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Dani-elle Chapitre 02

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IV

Je suis dans la limousine qui m'amène à l'hôtel. C'est une course qui me prendra une trentaine de minutes, juste assez longtemps pour envoyer un SMS à Jessica pour lui dire que je suis arrivé sain et sauf. Mes messages et photos envoyés à Marc à la sortie de l'avion sont restées lettres mortes. Tout va vite et je vacille entre la honte et l'excitation. J'ai surtout peur des conséquences de mes gestes. Les conséquences professionnelles, mais surtout les conséquences sur mon mariage et sur mon paradigme sexuel. J'écoute la musique que Jessica a choisie pour moi. Mais je suis incapable de penser à autre chose que mon aventure à l'aéroport.

Je me sens bouillonner. Je n'arrive pas à sortir la vision du pénis de Marc de ma tête. J'y pense et j'ai une nouvelle érection. Je n'arrive pas à me concentrer. Jamais je n'ai fantasmé ainsi sur la vulve de ma femme. Qu'est-ce qui m'arrive ? Et en plus, il y a ce traitement qu'il m'a imposé. Suis-je vraiment soumis à ce point ? Pourtant avec mon équipe je suis un leader reconnu. J'ai même des groupies, ce n'est pas rien. Mais à la maison, ma femme fait ce qu'elle veut de moi. Maintenant, Marc fait aussi ce qu'il veut avec moi... Je sors de ma rêverie à quelques minutes de mon hôtel. Mon téléphone sonne avec insistance.

— Bonjour.

— Tu as oublié de me saluer convenablement. Ne crois pas que parce que tu es à l'autre bout du pays que tu peux t'en sauver.

— Je suis désolé Maitre. Je vais m'y faire, je vous le promets Maitre.

Le chauffeur de la limousine me regarde avec un air étrange. Je n'ai pas vérifié qui m'appelait avant de prendre la communication. Je comprends alors que si je veux compartimenter mes deux vies je vais devoir être plus vigilant.

— Tu vas devoir faire mieux. Pour me prouver que tu me respectes et que tu ne m'insultes pas devant les gens que tu rencontres, garde ton téléphone en fonction et reste en ligne avec moi tant et aussi longtemps que je ne déciderai pas que tu mérites d'avoir à nouveau ton intimité.

— Oui Maitre.

— Es-tu arrivé à ton hôtel ?

— Non Maitre. J'y arrive dans quelques minutes, Maitre.

— Met ton téléphone en mains libres.

Avant même de lui répondre, je m'exécute.

— Oui Maitre.

— Bien. Écoute-moi bien. Quand tu arriveras à la réception de l'hôtel, demande au préposé si mon sperme est toujours visible sur ton visage.

Le chauffeur se retourne momentanément et il me dévisage sévèrement. Je ne soutiens pas son regard, préférant baiser les yeux. Je me sens rougir.

— Oui Maitre, je vais le demander au préposé Maitre.

— Assure-toi que je t'entende clairement et assure-toi que le préposé parle de façon intelligible.

— Oui Maitre.

Au même moment, la limousine arrive devant l'hôtel et un portier s'approche. Une fois la limousine arrêtée, le portier ouvre ma portière pendant que je règle la note de la course en prenant soin d'ajouter un généreux pourboire. Le chauffeur ouvre le coffre et je vois un deuxième portier prendre ma valise pendant que le premier maintient ma portière ouverte. Je prends mon sac qui est sur le siège et je garde mon téléphone dans mon autre main. Après avoir informé le portier que j'ai une réservation pour une suite, il me pointe en direction d'une réception exclusive pour mon enregistrement. L'autre portier me suit avec ma valise pendant que je me dirige vers le comptoir.

Mon cœur bat à tout rompre à nouveau. Je me sens le visage chaud. Je marche d'un pas décidé quand je pénètre dans le hall de l'hôtel.

V

Le hall de l'hôtel est très luxueux. Il a un côté zen, mais en même temps on y sent une démesure et une grande opulence. Tout en marchant rapidement, j'observe plusieurs employées qui travaillent telles des abeilles qui effectuent un bal bien coordonné. La grande majorité est de descendance asiatique.

Le comptoir d'enregistrement exclusif en marbre foncé est à l'image de l'hôtel simple, mais opulent. Deux préposés travaillent au comptoir d'enregistrement. Une jeune femme qui est occupée avec un couple et un jeune homme asiatique avec une coiffure rousse originale. Il me fait immédiatement un sourire avec des dents parfaites quand j'approche du comptoir. Dans un sens, je suis rassuré, le jeune homme a une apparence très efféminée. Il a les deux oreilles percées et il porte des boucles d'oreilles en forme d'étoile avec de petites pierres blanches et bleues. En m'approchant, je réalise qu'il porte fort probablement un très léger maquillage qui accentue ses yeux en amande et ses lèvres roses. Il porte l'uniforme de l'hôtel et une petite épinglette où est gravé le nom Kim Clovis.

— Bonjour, comment puis-je vous servir ?

Avant de lui répondre, je dépose mon téléphone sur le comptoir de marbre entre lui et moi puis je sors de mon sac le document de réservation.

— Bonjour, Kim, j'ai une réservation au nom de Daniel Frappier.

— Bonjour, Monsieur Frappier, un instant s'il vous plait.

Il se met à chercher ma réservation sur son ordinateur, puis il sort une pochette d'un grand tiroir situé entre lui et l'autre préposée. Je le vois vérifier le contenu de la pochette pendant que moi je cherche le courage d'exécuter l'ordre de Marc, mon Maitre. Je regarde le téléphone qui est toujours en fonction. Le préposé me demande ma carte de crédit pour couvrir les faux frais. Quand il la prend, je réalise que comme moi il a les ongles manucurés. Ils sont étincelants. Il me remet ma carte ainsi que la pochette.

— Monsieur Frappier, tout est parfait. Votre suite est au 20e étage et donne vers le parc Stanley. La vue y est très belle, profitez de votre balcon privé ainsi que du salon exclusif situé au 20e étage où un petit déjeuner vous est servi tous les jours ainsi que des canapés en soirée. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez quelque besoin que ce soit. Il y a aussi un majordome et un concierge à votre service. Mon nom est Clovis, ce sera mon plaisir si je peux vous aider.

— Votre prénom est-il Kim ou Clovis ?

— Mon prénom est Clovis, Monsieur. Kim est mon nom de famille, c'est ainsi qu'on écrit les noms en coréen.

— Ah. Excusez-moi pour tantôt alors.

J'ai le sentiment que c'est maintenant ou jamais. Depuis tantôt, je répète dans ma tête la phrase que mon Maitre m'a dit dans la limousine. Je fais de la visualisation. Et je n'ai porté que très peu d'attention aux instructions de Clovis. Si je ne fais pas ce que mon Maitre m'a demandé maintenant tout mon courage va s'envoler.

— Clovis, pourrais-tu me dire si le sperme de mon Maitre est toujours visible sur mon visage ?

J'ai parlé rapidement sans respirer. Clovis me regarde. Il est souriant et impassible. Il ne me répond pas immédiatement ce qui me fait craindre le pire. Il ferme un peu les yeux. Je me sens trembler comme une feuille, mais je reste devant lui à le dévisager

— Il est encore légèrement visible, Monsieur Frappier, mais vous êtes mûr pour une nouvelle application à mon avis.

Je me sens me détendre. Je tends la main vers mon téléphone, mais j'arrête quand il continue après une pause.

— J'adorerais m'en occuper personnellement, si vous le désirez.

Il me sourit franchement. Il flirte avec moi et cela me fait rougir. Il dit la dernière phrase en se penchant un peu vers moi et nécessairement vers le téléphone. Mon Maitre ne peut l'avoir manqué. J'ai réussi ce nouveau test et cela me réjouit réellement. Je réalise à nouveau que je ne pense plus à mes soucis.

— Merci, Clovis, cela ne sera pas nécessaire, mais c'est noté.

Je reprends mes effets personnels de sur le comptoir et je commence à me reculer quand il continue de parler.

— Vous avez de très beaux cheveux.

Je le remercie à nouveau et je me dirige vers l'ascenseur suivi du portier qui s'est tenu à l'écart avec ma valise tout le temps de mon enregistrement. Je regarde mon téléphone. Il n'est plus en fonction. Marc a mis fin à la communication. C'est probablement bon signe. Je marche rapidement. Je me sens excité et nerveux.

VI

Après que le portier est parti avec un peu de mon argent dans ses mains, j'entends à nouveau la sonnerie de mon téléphone. Je n'ai pas encore eu le temps de visiter ma suite. Je réponds rapidement pour ne pas faire attendre mon Maitre.

— Oui Maitre.

— Finalement, tu as décidé de me parler avec le respect qui me revient.

Merde ! Ce n'est pas Marc qui est au bout du fil, mais bien mon patron, le chef du studio où je travaille et actuellement il se fout de ma gueule.

— Désolé Fabien. Je voulais faire une blague à un ami...

Je vais vraiment devoir faire attention à ce que je fais et dis si je veux réussir à ne pas me mettre dans le pétrin. Fabien m'explique rapidement son plan de match pour la conférence cette semaine et il me confirme qu'en gros je suis en congé. Il me demande simplement de rester à l'affut des possibilités de débaucher quelques personnes spécifiques ce qui ne me semble pas très éthique ni très probable. Fabien a pris le contrôle du studio il y a trois mois avec pour objectif de le faire croitre tout en resserrant de façon générale les budgets des productions. Je sais pertinemment qu'en ce moment les rumeurs ne nous sont pas favorables et que les personnes qu'il veut attirer à notre studio ne seront pas faciles à convaincre. Au contraire, si une occasion se présente, je vais la considérer sérieusement et je sais qu'il en est de même pour plusieurs autres employés de notre studio qui vont être ici cette semaine. Un peu de changement dans ma vie professionnelle serait le bienvenu sans compter que j'aimerais travailler pour un patron visionnaire.

Pendant qu'il me parle, je reçois un SMS de Jessica qui me demande comment est ma chambre. Je ne lui réponds pas tout de suite, voulant terminer la conversation avec Fabien en premier. Ce dernier me donne rendez-vous mercredi à son arrivée.

Au moment où je coupe la communication, la sonnerie de mon téléphone se fait entendre à nouveau. Cette fois, je prends le temps de vérifier qui m'appelle. Je n'ai toujours pas eu le temps de visiter ma suite. Quand je réalise que c'est Jessica, je prends l'appel tout en marchant dans la suite. La vue est en effet exceptionnelle.

— Allo Jess...

Je réalise que je suis un peu cassant suite à l'appel de Fabien. Je m'en veux immédiatement, Fabien m'énerve, mais ce n'est pas la faute de Jessica.

— Est-ce que je te dérange ? Tu n'as pas retourné mon SMS alors...

— Non Jess, c'est juste que je viens de parler à Fabien. J'ai l'impression qu'il ne comprend vraiment pas comment fonctionne un studio.

— Arrête de te stresser à son sujet. Tu ne le changeras pas. Amuse-toi cette semaine.

— Oui... oui.

Je ne suis pas très convaincant, j'en suis certain.

— Alors ton voyage et ta chambre ?

— La chambre est exceptionnelle. Tu devrais voir la vue que j'ai.

— Mon chéri tu ne va pas passer la semaine dans ta chambre...

— Non, non. Je vais aller voir les exposants et quelques conférences.

— Pourquoi n'en profites-tu pas pour t'amuser ? Va visiter Vancouver. Va marcher au parc. Vancouver c'est si beau. Tu peux aller courir les magasins, il y a des boutiques tellement différentes où tu es, il y a toute cette culture asiatique que tu aimes tant. Tant que tu ne me trompes pas avec une de tes groupies et que tu ne te masturbes pas, tu peux faire tout ce que tu veux.

— Alors je peux te tromper avec une belle Vancouvéroise ?

— Chéri, ne me trompe pas avec une fille. Mais amuse-toi, fait ce que tu veux.

— Laisse-moi comprendre, je peux donc te tromper avec des hommes.

Il y a un silence, puis je l'entends rire.

— C'est cela, tu as ma bénédiction. Tu peux coucher avec tous les hommes que tu veux, tant que tu te protèges. Et pendant ce temps-là moi je vais profiter des belles jeunes filles que je côtoie à l'école. Est-ce que cela te va ainsi ?

Je la sens sourire quand elle me parle. Elle est réellement enjouée. Jessica ne se doute pas de ce que j'ai fait et pour elle toute cette conversation n'est qu'un jeu. Pas pour moi. Au moment où elle termine sa phrase, j'entends le bip distinctif d'un appel en attente. Je regarde mon téléphone pour identifier qui cherche à me joindre, cette fois c'est mon Maitre que je ne veux pas faire attendre.

— Jessica, il faut que je te laisse, j'ai un autre appel urgent. Je t'embrasse.

Je ne lui laisse pas le temps de me répondre que j'ai déjà changé d'appel.

— Bonjour Maitre.

— Bien, finalement tu sembles faire un peu de progrès. Tu as bien suivi mes instructions lors de ton enregistrement et tu as respecté mon nom. C'est bien. Tu mérites une récompense et une nouvelle chance de me prouver ton respect.

Son ton est sans équivoque, Marc est mon Maitre, ses paroles sont précises et j'aime cela. En même temps, ma soumission devient de plus en plus claire. L'entendre me féliciter me donne le sentiment que j'ai réussi quelque chose d'important. Je suis rempli d'un sentiment de fierté et d'excitation semblable à ce que je ressens quand je réussis à résoudre un problème de programmation complexe. Je me sens frissonner de plaisir.

— Merci Maitre.

— La conversation que tu as eue avec Clovis était intéressante. Téléphone-lui et demande-lui de venir te rejoindre le plus tôt possible. Quand il arrivera, tu vas l'accueillir entièrement nu. Tu vas lui prêter ton téléphone en mode SMS en lui demandant de me faire parvenir des images de toi pendant que tu lui offres une fellation. Suis-je clair ?

— Oui Maitre.

Je sens à nouveau une boule se former dans mon ventre. Un mélange d'excitation et de stress. Je ne pensais vraiment pas être avec un autre homme si rapidement.

— Qu'est-ce que tu attends, pédé ? Prends le téléphone dans ta chambre et contacte-le pendant que je suis en ligne. Je veux t'entendre lui parler. Prouve-moi que tu n'es pas en train de me faire un faux serment.

— Oui Maitre, je vous mets en mains libres et je téléphone à la réception.

Je dépose mon portable sur le bureau de travail où il y a un téléphone filaire. Avec ce deuxième, téléphone aussi en mains libres, je compose le numéro de la réception et je demande à être transféré à Clovis. On me fait attendre un peu moins d'une minute.

— Ici Clovis. Comment puis-je vous aider ?

— Bonjour Clovis. Ici Daniel Frappier. Vous m'avez aidé tantôt avec mon enregistrement.

— Oui monsieur Frappier. Je me souviens très bien de vous. Comment puis-je vous aider ?

Il est très formel, je devine que quelqu'un l'observe.

— Clovis, vous m'avez proposé de me rendre un service tantôt. Je me demandais si...

Il me répond en baissant un peu plus le ton, mais en demeurant très professionnel.

— Monsieur Frappier, je ne peux pas vous aider immédiatement, ma patronne est à mon côté et elle m'attend, mais c'est avec plaisir que je vais pouvoir vous aider avec votre problème après la fin de mon quart de travail dans environ une heure. Vous pourriez entre-temps jouir de votre chambre, vous avez une très belle salle d'eau...

— Bien sûr. Merci, Clovis, je t'attends dans une heure.

Je raccroche le téléphone de l'hôtel. Je me sens encore trembler et mon cœur battre la chamade. Encore une fois, je réalise que je retiens mon souffle. Le haut-parleur de mon mobile crache les paroles de mon Maitre.

— Oh que ma lopette est sérieuse ! Tu as bien fait encore une fois pédé. Tu n'es pas encore rassasié et tu rêves déjà à une nouvelle queue dans ta bouche. N'est-ce pas ?

Il ne peut me voir, mais j'ai une position de soumission totale. Je me sens brisé. Il a raison, pendant que je parlais à Clovis je rêvais déjà à sa queue.

— Oui Maitre. J'ai hâte de le sucer.

— Tu as hâte de lui offrir une fellation. Fais attention à ton langage, c'est plus poétique si tu utilises les bons mots. Fait comme il te l'a dit. Va te doucher. Prends soin de toi. Assure-toi de sentir bon pour Clovis. J'attends les premières images dans une heure. Ne me déçois pas. Écoute Clovis, obéis-lui, tente de lui plaire et surtout assure-toi d'apprendre ce soir.

— Maitre, je ne vais pas vous décevoir. Je vous le promets...

Il a déjà coupé la conversation. Je suis excité et nerveux à la fois. Finalement, j'ai le temps de visiter ma grande suite avec son salon, la chambre avec un très grand lit et la grande terrasse privée. La vue est magnifique. Il fait chaud. Je suis bien, je crois. Pendant ma visite, j'ai des hauts et des bas. À des moments, je me dis que je suis devenu fou, puis je repense au moment de plénitude quand j'offrais la fellation à Marc. Je ne suis pas gai. Je ne peux concevoir que je puisse embrasser un homme. Mais quand je pense à Clovis qui va venir tantôt, mon érection revient. Qu'est-ce qui m'arrive ?

Je prends une longue douche chaude en essayant de ne penser à rien, mais quand je fais le vide mon esprit s'emplit de pensées lubriques. Je dois faire un effort conscient pour ne pas me masturber et je sais que si je me caresse, même un peu, ma volonté va me manquer. Pourquoi me suis-je mis dans une pareille situation ?

Je me sèche les cheveux comme ma femme m'a montré à le faire tant de fois et je m'applique les crèmes qui gardent une si belle apparence à ma peau. Quand j'applique la crème sur mes petits seins je me dis une nouvelle fois que je vais devoir questionner mon docteur lors de ma prochaine visite à ce sujet. Depuis plusieurs semaines, mes seins sont douloureux. J'ai l'impression qu'ils sont gonflés comme à mon adolescence vers 14 ans. Je me souviens m'être inquiété quand mes seins, principalement le gauche, s'étaient gonflés. J'avais comme une boule sous mes mamelons. Le médecin que ma mère m'avait amené voir m'avait rassuré. C'était mes hormones de jeune garçon qui me jouaient un tour. Quelques semaines plus tard comme il l'avait prédit tout était entré dans l'ordre.

Mais maintenant, cela m'inquiétait un peu plus. Mes aréoles me semblent plus foncées et plus larges qu'elles ne l'étaient. J'ai l'impression que mes seins sont légèrement bombés. Probablement à cause de mon expérience précédente, je me dis que je suis hypocondriaque et j'essaie de me convaincre que mes seins sont normaux, mais il est certain qu'ils sont sensibles et même douloureux parfois.

Je me regarde dans la grande glace et j'ai l'impression que mes lèvres aussi sont plus pulpeuses et ma peau plus douce. À cette pensée, je me dis à voix haute « ça y est, je suis fou ! » Puis je me mets à rire de moi même. Que je me prends au sérieux !

Je repense à ce que Marc m'a dit et je sors mon parfum de ma valise. Quand j'ai commencé à fréquenter Jessica, elle m'a offert une bouteille de son parfum, Poison. Elle m'a dit que c'est pour que je pense à elle. Je dois porter son parfum quand je pense à elle. Chaque année depuis elle m'a acheté une nouvelle bouteille. De temps à autre, je porte son parfum pour lui faire plaisir, mais je préfère mon parfum et mes produits pour la peau que je vais acheter en France. L'an dernier, elle m'a dit que si je l'aimais je ne porterais plus que son parfum et elle m'a offert toute la collection de produits de Dior : l'eau de toilette, le déodorant, la lotion, etc. Quelques jours plus tard, j'ai accepté de me départir de mes quelques produits de toilette pour ne garder que les produits de Dior qu'elle m'a offerts. Personne ne m'a fait de commentaire quand j'ai changé d'odeur définitivement et je m'y suis habitué. Au fond, j'aime porter l'odeur de Jessica. Elle a raison. Cela me fait penser à elle. Comme en ce moment.

J'ai un bref spleen en pensant à Jessica. Ce que j'ai ressenti avec Marc et maintenant avec Clovis est animal, hors de mon contrôle. C'est ce que je ressentais quand j'ai rencontré Jessica. Ce sentiment s'est estompé avec les années, j'ai l'impression que nous nous sommes un peu perdus, mais je sais que je l'aime autant sinon plus qu'au début. Je l'aime d'un amour différent, mais bien réel. Et le sentiment animal qui m'anime actuellement me fait mal parce que j'ai l'impression de trahir ma femme. Il ne faut pas qu'elle sache ce qui se passe dans ma vie cette semaine, mais je dois aller au bout avec Marc. Je le sais en mon for intérieur.

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