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De la Chimie des Corps Ch. 01

byLazarusHarshaw©

Chapitre 1 : Le Chimiste

Walter Lévèque était un homme en colère.

A trente-cinq ans, c'était la quatrième fois qu'une promotion au grade d'enseignant-chercheur lui échappait à l'Institut Supérieur de Chimie de Lille. Et ses concurrents victorieux étaient de plus en plus jeunes. Ce n'étaient d'ailleurs même pas des concurrents mais des concurrentEs . Depuis que Nicole Delpierre avait été nommée à la tête du département, il n'y en avait plus que pour les femmes.

Il ne s'était plus donné la peine de s'enquérir des raisons de son nouvel échec ; il les connaissait par cœur « Votre secteur de recherche n'est pas porteur » « Nos sponsors ont insisté » « Nous voulons donner une image jeune de l'Institut » « Plus ouverte aux femmes »

Il devait bien admettre que son apparence de rat de laboratoire, souvent moquée par ses collègues et les étudiants ne jouait pas en sa faveur pour la conquête d'une chaire ; de même que ses recherches centrées sur les phérormones des coléoptères avaient peu de valeur commerciale. Mais tout de même! A lui seul, il servait d'ouvrage de référence en chimie et biochimie à toutes ces jeunes pimbêches qui caracolaient dans les couloirs en blouse blanche trop courte au lieu de se consacrer à leurs labos.

C'en était trop. Le rat allait prendre sa revanche.

Cela faisait maintenant des semaines qu'il ne quittait pour ainsi dire plus son laboratoire, obsédé par un rêve qui le hantait depuis son dernier échec : trouver le produit miracle qui lui permettrait d'influencer ou de contrôler cette salope de Delpierre. Il avait lu tout ce qui était accessible dans ce domaine ; éliminant d'entrée les légendes urbaines sur les méthodes des services secrets type CIA ou FSB qui réclamaient trop de moyens techniques et coercitifs, il s'était concentré sur ses spécialités : chimie et biochimie. Le GHB n'était pas une solution. La victime était certes docile et oubliait ce qui s'était passé mais incapable d'agir et donc de répercuter les ordres qui lui étaient dictés. Idem pour la scopolamine ou le pentothal qui en plus induisaient des délires rendant la transmission d'ordres impossible.

Restaient ses chouchous, les coléoptères qui lui fourniraient peut-être la percée voulue. S'il pouvait produire des hormones terpéniques à l'instar des petits scolytes, il avait bon espoir de pouvoir contrôler ses cibles. Mais il y avait encore tant à faire : trouver le bon produit, sous quelle forme l'administrer, comment utiliser ses cibles ... il n'avait qu'un seul cobaye à sa disposition : la technicienne de surface qui passait en coup de vent tous les soirs. Elle n'avait strictement pas réagi à ses cinq premières tentatives. Mais il ne perdait pas espoir ....

Depuis qu'il avait commencé ses essais, il avait pris l'habitude de lui offrir tous les soirs un biscuit et une tasse thé secrètement additionnée de ses concoctions. Elle ne se méfiait donc pas -- ou plus -- de cet homme anodin à la chevelure dégarnie du labo 4. C'était d'ailleurs le seul raffinement que ses collègues lui connaissaient : la cérémonie du thé n'avait aucun secret pour lui et les rares personnes à avoir été invitées à la partager en avaient gardé un souvenir admiratif.

Ce soir, il tentait une expérience un peu désespérée. Vu l'inefficacité de ses hormones terpéniques seules, il avait concocté un cocktail à base de ces hormones bien sûr mais en ajoutant de faibles doses de GHB et de scopolamine pour rendre le sujet plus réceptif. Pour faire bonne mesure, il ajouta quelques gouttes de sa propre transpiration à l'odeur particulièrement forte, surtout sous les aisselles, vu qu'il n'avait plus pris de douche depuis qu'il vivait dans son labo.

A priori, un nouvel échec ..

Non! La femme avait terminé son thé mais ne quittait pas le labo comme elle le faisait d'habitude. Au contraire, elle s'approchait de lui. Il déclencha la caméra qui lui servait normalement pour ses expériences avec les coléoptères et attendit la suite des événements.

Quand elle fut arrivée à quelques centimètres de lui, il remarqua ses pupilles légèrement dilatées et les frémissements de ses narines. Elle semblait donc attirée par son odeur. Il fit retraite de l'autre côté de son bureau et elle le suivit précipitamment ; le coinçant contre le meuble et se collant à lui. Ce n'était pas la réaction attendue. Il tenta de la contrôler « Reculez, laissez-moi! » mais peine perdue, elle se frottait maintenant à lui en haletant comme une chienne en chaleur. C'était pourtant une matrone assez épaisse dans la quarantaine, d'origine algérienne ou tunisienne de surcroit donc certainement peu portée sur l'exhibitionnisme sexuel.

Elle le poussa sur le bureau et ouvrit son pantalon après avoir écarté sa blouse blanche. Avec des gestes fébriles, elle écarta son slip et sortit sa verge flasque qu'elle commença immédiatement à sucer comme si elle c'était un met divin. N'ayant plus eu de relations sexuelles depuis près de cinq ans, il arbora rapidement d'une érection honorable à défaut d'être impressionnante. Dès qu'elle fut satisfaite du résultat, elle escalada le bureau, écarta son tablier de travail et sa gigantesque culotte et sans plus de cérémonie, s'empala sur lui avec un « AARRH » dénotant un soulagement extrême, l'enfonçant au plus profond de sa grotte trempée dans laquelle son sexe nageait littéralement.

Elle le chevaucha pendant cinq bonnes minutes sans proférer le moindre mot intelligible mais par contre n'était pas avare en onomatopées trahissant une intense excitation sexuelle. Pour autant que Walter puisse en juger avec sa faible expérience des femmes, elle jouit à deux reprises mais dans l'avalanche de « AAAH » et de « OOH » qu'elle proférait, il était incapable de dire si elle avait atteint ou non l'orgasme vu qu'elle ne s'arrêtait pas. Lui-même, sevré de sexe comme il l'était, ne tint pas plus longtemps. Malgré le manque d'attrait érotique de cette grosse femme, sa verge était tellement délicieusement prise dans un étau brûlant qu'il finit par éjaculer en elle . A sa grande surprise, elle avait à peine senti la première giclée jaillir en elle qu'elle sauta en bas du bureau et le termina à la bouche, comme si il était essentiel pour elle de boire son sperme. Elle sembla dès lors se calmer et resta debout à côté du bureau sans bouger.

Walter réfléchissait à toute vitesse. Grâce à la caméra, il pouvait prouver qu'il n'avait pas pris l'initiative de cette étrange accouplement. Il pouvait donc continuer cette expérience sans risque de se faire renvoyer voire traîner en justice. (« Voyons un peu si elle obéit mieux maintenant ») .

« Approche! » Elle s'avança

« Referme mon pantalon » Elle s'exécuta

« Pourquoi m'as-tu baisé? » « J'avais envie »

« Tu as joui? » « Oui »

« Combien de fois » « Trois fois »

(« A priori, elle ne semblait pas en état de s'opposer aux ordres et aux questions les plus scabreux. Est-ce que c'est la relation sexuelle qui était le facteur déclencheur de la soumission? Et quelle était sa capacité à exécuter des instructions plus complexes? »)

« Range les éprouvettes sur cette étagère par ordre croissant de taille! » La femme y arriva sans hésitation et sans se tromper.

« Est-ce que tu sais pourquoi tu obéis à mes ordres? » « J'en ai envie, j'en ai besoin »

« Pourquoi en as-tu besoin? » « J'aime être près de vous, surtout quand vous me prenez »

« Tu es toujours excitée? » « Oui, j'ai toujours envie de vous »

« Et tu veux me baiser moi ou n'importe quel homme? » « Vous, rien que vous »

« Qu'est-ce que tu préfères? M'obéir ou me baiser? » « Je ne sais pas, les deux me donnent du plaisir, c'est bon! »

(« Bon, évidemment, il ne pouvait pas s'attendre à une analyse scientifique venant d'une simple technicienne de surface ; il allait devoir découvrir lui-même les propriétés et les effets de sa potion. Et d'abord, combien de temps est-ce qu'elle faisait de l'effet??? »)

« A quelle heure termines-tu ton service? » « A 23h » . (« Dans quatre heures ; c'est déjà un bon test »)

« Reviens me voir dix minutes avant la fin de ton service, tu pourras à nouveau me baiser! »

« D'accord, merci »

Hormis le regard un peu fixe de la femme, elle semblait tout-à-fait cohérente. Il n'y avait plus qu'à espérer que les propriétés amnésiques du GHB allaient faire leur effet au moment où le produit cesserait d'influencer sa victime, faute de quoi, malgré la caméra, il passerait un moment difficile avec sa hiérarchie.

Les quatre heures qui le séparaient de leur rendez-vous lui semblèrent interminables. Pour s'occuper, il vérifia la composition de sa formule et chercha sur internet la composition des petites pilules bleues pour stimuler sa virilité. (« Si je ne peux contrôler que des femmes et qu'après les avoir baisées, je vais avoir besoin de vitamines » se disait-il) . Pour faire bonne mesure, il vérifia dans la base de données de l'Ecole s'ils avaient toujours des hormones de croissance dans le département vétérinaire. Elles étaient normalement étroitement surveillées mais si quelqu'un connaissait le moyen de détourner un stock, c'était bien lui .

Grâce aux ressources en substances diverses de son propre labo Il venait d'achever de préparer une version liquide de Sildenafil lorsque la grosse technicienne réapparut. Elle était rouge d'excitation et défaisait déjà les boutons de son tablier de travail alors qu'elle était à peine dans l'embrasure de la porte. Il la laissa venir à lui et la toisa

« Pourquoi viens-tu? » « Vous avez promis de me baiser!»

« Tu dois le mériter d'abord, suce-moi! »

Elle se laissa tomber à genoux et ouvrit à nouveau sa braguette. Cette fois, sa verge était déjà à moitié en érection et elle n'eut aucune difficulté à l'enfourner. Ayant déjà joui, il comptait bien profiter plus longtemps de cette fellation, lui qui n'avait jamais été fort gâté de ce côté avec ses quelques relations épisodiques. A sa grande surprise, la grosse femme s'interrompit après seulement quelques dizaines de secondes et s'accrocha à ses hanches en poussant un feulement de plaisir.

« Tu as joui? Encore? » « Oui, j'étais trop impatiente de pouvoir vous toucher. J'étais toute chaude à l'intérieur »

« Continue et prends ton plaisir chaque fois que tu en as envie »

Aussi incroyable que cela lui paraisse, la matrone jouit encore trois fois au cours du quart d'heure qui suivit et rien qu'en suçant son membre. Lui-même n'y arriva pas vu que chaque fois qu'il approchait de l'orgasme, elle s'interrompait pour beugler sa propre jouissance. A la fin, n'y tenant plus, il lui ordonna de s'accouder au bureau, d'enlever sa culotte et de remonter son tablier. Il réussit à s'infiltrer sous les grosses fesses tombantes et put enfin se défouler dans son vagin cyclopéen, la prenant sans aucun ménagement, braqué uniquement sur sa propre jouissance.

« Attends que je vienne pour jouir » lui dit-il.

Un gémissement désespéré lui répondit mais la grosse femme réussit à contenir ses propres pulsions jusqu'à ce qu'il commence à décharger en elle. Alors elle se cambra en hurlant « AAARRRH, JE VIENS »

Il achevait de se vider en elle quand elle s'arracha à lui et reprit son sexe en bouche pour nettoyer son sexe de toute trace de son sperme mêlé à sa mouille.

« Merci » dit-elle enfin

« Ok, va-t'en maintenant. Reviens me voir demain soir » et comme elle allait quitter la pièce « et tu peux te masturber chaque fois que tu en as envie! »

« Au fait, comment t'appelles-tu? » « Fatima » « A demain Fatima »

Il déploya une activité frénétique le lendemain et les jours suivants. Comme il l'avait espéré, la grosse technicienne ne se souvenait plus de l'épisode de la veille même si elle avait semblé plus empressée que d'habitude de boire son thé. Dix minutes plus tard, il la prenait à quatre pattes à même le sol, la faisant jouir à répétition. Dès qu'il sentit monter en lui la jouissance, il s'arrêta net et lui ordonna de venir le terminer avec sa bouche, ce qui semblait être une étape indispensable pour elle.

Ayant commencé un nouveau régime assez explosif mélangeant Sildenafil, testostérone et hormones de croissance, il débanda à peine et décida de rester dans sa bouche pour voir si elle réagissait comme la veille, ce qu'elle démontra avec une énergie remarquable, jouissant à plusieurs reprises par la seule présence de son membre dans sa bouche.

Ayant retrouvé toute sa vigueur, il décida de faire monter les enchères. Il la coucha à moitié sur le bureau et présenta son gland à l'entrée de son anus. Elle émit un borborygme qui ressemblait bien à une protestation aussi il renforça sa domination en lui disant « Je veux t'enculer car tel est mon plaisir et le tien aussi! Tu peux te caresser si tu as trop mal»

Bien humidifiée par la bouche gourmande, sa verge força sans trop d'effort le sphincter accueillant de la matrone. Il s'enfonça alors jusqu'à la garde et se mit à la sodomiser avec allégresse malgré l'étroitesse des lieux. Nullement perturbé par les vagues qui agitaient les grosses fesses qu'il pourfendait sans répit, il l'entendit bientôt crier son plaisir à nouveau et redoubla d'ardeur. Après quelques minutes, il sentit qu'il allait bientôt jouir et s'arracha de l'énorme cul pour présenter sa verge souillée à la bouche de son amante involontaire. Les yeux fous, elle s'empara de son dard et le goba en caressant ses bourses et il jouit à nouveau en elle tandis qu'elle avalait ses sécrétions avec une délectation non feinte.

« Tu n'es pas dégoûtée? » demanda-t'il assez étonné de son enthousiasme

« Non, tout ce qui vient de votre corps me donne du plaisir »

Il renvoya Fatima avec instruction de repasser à 23h et reprit ses préparatifs . Il se déshabilla et se lava avec des lingettes humides et les empila précieusement dans une bassine qu'il remplit d'une solution alcaline et qu'il fit chauffer sur un bec bunsen mais à feu très doux pour ne pas provoquer d'ébullition. Ensuite il alla prendre une douche aux vestiaires du gymnase attenant à l'institut. Il veilla à se laver comme il l'avait rarement fait dans sa vie ; il voulait e débarrasser de ses propres odeurs corporelles pour voir si Fatima allait encore réagir de la même façon.

En revenant, il retira les lingettes qui avaient rempli leur office et laissa refroidir le liquide légèrement nauséabond. Il le mélangerait plus tard aux autres ingrédients de sa potion magique

Il ne fut pas déçu par Fatima. Sa victime était dans le même état que la veille au soir et ne sembla même pas remarquer le changement d'odeur de son bourreau. Tout à son enthousiasme, il la sodomisa à nouveau, jouissant à fond de cul avant de lui offrir sa verge comme un trophée pour ses bons services. Elle se livra à nouveau à une fellation d'enfer qui finit par lui arracher une seconde éjaculation. (« Vive la Chimie! » s'écria-t'il en son for intérieur )

Pour la première fois depuis longtemps, il retourna dormir dans son petit appartement à Villeneuve d'Ascq.

Il arriva assez tard à son labo le lendemain matin et eut la surprise d'y trouver le vieux professeur Dentremont qui lisait un quotidien gratuit en l'attendant visiblement.

« Ah Lévèque, vous enfin! ' s'écria le sexagénaire « Vous devez absolument m'aider à trouver une référence qui m'échappe et ... »

« Tout ce que vous voulez Professeur mais laissez-moi d'abord préparer une tasse de thé sans quoi mon cerveau est incapable de fonctionner . Vous m'accompagnez? J'ai aussi des biscuits »

Cinq minutes plus tard, son collègue se retrouvait avec une tasse de thé fumante entre les mains. Walter y avait versé le reste de sa première 'cuvée' et attendait impatiemment -quoiqu'avec une certaine inquiétude- de voir quel serait l'effet de sa potion sur le vieil homme. Entretemps, il avait retrouvé la référence qu'il lui avait demandée et la commentait en long et en large tout en scrutant son collègue qui sirotait son thé sans broncher outre mesure.

« Il a quand même un léger arrière-goût ce thé « fit-il remarquer

« C'est une variété chinoise particulièrement riche en oméga 3 » répondit Walter

« Ce n'est pas ma tasse de thé » essaya de plaisanter l'autre « mais je suppose qu'on s'y fait ». Il avala le reste du liquide d'un trait et resta un long moment à contempler le fonds de sa tasse.

« Professeur?» l'appela Walter

« Oui »

« Vous allez bien? »

« Oui »

« Ne devriez-vous pas retourner dans votre auditoire? »

« Oui »

Walter le laissa tranquille et s'affaira à recomposer sa potion magique avec son stock d'essence de lingettes maintenant refroidie puis, sur sa lancée, se prépara quelques nouvelles doses de son mélange dopant dont il en avala une sur le champs . Son vieux collègues n'avait pas bougé durant tout ce temps. Visiblement, il était totalement insensible aux phérormones mais très réceptif au GHB et à la scopolamine. (« Ouf » soupira intérieurement Walter « j'aurais quand même tiré une drôle de tête s'il avait voulu me sucer la queue! »)

Au bout d'une demi-heure environ, le professeur s'ébroua et reprit la conversation comme si de rien n'était.

« J'en reprendrai volontiers à l'occasion » dit-il en se levant « cela me change agréablement de l'infâme mixture que débitent ces machines automatiques!»

Plus tard dans la matinée, Walter réfléchissait à la prochaine étape de son plan de bataille. Tout son être lui criait de partir à l'assaut de Delpierre-la-salope mais il n'osait pas et puis, elle ne l'avait jamais invité à boire un café or il ne parvenait pas à imaginer un autre moyen de lui faire ingurgiter sa potion. Mais la bonne Fortune devait être de son côté car peu après dix heures, ladite Nicole Delpierre faisait irruption dans son labo sans prendre la peine de s'annoncer

« Dites donc Lévèque, on me dit que vous avez retenu le professeur Dentremont tellement longtemps qu'il a presque raté une heure complète de son cours?! »

« Et bonjour à vous Madame Delpierre! Et non je n'ai pas retenu mon estimé collègue, c'est lui qui est venu me consulter et nous avons bu une tasse de thé ensemble .J'ignorais qu'il devait donner cours » mentit-il « faute de quoi je ne lui aurais rien proposé! Par contre, si vous avez le temps, je vous en offre volontiers une ...»

« C'est une idée » répondit-elle « Je voulais de toute façon vous parler de ce qui ne va pas dans votre travail et votre comportement car avec la restructuration qui nous attend, j'ai bien peur que vous vous retrouviez sans affectation »

Très calme, Walter versa de l'eau bouillante sur le thé et ajouta subrepticement une double dose de potion magique (« Je la veux à mes pieds » se dit-il avec une sombre satisfaction)

« Voilà qui est fort ennuyeux dit-il en rajoutant une lampée de son dopant personnel dans sa propre tasse (« Je vais être aussi chargé à balles de guerre qu'un coureur du Paris-Roubaix »). Je pense justement être sur le point de faire une découverte importante grâce à mes amis scolytes » expliqua-t'il en désignant les vitrines remplies de bois mort et de minuscules bestioles voletant de toutes part.

« C'est trop tard Lévèque! Votre dernier sponsor vous a lâché par courrier d'hier! »

« Mais il y a encore les fonds propres de l'école »

« Nous avons bien d'autres projets plus intéressants que vos fumisteries habituelles. Il est temps pour vous d'aller voir sous d'autres cieux si l'herbe n'est pas plus verte. Ceci dit , » ajouta-t'elle d'un ton radouci, votre thé est délicieux. »

« Vous m'en voyez ravi ; je m'apprêtais justement à en diffuser la recette »

« Si j'avais les budgets nécessaires, je vous garderais volontiers parmi le personnel de cuisine rien que pour votre thé! » persifla-t'elle (« Attends un peu ma salope, tu vas me payer celle-là! »)

Il but lentement une nouvelle gorgée de son thé dopé, la regardant siroter la version potionnée. C'était une très belle femme ; à peine plus âgée que lui mais qui n'avait jamais suivi la filière scientifique. Pur produit de l'ENA, elle avait fait une carrière fulgurante dans les cabinets ministériels de droite avant que le revers électoral de 2012 ne l'exile loin de son microcosme parisien. Elle avait gardé de sa période cabinettarde un goût prononcé pour les tailleurs « à la Chanel » même si celui qu'elle portait ne provenait certainement pas de la grande maison.

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