pas des spectres dont il avait le plus peur, mais des brigands qui rôdaient parfois sur les routes nocturnes et qui pourraient être attirés par le contenu de l'imposant sac qu'il avait sur le dos. Ce dernier ne contenait pas d'objet qui ait en soit une valeur intrinsèquement élevée, mais ce qu'il s'apprêtait à faire avec ces bibelots serait la plus grande expérience de toute sa vie.
Il l'avait rencontré il y a six mois de cela.
Erwan avait toujours été un garçon de constitution fragile, maladif. Pour cette raison son père n'a jamais voulu l'initier au dur métier de pêcheur, considérant que cela serait trop dangereux pour lui. Il n'était pas oisif pour autant. Erwan aidait au triage des produits de la pêche. Développant dans ce domaine des compétences quasi-surhumaines. Il était ainsi capable de reconnaitre d'un coup d'œil l'espèce d'un poisson ou d'un crustacé et d'estimer ensuite sa valeur. Estimations qui se confirmaient correctes la plupart du temps.
Ainsi passait sa vie. Il y avait cependant chez lui une légère frustration de ne pouvoir aller en haute mer. Frustration qu'il aimait combler en se promenant de longues heures sur le littoral. Ce fut lors d'une après-midi morne de l'hiver de ses dix-huit ans qu'eu lieu la première rencontre. Il marchait sur une plage du Trégor, regardant au nord la vaste mer d'où venaient autant les commerçants anglais que les hordes barbares de la Scandinavia. Ces païens maudits surgissaient périodiquement des brumes du nord sur leurs bateaux à fond plats. Ils pillaient villages et monastères, puis s'en retournaient offrir leurs prises sur leurs autels glacés, loin dans les terres arctiques.
Tandis que ces sombres pensées occupaient son esprit, il posa les yeux sur un amoncellement de rochers qui avait pied dans l'eau. Assez loin de la plage pour ne pas être au sec à marée basse mais assez proche cependant pour permettre que l'on voit distinctement et sans erreur une personne qui se serait tenue dessus. Or Erwan vit à ce moment quelqu'un sur les pierres.
C'était une femme. D'une peau très blanche, surnaturelle. Blanche comme le calcaire des falaises de la grande Bretagne. Elle se tenait de profils par rapport à lui. Cela lui permettait d'apprécier les courbes de son corps. Il put ainsi voir qu'elle avait les seins lourds. Bien plus volumineux que ceux des femmes de son village, qu'il avait pu voir furtivement lors de séance de voyeurisme. Il pouvait remarquer un téton pointait fièrement. Le contraste entre le rose de celui-ci et le blanc de la peau ne le faisait que ressortir plus clairement. La courbe de ses fesses, visibles aussi, prouvée que par-là aussi c'était ferme. Erwan n'avait pas beaucoup vu de derrières durant sa vie, se contentant généralement de regards vifs quand une femme se penchait pour ramasser quelque chose sur le sol. Mais il savait par instinct qu'il avait devant lui l'une des plus belles paires de fesses qu'il pourrait voir durant sa vie. La ligne de chaire continuait ensuite en deux belles jambes galbes dont la blancheur contrastait fortement avec la noirceur du rocher.
Elle était en train de coiffer sa longue chevelure. Celle-ci était ondulée comme les vagues et sa couleur était celle de la mer. Mélange subtil et harmonieux entre le vert, le noir et le bleu foncé. Erwan pouvait voir distinctement qu'elle portait des bracelets à ses bras ainsi que des bagues à ses doigts. Elle semblait aussi avoir des boucles d'oreilles et un collier. Toutefois aucun de ces objets n'étaient neufs. Au contraire tous semblaient usés, vieux. Comme s'il provenant du pillage de quelques bateaux coulés depuis des siècles.
Erwan avait le souffle coupé par cette vision et aurait aimé la voir en entier, pas juste une moitié. C'est à ce moment qu'elle se tourna vers lui. Se rendant soudain compte de sa présence, elle laissa sortir un joli « oh» de surprise de ses lèvres. Puis lança au garçon un sourire gentil et un signe d'invitation à la rejoindre. Erwan fut alors pris d'une peur bleue et se mit à courir à toute jambe vers la maison familiale.
Il n'avait parlé de cela à personne et avait éludé les questions posées par son frère, Malo, de deux ans son ainé. Toutefois il n'arriva pas à dormir immédiatement ce soir-là. L'image de la femme lui resta en tête et lui donnait une puissante érection. Il se voyait toucher la nymphe. Palper ses seins. La prendre comme une chienne sur la plage. Lui enfoncer sa verge dans sa chatte et la voir progressivement couiner de plus en plus fort sous ses coups de reins. Se vider en elle. N'y tenant plus il referma sa main droite sur sa bite et commença à se toucher. Il aimé particulièrement tripoté la région de la couronne ballanique. Il s'était rendu compte qu'une branlette impliquant cette zone lui donnait des sensations plus puissantes et persistantes qu'une branlette normale. Il resta ainsi un bon quart d'heure à s'imaginer couché avec la femme de la plage tandis qu'il se tripotait la base du gland avec deux doigts. S'amusant à faire monter puis descendre l'excitation. Au détour d'un fantasme impliquant une fellation de la naïade il ne put se retenir et se laissa happer par la vague de plaisir, se vidant dans ses draps. Il se sentit alors chaud, lourd, somnolant, mais content de son plaisir. Il plongea dans le sommeil sans même s'en rendre compte.
Il recommença ces séances de branlettes nocturnes durant les deux semaines qui suivirent. Toutes entièrement consacrées à la femme de la plage. Cependant, il se rendait bien compte au fils du temps que cela lui apportait de moins en moins de plaisir. Non pas qu'il s'était lassé de s'imaginer baiser la naïade. Au contraire, il ne pouvait plus se contenter du fantasme et voulait la baiser pour de vrai.
C'est cela qui le poussa à revenir sur la plage, à l'endroit où il l'avait aperçu la première fois. Même s'il n'avait aucun n'espoir de la revoir. Pourtant à sa grande surprise elle était de nouveau là et de nouveau elle lui fit un geste de la main pour dire « vient là ».
Il marcha alors vers elle jusqu'à la ligne où les vagues viennent mourir en écume. Il était alors à quatre mètres du groupe de rochers et pouvait parler sans problème avec la femme (on était à marée basse, contrairement à la première fois). Ce fut elle qui engagea la conversation.
-J'ai bien cru que tu ne reviendrais jamais. Tu es un grand timide mon petit? Je ne vais pas te manger pourtant.
Sa voix avait quelque chose d'enchanteur. Une résonnance qui pouvait rappeler celles de ces bols de métal que font sonner dans l'air ténu des montagnes les moines du Tibet. Cela laissa Erwan muet. Ça et les traits fins du visage de la créature qu'il pouvait enfin voir de près. Elle avait des yeux couleur glauque, un nez aquilin, une bouche fine, et des oreilles pointues. Le tout dans un visage légèrement allongé.
La femme était visiblement amusée du silence du jeune homme.
-Ma beauté de laisse sans voix? Oh mais j'y pense. Nous ne nous somme même pas présenter l'un à l'autre. Je m'appelle Mary-Morgane. Et toi, quel est ton nom mon jeune ami?
Ce « jeune ami » précipita Erwan dans un abîme de rêve et d'espoir. Il avait l'impression que tous ses désirs se réaliseraient en laissant la conversation suivre son cours normal.
-Euh....j-je m'appel Erwan...enchanté.
-Erwan. C'est un joli nom pour un joli garçon. Cette remarque fit instantanément rougir le jeune homme. Tu viens souvent ici.
-Euh...oui...oui.
Elle eut de nouveau un gentil sourire.
-C'était une affirmation, pas une question. Je t'observe depuis longtemps. Tu viens souvent ici te promener. Tu aimes bien la mer?
-Oui. Il répondit d'un coup, puis plus hésitant. Je trouve la mer jolie, mais je vous trouve encore plus belle. Vous pouvez venir vers moi? Je...euh...je sais pas nager....
Mary-Morgane eu un grand et long éclat de rire. On ne percevait pas de méchanceté dans celui-ci, seulement un très grand amusement. La tonalité hypnotique de sa voix rendait la chose extrêmement plaisante à entendre. Tandis que Mary-Morgane reprenait son souffle, Erwan lui se maudissait de son faux pas.
-Hi hi. En deux cents ans on ne m'avait jamais fait la cours d'une manière aussi malhabile. Hi hi. Puis reprenant complétement son souffle, elle articula. C'est si mignon, malhabile mais mignon. Et reprenant d'une voix plus sérieuse. Malheureusement nous somme de deux mondes différents et je doute que nous puissions avoir un rapport charnel l'un avec l'autre. Je ne peux vivre sur la terre et tu ne peux vivre sous la mer. Il y eut un grand silence. Elle reprit d'une voix posée. Je vais devoir retourner vers mes sœurs mais j'aimerais bien qu'on se revoit. Si tu es d'accord bien sûr.
Il fit un grand « oui » de la tête.
-Je suis contente que tu acceptes. Par contre nous devrions nous voir dans un endroit un peu moins exposé. Je connais une petite crique rocheuse un peu plus loin. Elle est isolée des regards, on ne devrait pas être dérangé par des inopportuns.
-Je vois où c'est. Je la connais moi aussi.
-Très bien. Sur ceci, au revoir et à la prochaine. Elle dit cette dernière phrase dans un murmure que l'on pourrait sans problème qualifié d'aguicheur. Puis disparue dans les vagues. Laissant Erwan seul sur la plage, plein d'espoirs.
Ils eurent plusieurs rendez-vous ensemble. La crique leur permettait une grande promiscuité. Ils pouvaient se tenir à deux mètres l'un de l'autre sans problème, malgré le fait que Mary-Morgane ne pouvait marcher sur la terre ferme.
Elle avait longtemps vécu et racontait au jeune homme ce qu'elle avait vu sur et sous l'eau. Les lampes de joailleries qui éclairaient les palais des créatures sous-marines. Lampes dont la lumière, en se réfléchissant sur les murs de nacre et d'ambre, créait d'étranges arc-en-ciel d'une chromatique j'aimais vu par des yeux mortels. La singulière déformation dont la lumière des étoiles est l'objet quand ont les regarde depuis les fonds marins. Les surprenantes et astucieuses utilisations du corail que faisait le peuple des mers. Elle évoqua aussi, à demi-mots, les serpents de mer qui sommeillent dans le fond des mers. Ainsi que de sombres citées d'airain qui, dit-on, auraient jadis régnées dans le ciel et reposent depuis des millénaires dans les ténèbres sous-marines. Mais le peuple des mers s'aventurant rarement aussi profondément, il s'agissait pour elle aussi de légendes.
Elle était aussi une chanteuse hors pair, et montrait volontiers ses talents au jeune homme. Elle s'accompagnait alors d'une harpe. Cette dernière était faite d'arrêtes de poissons coulées dans de la nacre. Les cordes, elles, semblaient être faites d'algues.
Ce fut après l'un de ces récitals qu'elle interrogea plus profondément le jeune homme sur sa vie amoureuse.
-Dis-moi Erwan. Tu me trouve très jolie, non? Elle dit cela innocemment mais on pouvait sentir qu'elle avait quelque chose en tête.
-Oui. Tu es la plus belle femme que je connaisse. Répondit-il gaiement.
-Donc il n'y a pas d'autres femmes dans ta vie?
-Non. Tu es la seule.
-Tu penses souvent à moi?
-Oui.
-Même le soir?
-Euh...oui. Il devinait où elle voulait en venir et commença à sentir un frisson d'excitation lui parcourir le corps.
-Et tu ne fais QUE penser à moi?
-Non. Il aurait pu lui dire de but en blanc qu'il se masturbait abondamment sur elle, mais il préféra la laisser poursuivre son petit jeu.
-Dans ce cas que fais-tu d'autre?
-Je me touche en pensant à toi. Je m'imagine toucher ton corps, Mary-Morgane. Et pendant que je pense à toi, je me tripote le sexe jusqu'à ce que je vienne. Il dit cela avec un mélange d'excitation et de légère gêne.
-Et cela te suffit? Je veux dire. Tu n'aimerais pas te faire plaisir directement devant le modèle original, plutôt que de te tripoter seul dans le noir? Ça ne me dérangerait pas, tu sais.
Erwan était estomaqué. Elle ne lui proposait rien de moins que de se masturber devant elle. Mary-Morgane reprit sur un ton gentiment impératif.
-Aller, baisse ton pantalon. On a tout le temps que l'on veut devant nous.
Il s'exécuta sans un mot. Dévoilant sa verge devant elle. Il l'avait demi-molle (ou demi-dure si on veut être gentil). En effet, au fur et à mesure des rendez-vous, ses érections devenaient moins fortes, dues à son habituation à la nudité de la naïade. Cette dernière y alla de son petit commentaire.
-Et bien, tu es plutôt bien monté. C'était surtout du compliment. Avec dix-sept centimètre Erwan était juste un peu au-dessus de la moyenne. Tu commences à l'avoir dure à ce que je vois. J'ai une idée! Au lieu de simplement se masturber devant moi, on va s'amuser un peu ensemble. Tu vois voir tu vas en tirer pas mal de plaisir. Par contre, pour commencer, ne touche pas ta bite. Laisse tes mains de côté. Voilà! C'est bien.
Erwan posa ses mains sur le rocher sur lequel il était assis. Il se demanda ce qui allait suivre. Mary-Morgane commença de lents mouvements de contorsions afin de prendre une pose érotique : ses mains caressant sa nuque et ses seins projetés vers l'avant. Et tandis qu'elle s'exhibait ainsi, elle commentait de sa voix résonnante.
-Tu aime ce que tu vois? Je suis mieux que dans tes rêves, non? Imagine, si tu pouvais prendre mes seins? Tu aimes ça les seins, non? Pouvoir les palper, faire coulisser ton sexe entre eux. Juter. Sentir ton foutre sortir de ta grosse bite et se coller sur ma peau. M'imaginer retourner vers mon peuple avec ton odeur sur ma poitrine.
Tandis qu'elle chantonnait sa tirade pornographique, elle passait ses mains sous ses seins afin de les soupeser pour bien les mettre en avant.
La queue d'Erwan était désormais dure comme de la pierre. Mary-Morgane eu un sourire devant le résultat de son petit spectacle.
-Bien, je vois que tu es bien excité maintenant. C'est dur de ne pas pouvoir se toucher, hein? D'être excité comme une puce, d'avoir se besoin de juter, de prendre un trou, n'importe lequel, et pourtant de ne même pas pouvoir se toucher. Aller, je suis une gentille fille. Tu vas pouvoir te toucher MAIS avec un seul doigt. D'abord tu vas complétement de décalotter le gland, va y lentement sinon tu vas tout lâcher. Puis une fois que tu es tout nu, tu choisis un de tes cinq doigts, celui que tu veux, de la main que tu veux, et tu commences à te toucher avec. Tu peux toucher n'importe quelle partie de ton gland, seulement tu ne peux le faire qu'avec cet unique doigt.
Erwan fit un grand « oui » de la tête pour signifier qu'il avait compris les consignes. Puis fit coulisser son prépuce avec deux doigts. La solidité de l'érection avait déjà découvert la moitié du gland. Il du procédé lentement au décalotage afin de ne peut se laisser emporter par le plaisir, et même de cette façon il avait l'impression d'être à deux doigts de cracher tout ce que ses couilles avaient stockées en foutre. Comme un homme qui marcherait à tâtons contre le fort courant d'une rivière, et qui au moindre faux pas se ferait emporter par celui-ci. Son gland était déjà noyé abondement sous le liquide pré-séminal et légèrement rougi par l'important afflux de sang.
Erwan commença à appuyer sur son gland avec son index. Il sentit alors une forte sensation de plaisir lui remonter dans la verge pour arriver directement dans le cerveau.
Mary-Morgane continuait de s'exhiber. Se pinçant doucement les bouts des seins, laissant ses mains se balader sur son ventre et ses cuisses, écartant rapidement les jambes afin de permettre au garçon de voir sa chatte l'instant de quelque secondes. Les réactions du jeune homme l'amusaient beaucoup.
Ce dernier était de plus en plus « chauffé ». Cependant, le fait de ne pouvoir se stimuler qu'avec un seul doigt diminuait l'avancée de la jouissance. Passer le doigt sur des zones sensibles comme le méat, le frein ou la couronne du gland provoquait des augmentations fortes de plaisir, mais pas assez fortes pour devenir incontrôlables. C'était une sensation paradoxale. Le fait de rester à deux doigts de l'orgasme était évidemment frustrant mais en même temps cela permettait de faire durer plus longtemps le spectacle offert par Mary-Morgane, et donc le plaisir qu'il tirait de celui-ci.
Il resta bien vingt minutes comme cela. A jouer avec son sexe à la limite de sa jouissance. Jusqu'à ce que la naïade le fasse craquer.
Mary-Morgane commença à presser ses seins avec ses bras, tout en calant ses deux mains sur sa vulve. Ses bras faisaient un V de chaire, des épaules jusqu'à l'entre-jambe. Une partie de sa chevelure ondulait sur le devant du corps et masquait opportunément certaines zones intéressantes, comme le téton gauche. Au lieu de calmer Erwan, cela l'excita encore plus. Tout d'un coup, et alors que son index passait sur son frein, la femme lui demanda, d'une voix pleine d'excitation et faussement suppliante, où il préférerait, je cite, « lui juter à la gueule : mes nibard, mon cul ou ma chatte ». L'excitation physique, la vision du corps, les vulgarités proférées avec une voix de cristal et la foule de fantasmes ainsi que d'images que déclencha dans sa petite tête la question. Tout ça poussa le garçon hors de sa limite. Il éjacula avec force deux jets puissants en l'air, qui allèrent ensuite, en tombant, se mélanger à l'écume de la mer. Un troisième souilla la hampe de sa bite.
Erwan se sentit profondément satisfait. Il profita des derniers feux de la vague de plaisir, tandis que la douleur, dû à l'excitation prolongée, se faisait plus forte à mesure que son sexe ramollissait.
-De ce que je vois ça faisait longtemps que tu en avais envie mon garçon, non? Posa comme constat, d'une voix calme, la sirène. Puis regardant le ciel. Il se fait tard, je vais devoir y aller mais on remettra ça. Je te le promets.
Ils refirent ce coït sans contact un dizaine de fois. Mais au fils des mois Erwan sentit un manque apparaitre. Il voulait pouvoir la tenir dans ses bras. Etre en elle. Un jour d'été il lui fit part de ses sentiments.
-Je connais une méthode qui nous permettrait de nous rejoindre. Dit-elle après réflexion. Mais ce n'est pas sans risque.
-Je m'en fiche de mourir si je peux te rejoindre. Répondit-il de but en blanc.
-Si tu le dit. Elle eut un petit sourire impénétrable. Viens, que je te dise au creux de l'oreille comment faire.
Une fois qu'elle lui eut transmis le secret, Erwan afficha une mine perplexe. C'était possible, mais pas facile, et risqué. Mais, par amour pour elle, il était prêt à aller jusque dans l'Hindoustan (même si, soit dit en passant, il ne savait pas vraiment où était l'Hindoustan). Il l'a quitta donc ce jour-là en lui faisant la promesse solennelle qu'il réussirait le rituel. Mary-Morgane affichait toujours cet étrange sourire tandis qu'elle le regardait remonter le chemin du village.