tagTranssexuels & TravestisDani-elle Chapitre 06

Dani-elle Chapitre 06

bylapassagere©

XXIII

Pendant l'heure qui suit, je lis le contrat qui m'est offert. Je l'envoie à Jessica et nous en discutons longuement. Je ne lui parle pas de mon apparence. Je ne lui parle pas de ce que je venais de faire non plus ni des conditions particulières que Juliette m'impose. Je choisis les éléments hors contrat que je présente à Jessica.

Jessica s'est toujours sentie en concurrence avec Juliette. Après avoir étudié ensemble, Jessica a choisi la voie de l'enseignement pendant que Juliette a choisi un parcours qui en a fait une vedette. Jessica arrive à la même conclusion que moi : c'est une offre très alléchante, elle insiste pour que je la signe. Après un peu plus de soixante minutes, je suis à nouveau en compagnie de Juliette et je lui confirme que j'accepte l'offre de Molekhadher à la condition qu'elle me sorte de mon contrat actuel. Nous signons toutes les deux le document, puis elle me fait promettre de venir à sa chambre le lendemain soir. Elle dit vouloir me présenter à son entourage. Elle me promet que les détails contractuels seront alors réglés. Thierry nous regarde pendant tout ce temps, se demandant visiblement qui je peux être.

Puis, je reprends la direction de ma suite où j'arrive quelques minutes avant 19 h. Je dois avouer que je suis heureuse de ne pas avoir eu à passer plus de temps sur le lieu de l'exposition. À mon arrivée, Clovis m'attend. Il est très bien mis. Il porte un magnifique complet bleu classique avec un mouchoir coloré à sa poche. Sous son blazer, il porte un pull en lainage gris.

— Ouf ! Que tu es belle Danielle !

Je me sens rougir.

— Je n'arrive toujours pas à y croire. Comment pouvais-tu cacher toute cette beauté que tu avais en toi ?

Sa question est rhétorique et je me contente de m'approcher de lui. Il prend mes deux mains et dépose un léger baiser sur mes lèvres.

— Es-tu prête pour la prochaine épreuve ?

— Bien sûr.

— Il attend ton appel. Donne-moi ton téléphone, je vais te mettre en contact avec lui.

Quelques instants plus tard, je suis en communication vidéo avec mon Maitre.

— Ma tantouze commence à prendre forme, de belles formes. Mais ne t'imagine pas que tu es sauvée pour autant. Je pourrais tout autant décider de t'humilier en envoyant tes images et vidéos à ta femme, ta famille, tes collègues et tes amis. Tu n'as toujours pas le courage d'avouer ta vraie nature à ta femme n'est-ce pas ?

— Non Maitre.

— Ta transformation et ta descente vont se continuer ce soir. Ton ami Clovis va t'aider. Tu dois l'écouter à la lettre. Il va me faire parvenir des images et un rapport de ta soirée. Si je ne suis pas satisfait, je t'assure que tous les contacts que tu as inscrits dans le bottin de ton téléphone vont connaitre ta vraie nature. Me comprends-tu ?

Pendant qu'il me parle durement il place mon jonc de mariage devant la lentille afin que je le voie bien. Il ne le sait pas, mais ce bijou est bien loin dans mes pensées. Je veux aller explorer plus à fond ma nouvelle sexualité, mon nouveau moi. Mon apparente obéissance n'est qu'une raison pour justifier mes actions et pour les rendre acceptables. Je ne ressens plus la peur de lui que j'avais il y a deux jours. La dureté de ses paroles n'a plus l'impact qu'elle avait. La distance entre nous deux le rend plus inoffensif dans mon esprit. Par contre, l'idée de voir des images de moi en homme qui a des relations homosexuelles me déconcerte.

— Oui Maitre. Je vais obéir à Clovis. Je ne vais pas vous décevoir Maitre.

Je me demande bien ce qu'ils peuvent avoir prévu pour moi ce soir. Mais je suis certaine que Clovis va s'assurer de ma sécurité et de mon bien-être. Je lui fais confiance. Et dans le fond, je fais aussi confiance à mon Maitre qui a su me guider à ce jour.

— Tu progresses bien. Tu es une belle tantouze, mais ce n'est pas une raison pour me décevoir. Je te reparle dans douze heures.

— Oui Maitre. Merci Maitre.

Mon Maitre coupe la communication et mon téléphone revient à son écran d'accueil. Clovis tend une main devant moi.

Pendant l'heure qui suit, Clovis m'aide à me préparer pour la soirée et il me fait prendre mes médicaments. Une chose est certaine, je ne vais pas avoir d'érection. Clovis m'aide aussi à me faire un lavement avec une poire et de l'eau tiède. C'est une nouvelle sensation agréable, d'autant plus que Clovis agit en toute douceur en utilisant un lubrifiant même si la canule me semble minuscule. Il est vraiment très attentif. Il prend son temps et il me fait recommencer à plusieurs reprises le lavement jusqu'à ce que je sois vraiment propre. Ensuite, il me fait mettre un suppositoire sans me dire quel médicament il contient. Puis il complète le traitement en m'enfilant le petit plug anal qui entre sans aucune difficulté ou douleur.

Quand tout cela est complété, il m'aide à compléter ma préparation pour ma mystérieuse soirée. Je quitte ma suite habillée d'une petite robe rouge qui moule mon corps et laisse mes épaules et mon dos nus. Je porte des bas de soie et de la belle lingerie rouge. Pour compléter, je porte mes escarpins noirs et un petit sac à main. L'ensemble ne laisse personne indifférent quand nous arrivons dans le hall de l'hôtel. Je me sens rougir, mais je marche avec Clovis sans ralentir.

Il s'arrête près du comptoir où normalement il travaille et il virevolte pour me faire face. Il dépose le sac de cuir qu'il a dans une main et sans me laisser le temps de réfléchir il m'enlace pour m'embrasser fougueusement devant plusieurs employés de l'hôtel et une petite foule de participants au congrès. Il me tient fermement contre lui et je peux sentir sa verge turgescente contre mes hanches. Je réalise que c'est la première fois que j'embrasse un homme en public. Cela aurait été impossible il y a quelques jours seulement. Mais même si je résiste un peu au début aux avances de Clovis, ce n'est que pour la forme. Je suis heureuse.

Clovis s'écarte de moi et me regarde avec un sourire radieux. Je sens mon cœur battre. On nous observe, mais cela ne me dérange pas du tout. En fait, c'est le bruit de mon téléphone dans mon sac à main qui brise ce moment vraiment spécial. Clovis me fait signe de prendre l'appareil. Je vois que c'est Jessica qui cherche à me contacter. Je fais un signe à Clovis et je prends l'appel. Au bout d'une minute, Clovis me prend par le bras et il me guide à travers le hall de l'hôtel pendant que je continue de parler à Jessica. Elle désire conclure notre conversation de cet après-midi. Je réalise qu'il y a beaucoup d'eau qui a coulé sous le pont depuis que je me suis levée. J'ai parlé à Jessica à mon réveil pendant que Clovis m'offrait une fellation, puis pendant les courses avec Lola. Entre les deux, j'ai changé d'apparence complètement. Elle m'a parlé ensuite après mon entretien avec Juliette. Je ne suis plus la même. Je n'ai plus la même apparence, le même sexe, ni le même travail.

Jessica me parle de Nahéma pendant que nous sortons de l'hôtel. Je l'écoute d'une oreille distraite. Une limousine nous attend. Clovis m'aide à monter pendant que je suis toujours au téléphone. La limousine démarre en trombe dès que nous sommes confortablement assis. Je n'ai aucune idée de notre destination. Jessica m'explique qu'elle aimerait que nous profitions du changement qu'apportera mon nouveau travail pour nous réinventer. Réinventer notre relation qui pourrait être plus ouverte. Elle me dit qu'elle pourrait inviter des filles comme Nahéma à se joindre à nous parfois si, en retour, je fais preuve d'ouverture et que j'accepte que des garçons se joignent à nous aussi. Elle plaide pour que j'accepte au moins d'essayer une fois. Je ris intérieurement, mais je ne le laisse pas paraitre. Nous nous laissons quand la limousine s'arrête. Je lui dis que je vais penser à sa proposition sans plus. Elle me questionne pour connaitre mon emploi du temps. Je lui réponds que je dois la laisser, car j'arrive à une soirée. On se reparlera demain matin.

Clovis tient la portière ouverte et il me tend la main. Nous sommes devant ce qui semble être un bâtiment industriel. Je remarque la porte qui ressemble plus à l'entrée d'une boite de nuit avec deux portiers bien baraqués et un tapis rouge qui fait cliché. Clovis me prend le bras et me guide pour entrer dans le club. Les portiers nous laissent passer, mais dès que la porte est ouverte, un homme asiatique nous arrête et fait signe à Clovis. Ce dernier sort un carton de son veston et le tend à l'homme. Ceci a pour effet de rendre encore plus mystérieux ce début de soirée. Sur le carton, il y a un code que l'homme numérise. Il regarde son téléphone puis dit quelques mots en mandarin à Clovis. L'homme reste à travers notre chemin. Derrière lui, à travers une porte vitrée je vois une boite de nuit bien remplie de fêtards. À bien y regarder, je vois beaucoup d'hommes et peu de femmes. On entend la musique techno.

Au bout d'une minute, un homme ouvre la porte et tend la main à Clovis qui me prend par le bras. Nous suivons l'homme à travers la foule vers le fond du club où un homme baraqué est appuyé contre le mur. Je réalise qu'à sa droite un rideau noir cache un corridor dans lequel nous nous engouffrons. Le corridor est très long et sombre. Je vois des portes et d'autres corridors. Nous tournons une fois à gauche puis à droite. J'ai peur de ne pas pouvoir sortir de ce labyrinthe. Je n'entends que les bruits de nos pas et la ventilation maintenant. La musique n'arrive plus jusqu'à nos oreilles.

Finalement, l'homme qui nous guide s'arrête devant une porte. Il y a deux lettres dorées qui ressemblent au signe égal suivi du signe plus inscrit sur la porte. L'homme place une carte magnétique près de la porte et nous entendons le déclic d'un mécanisme. Il pousse la porte et la maintient ouverte. Clovis me prend la main et il me guide à l'intérieur. Je dois avouer que je suis nerveuse maintenant.

Dès que nous sommes tous les deux à l'intérieur, l'homme referme la porte sans entrer. La lumière de la pièce est tamisée et je ne vois pas bien ce qui nous entoure. Seuls deux fauteuils sont visibles. La pièce sent le plastique et les produits de nettoyage. Le sol est luisant et semble fait de plastique blanc. Mes yeux s'habituent à la noirceur et je réalise qu'il y a un long banc contre le mur de la porte. Le mur opposé semble très luisant. Je réalise que c'est probablement un mur vitré ou un grand miroir sans tain. Les deux fauteuils sont très simples. Ils semblent avoir des pattes en métal et un très haut dossier. Les accoudoirs et les assises semblent bien rembourrés et couverts de cuir blanc. Je vois ce qui semble être une grande penderie à côté du banc.

Sans un mot, Clovis déplace le fauteuil le plus près de nous et il y dépose son sac de cuir. Il me fait signe de venir m'assoir sur l'autre fauteuil. Il semble fixé au sol. Quand je m'assois, je réalise qu'il est très rigide.

— Tu me fais confiance, n'est-ce pas ?

— Bien sûr. Mais...

— Laisse-moi t'attacher alors. Tu vas ensuite avoir droit à un spectacle qui va littéralement te transformer.

Il sort des sangles de son sac puis il se met en devoir d'attacher mes jambes. Il fixe des sangles à mes chevilles puis sous mes genoux. Puis il me fait mettre les bras sur les accoudoirs et répète le geste à mes poignets et mes coudes. Je ne peux plus bouger. Il sort alors le collier que j'ai acheté avec Lola et il le fixe à mon cou. J'entends un déclic et maintenant ma tête est attachée au fauteuil. Il sort alors les quatre autres colliers qu'il fixe à mes chevilles et poignets. Une boule se forme dans mon ventre.

— Une dernière chose.

Il fouille dans son sac en me faisant dos. Il se retourne et me présente un comprimé bleu.

— Prend cela.

— Qu'est-ce que c'est ?

— Prends-le. Cela va t'aider à te détendre. Rien de plus. Sort la langue.

Je réalise que je ne peux vraiment pas bouger. Mes contraintes sont très solides. Je sors la langue et je prends le comprimé que j'avale aussitôt. Clovis avance son visage. Il me donne un très léger baiser puis il se redresse.

— Je vais venir te chercher à la fin de la soirée.

— Mais... Tu ne restes pas avec moi ! Clovis, j'ai peur sans toi.

Il me regarde et il sourit sans me dire un mot de plus. Je ne sais pas comment lire son visage. Il tourne les talons et j'entends la porte s'ouvrir et se refermer sans que je puisse me retourner pour regarder. Je crie une fois son nom avant de me mettre à frissonner malgré la chaleur de la pièce.

Je reste seule pendant plusieurs longues minutes. Je me calme. Le médicament fait son effet. Je suis surprise quand finalement j'entends le déclic du mécanisme de la porte. J'entends des pas derrière moi.

— Clovis ?

Pas de réponse. J'entends des bruits métalliques puis des roulettes sur le sol. Puis finalement, une personne arrive à côté de moi. Je vois une manche de coton blanc épais et une main gantée de latex médical.

— Détendez-vous.

— Qui êtes-vous ?

— Détendez-vous et tout ira bien.

Je sens la femme m'attacher un garrot sur mon bras gauche. Elle tapote mon bras et le nettoie. Elle a un accent européen.

— Cela va pincer un peu.

Je retiens mon souffle. Je ne peux regarder mon bras. Je la sens me piquer puis placer un scotch puis un deuxième qui retient un tube que je peux voir du coin de l'œil.

— Qu'est que c'est ?

Elle ne me répond pas et continue de travailler autour de mon bras. Finalement, elle vient devant moi et je peux la voir. La femme est habillée sobrement avec un sarrau et un jean. Elle a des traits asiatiques. Ses cheveux sont teints d'une couleur étrange dans des teintes de bleu mauve. Elle porte des gants mauves. Elle ne semble pas porter de maquillage. Ses lèvres sont exagérément gonflées. Je ne peux deviner son âge.

— Comment vous sentez-vous ?

— Bien, mais...

— Vous devenez une vraie femme ce soir. C'est ce que vous voulez, n'est-ce pas ? Relaxez-vous et observez le spectacle qui vous sera offert. Tout va bien. Soyez sans crainte. Je vais être derrière vous. Si vous avez un malaise ou si vous avez besoin de quelque chose, dites-le-moi. Sinon je n'ai pas la permission de vous faire la conversation et nous sommes enregistrés. Me comprenez-vous ?

— Oui, mais... qu'est-ce que vous m'injectez ? Qu'est-ce que vous me faites ?

Elle va s'assoir hors de ma vue sans me répondre. La lumière est un peu plus tamisée. Je ne peux pas voir l'équipement médical, mais je comprends qu'elle me fait une perfusion intraveineuse. La seule raison qui me vient à l'esprit est qu'elle m'injecte une grande quantité de médicaments. J'ai maintenant chaud. Je lui dis, mais elle ne me répond pas.

— Êtes-vous toujours là ?

— Oui. Calmez-vous. Le spectacle va commencer bientôt. Je reste avec vous. Restez silencieuse.

— J'ai des palpitations et un peu mal à la tête.

— C'est normal, simplement des symptômes de votre anxiété. Calmez-vous.

Au moment où elle dit cela, une lumière s'allume doucement devant moi. Je vois une grande pièce avec un divan en cuir noir. Il y a des appareils recouverts de cousinage en cuir tout autour de la pièce. Je vois une pile de couvertures et des fourrures. Il y a un grand tapis rouge au sol. Une porte s'ouvre et je vois une femme blonde aux courbes généreuses qui entre. Elle est suivie d'une jeune asiatique qui porte au cou un collier semblable à celui que je porte. La blonde tient une laisse et guide la jeune qui a les mains attachées dans le dos.

Une deuxième porte s'ouvre. Au début, quelques couples de jeunes avec un style à la mode entrent. Je dirais que ce sont des artistes à leurs allures. Ensuite, une dizaine d'hommes asiatiques entrent. Je compte dans la pièce dix-huit personnes incluant la jeune et la femme blonde. Il y a cinq femmes et treize hommes. Finalement, un dernier homme entre. Un grand noir qui a toute une carrure. Je réalise que j'entends tous les sons provenant de la pièce devant moi. Un petit moniteur s'allume à la limite de mon champ de vision. Il m'offre quatre points de vue de la pièce.

La femme dirige la jeune au centre et attache la poignée de la laisse à un crochet qui pend du plafond. Le crochet remonte ensuite jusqu'à ce que la laisse soit légèrement tendue. La jeune ne peut plus se déplacer.

La jeune asiatique porte de très beaux escarpins de cuir verni beige avec une semelle compensée et des talons vertigineux. Elle porte une robe traditionnelle ao dai. La robe est faite de soie rouge avec des motifs de dentelle fleurie brodée. Elle a une longue fente sur chaque côté des cuisses et elle est boutonnée à l'avant. Ses cheveux de jais sont attachés pour lui faire une belle queue à l'arrière et à l'avant elle a une belle frange. Son visage est rond, même si elle est mince. Quand je vois son visage, elle sourit. Elle semble heureuse, rayonnante même.

Je me détends. En fait, je me sens mieux et la panique me semble lointaine. Je repense à toute ma journée. Tout a changé en quelques heures seulement. J'ai l'impression que je suis à l'aube de la naissance d'un nouveau paradigme. Je me sens au bord d'un précipice. Je suis cramponné dans mon confort sachant que je peux revenir en arrière, que tout cela n'est qu'une expérience. Je ferme les yeux en écoutant les paroles que la femme blonde débite tout doucement en ce que je crois être un mélange de mandarin et d'anglais. Je suis sur un nuage.

XXIV

Le déclic du mécanisme de la porte me fait sursauter. Je réalise que je me suis assoupi. La scène a changé devant moi. La blonde est devant la jeune asiatique. Alternativement, elle l'embrasse puis la gifle. Les autres personnes dans la pièce parlent doucement entre elles. Un couple s'embrasse. Quelques hommes captent la scène avec des téléphones. Je me souviens de l'infirmière qui est derrière moi. Est-ce qu'elle a quitté la pièce ? Est-ce que Clovis est de retour ?

— Clovis ?

Une voix inconnue me répond. Une voix masculine asiatique.

— Votre ami Clovis viendra vous chercher à la fin de la soirée. Détendez-vous et profitez du spectacle. Vous avez beaucoup en commun avec la jeune fille qui est devant vous. Comme vous, elle est jeune et très jolie. Comme vous, elle appartient à un riche seigneur. Comme vous, elle est ici de son propre gré. Comme vous, elle cherche à changer sa vie.

La personne marque une longue pause. Lentement, la blonde détache les boutons de la robe qui s'écarte inexorablement laissant voir la peau laiteuse de la jeune asiatique. Les femmes s'approchent de la jeune. Ils la caressent et déposent des bisous sur son cou et son visage, là où la blonde l'a frappé.

— La jeune Xuân Hoa a été achetée au Vietnam. Je devrais dire qu'elle a été libérée de ses parents par son riche seigneur. Et ce soir, elle va obtenir sa liberté en vous offrant ce spectacle. Son seigneur lui offre sa liberté. Il est très généreux pour sa petite fleur.

Il marque une nouvelle pause pendant que devant moi ils retirent les escarpins de la jeune fille. Un homme s'approche avec un énorme couteau. La jeune fille le regarde. Elle semble effrayée.

— Qu'est-ce qu'ils vont lui faire ?

J'entends l'homme rire derrière moi.

— Vous savez mademoiselle Danielle, il n'y a que des vierges qui sont invitées dans la pièce devant vous. N'ayez aucune crainte, le seul sang que vous verrez ce soir est celui de son hymen qui sera rompu. Un rare privilège puisque peu de femelles sont invitées ici.

— Comme vous, Xuân Hoa deviendra une femme ce soir. Vous aimeriez être à sa place, n'est-ce pas ?

J'imagine que mon silence est éloquent. Dans un sens, j'aimerais être la jeune fille. J'aimerais être à sa place.

L'homme place la lame sur une épaule de la jeune fille pendant que la blonde continue de détacher les nombreux boutons de la robe. L'homme glisse doucement le couteau suivant l'épaule puis le bras de la jeune. Sans aucune difficulté apparente, il découpe le tissu la manche. J'entends rire. La conversation commence à s'animer dans la pièce. L'homme s'attaque à la deuxième manche pendant que la femme termine de déboutonner la robe qui bientôt tombe au sol sous les applaudissements des invités. La jeune fille sourit et rougit visiblement gênée d'être nue devant ces étrangers.

Report Story

bylapassagere© 2 comments/ 3945 views/ 1 favorites

Share the love

Report a Bug

Suivant
4 Pages:123

Forgot your password?

Please wait

Change picture

Your current user avatar, all sizes:

Default size User Picture  Medium size User Picture  Small size User Picture  Tiny size User Picture

You have a new user avatar waiting for moderation.

Select new user avatar:

   Cancel