tagNon Consentement / À contre-cœurContrainte 07 - Le Bizutage

Contrainte 07 - Le Bizutage

bychdecrivain©

Cette histoire est complètement imaginaire, de l'ordre du fantasme.

Les personnages sont fictifs et majeurs.

Les violences faites aux femmes sont condamnées par l'auteur.

Si vous n'aimez pas les situations de contrainte, d'humiliation, voire de viol, ne lisez pas.

Cette histoire, bien qu'indépendante, fait partie de la série :

- Contrainte 1 - Les deux amis

- Contrainte 2 - Le voisin

- Contrainte 3 - Le bistrot

- Contrainte 4 - La carotte nantaise

- Contrainte 5 - La bague d'O

- Contrainte 6 - La terrasse

- Contrainte 7 - Le bizutage

LE BIZUTAGE

Elle avait accepté de son mari une soumission bien difficile. Dans un premier temps elle avait dû obéir à deux de ses copains, puis rapidement à quiconque faisant valoir une autorité. Ce n'était pas de gaité de cœur qu'elle acceptait de subir tous les fantasmes de ces messieurs mais, toujours amoureuse de son maître de mari, elle ne savait pas lui résister. Il ordonnait, elle obéissait. Elle ressentait péniblement cette contradiction qui fait qu'une soumise accepte des actes que sa pudeur ou sa morale réprouve.

Ses premières humiliations, ses premières hontes publiques arrivèrent lorsqu'elle entra en première année d'une prestigieuse école d'ingénieurs, dès le premier jour, à l'heure du bizutage. A jamais, ce bizutage allait marquer sa vie.

Elle raconta sa douloureuse expérience à sa copine, Lucie.

PREMIER JOUR (lundi)

Le premier jour d'intégration, J'ai dû me présenter à un certain Gabriel.

Les bizuteurs étaient installés dans des salles de cours. Chacun disposait d'une table et d'une chaise ; il n'y avait pas de chaise pour les bizuts. J'ai à peine eu le temps de dire « bonjour » que Gabriel m'a ordonné de me mettre à genoux devant la table. Autour de moi, régnait un vent de panique. Quelques filles étaient debout les mains sur la tête, j'étais la seule à genoux. Un garçon était en slip, son pantalon sur les chevilles.

Après que j'ai obéi, s'en est suivie une longue litanie sur les vertus de l'école, du travail dans l'entreprise et autres concepts plus ou moins intellos de droite.

Et puis Gabriel a commencé son bizutage.

Je me souviens de ses premiers commandements.

- Vois-tu, belle bizute, je voudrais t'éviter les déboires du bizutage. Tu te doutes bien que mes collègues ne seront pas forcément tendre avec toi, d'abord parce que tu es nouvelle, ensuite parce que tu sembles plutôt bien foutue. Mais les autres bizuteurs n'oseront pas te travailler s'ils savent que tu es ma propriété, que tu m'appartiens.. Pour bien le leur montrer, voici ce que tu devras faire.

A l'époque, je n'avais pas osé répondre mais les mots comme « appartenir », « travailler », « propriété » m'avaient vraiment choquée.

- Il faut que désormais tu m'appelles « majesté ». Je vois ta surprise mais crois-moi, c'est pour toi que je te demande cela. Donc, tu n'oublieras pas de terminer chaque phrase avec ce mot, surtout s'il y a du monde. Bêtement, j'avais répondu :

- Oui... majesté!

- C'est bien, tu vas réussir ton intégration. Bon, ce n'est pas tout... Si nous discutons avec d'autres personnes, il faut que tu mettes tes mains sur la tête. Comme cela, tous sauront que tu es ma bizute. D'ailleurs, regarde autour de toi, tu verras que nombre de filles ont les mains sur la tête. Tu comprends?

- Oui, majesté!

- Bien, continuons. Je vois que tu as mis un froc. Il faut changer ça au plus vite! Désormais, tu mettras des jupes ou des robes. C'est encore une protection, bizute, car avec un pantalon, il pourrait t'arriver la même chose qu'à ce garçon là-bas, regarde donc!

Le garçon qui avait son pantalon baissé, avait maintenant son slip baissé aussi. Son sexe était long, avec un début d'érection. A l'évidence, il était terriblement honteux et sa maîtresse-bizuteuse riait abondamment.

La matinée s'est terminée dans ce capharnaüm. Gabriel m'a laissée partir pour déjeuner dans ma chambre universitaire. Je l'ai compris plus tard, il voulait surtout que je me change et que l'angoisse monte lentement... mais sûrement. J'avais rendez-vous avec lui l'après-midi.

Quand je l'ai retrouvé, vers 15h, il discutait devant le bahut avec deux autres garçons. Il m'a fait signe d'approcher. Je n'ai pas osé mettre les mains sur la tête ; dans la rue, c'est quand même drôle! Il m'a présentée comme « sa bizute ». Nous avons discuté un peu puis ils sont partis et nous sommes entrés.

Il a alors piqué une grande colère. Je ne sais plus exactement ce qu'il a dit mais que j'étais inconsciente des risques, que je l'avais humilié en n'obéissant pas, que je m'étais moquée de lui, etc. Il m'a ordonné de me mettre à genoux, les mains sur la tête, là, dans un grand couloir du bahut. Des étudiants passaient devant nous alors qu'il poursuivait ses reproches à haute et forte voix. Ce moment a été une grande humiliation pour moi.

J'ai entendu des gens siffler. Mais, plus inquiétant, j'ai entendu une fille dire à sa copine : « Pas de chance pour elle, elle est tombée sur Gabriel, elle va en chier la pauvre. Il est tellement dégueulasse celui-là! ».

Gabriel a fait la tête presque toute l'après-midi. Aujourd'hui, je sais que c'était un calcul vicieux pour me donner un sentiment de faute et augmenter mes angoisses. Cet après-midi-là, nous avons discuté avec une autre fille et un garçon. Bien sûr, cette fois, j'ai mis les mains sur la tête et ils ont rigolé.

En fin d'après-midi, il a pris un ton colérique et dramatique pour me dire :

- Bizute Françoise, je ne sais pas si je vais te garder. Je suis très vexé par l'affront que tu m'as fait. Je me casse les pieds pour rien. Tu me fais passer pour un nul. Tu ne mérites pas ma protection. Je vais te laisser aux mains des autres bizuteurs.

Encore naïve à l'époque en sortant du lycée avec une année d'avance et en plus déstabilisée par la situation, je me suis mise à genoux, mains sur la tête et j'ai imploré :

- Ne me laisse pas, s'il te plaît. Je ferai attention les prochaines fois, c'est promis... majesté. Pardon, majesté.

- Es-tu prête, bizute, à obéir à ton maître? Vraiment prête? Prête à être punie pour tes fautes?

Bêtement, j'ai accepté et il m'a donné sa première punition et des ordres complémentaires.

- Tout d'abord, quand tu mets les mains sur la tête alors que tu es debout, n'oublie pas de joindre les pieds, comme un garde-à-vous. Il ne s'agit pas que tu aies les mains sur la tête comme si tu te détendais les muscles, il faut montrer que tu es ma chose.

- Oui... majesté, ai-je répondu difficilement.

- Passons maintenant à ta punition. Je suppose que tu as des collants et une culotte sous ta jupe?... Ouais, m'en doutais. A partir de demain, je veux que tu mettes des bas. Ainsi, à tout moment, tu sauras que tu dois obéir. File chez toi maintenant. On se verra certainement demain entre deux cours.

Je suis rentrée chez moi, non sans passer par un magasin acheter des bas autofixants. Pour la première fois de ma vie, j'allais porter des bas.

DEUXIEME JOUR (mardi)

Lucie écoutait avec une attention soutenue. Ce qu'elle ne pouvait dire à sa copine narratrice était que son aventure la troublait profondément, avec autant de répulsion que de désir.

Le lendemain, les cours ont vraiment commencé. Entre bizuts, on s'est raconté nos démêlés avec les anciens. Jacques, chanceux, avait simplement dû payer un pot la cantine. Victor, je ne sais plus. Une copine avait dû embrasser les pieds de quatre maîtresses, sur des ordres même pas donnés par sa propre maîtresse. Je ne semblais donc pas la plus mal lotie car personne d'autre que Gabriel ne m'avait contrainte. Je n'ai pas parlé de mes bas, trop gênée.

J'ai retrouvé Gabriel à 11h. Il m'avait envoyé un SMS : « Viens me retrouver au distributeur à côté de la cafétéria. J'espère que tu as suivi mes ordres cette fois! ».

J'avais peur mais bien sûr j'y suis allée, le cœur battant. Ils étaient trois garçons avec lui qui prenaient un café. Je me suis approchée d'eux, j'ai joint les pieds, j'ai mis les mains sur la tête :

- Bonjour messieurs... bonjour... majesté!

Ils ont éclaté de rire si bien que je me suis demandé si le code verbal n'était pas qu'une pure invention à vocation humiliante. Je peux t'assurer, Lucie, que c'est horriblement blessant. Alors, je me souviens que Gabriel n'avait pas lésiné dans son discours de macho prétentieux.

- Je vous présente Françoise, ma nouvelle bizute? Elle a besoin d'être dressée pour être mieux intégrée. Mais, vous n'y touchez pas, elle est ma propriété.

- Bien gaulée ta bizute, t'as fait le coup! Comment tu te démerdes pour avoir les plus belles? L'année dernière t'avais déjà un canon, cette fois-ci c'est une bombe! Putain, quels nichons!

- Ouais, les mecs, c'est comme ça, aux meilleurs reviennent les meilleures. Alors poulette, as-tu bien obéi à ton maître?

Dans mon souvenir, cela avait été très difficile de dire « oui majesté » pourtant, j'ai acquiescé comme je le devais. Alors, il a exigé que je relève ma jupe pour montrer mes bas. Je l'ai fait avec beaucoup de timidité. Cela les a tous amusé. Mais hélas, l'un d'eux a dit :

- Avec des seins comme ça, dommage de mettre un sous-tif! Allez, la bizute, enlève-nous ton cache-obus, fais-nous voir tes nichons!

Affolée, j'ai refusé et me suis sauvée en courant.

L'après-midi, je m'en souviens, fut difficile. Gabriel ne donna aucun signe de vie. Je me sentais sans protection. Chaque remarque plus ou moins graveleuse que je récoltais dans les couloirs me laissait inquiète, de plus en plus inquiète. Je savais que j'avais commis une bêtise en refusant d'obéir. Au second soir de l'intégration, depuis mon appartement, j'ai téléphoné à Gabriel.

- Bonsoir Gabriel, c'est Françoise. Je suis désolée, je regrette, j'aurais dû obéir à tes copains. J'ai eu peur, pardonne-moi, s'il te plaît.

Il m'a répondu méchamment :

- Premièrement, tu oublies les formules de politesse ; deuxièmement, tu me fais passer pour un charlot et c'est la seconde fois!

- Je sais... majesté, ai-je imploré, mille excuses, je ne le ferai plus... majesté.

- Si tu veux que je te reprenne, trouve quelque chose à me donner qui me prouve ton obéissance. Sinon, démerde-toi avec les autres anciens. Nul doute que tu en prendras plein la gueule et ton cul.

Il a raccroché, me laissant en grand désarroi.

J'étais très perturbée, perdue, seule dans mon studio. Tout tournait dans ma tête, mes peurs des lendemains surtout. Finalement, à 23h, je l'ai rappelé.

- J'ai réfléchi... majesté... j'ôterai mon soutien-gorge quand on me le demandera.

- Tu crois vraiment que cela suffit, a-t-il répondu, creuse-toi la tête ma belle, c'est notoirement insuffisant. Bye.

A 23h30, j'ai réitéré mon appel :

- Majesté... je... je ne mettrai plus de soutien-gorge. Est-ce que cela te convient?

- C'est déjà mieux!

Après de longs instants de silence :

- Bon, d'accord, je continue à te protéger mais je ne veux plus te voir avec un sous-tif. Tu me vouvoies aussi dorénavant. Et surtout, tu évites de me faire passer pour un con! On se retrouve demain, tu me rejoindras au restaurant universitaire à 12h30. Bonne nuit.

TROISIÈME JOUR (mercredi)

Au troisième jour d'intégration, à midi, je suis allée au resto U. Il y avait du monde. J'ai fait la queue avec une copine. En ce mois de rentrée universitaire, il faisait encore assez chaud pour qu'un imperméable suffise, mais je ne me sentais pas très bien sans soutien-gorge, affublée de bas, fussent-il autofixants. Comment allait se passer la rencontre avec Gabriel, allais-je devoir mettre les mains sur la tête devant tout le monde?

Je me suis servie à la chaîne, juste après ma copine. J'ai aperçu Gabriel au beau milieu de la grande salle, à table avec deux types que je n'avais jamais vus. Je les ai rejoints, mon plateau en mains.

- Bonjour messieurs... bonjour majesté!

Encore une fois, un éclat de rire vexant ponctua ma phrase. J'ai posé mon plateau, enlevé mon imper et pris place assise. Ils me fixaient tous trois sans dire un mot. Je crois que ma poitrine, visiblement nue sous mon pull, les laissait sans voix jusqu'à ce que Gabriel déclare :

- N'as-tu rien oublié? Ta présentation!

- Eh... ici? ... je... il y a du monde...

Devant son regard dur, j'ai cédé. Le cœur battant la chamade, les larmes prêtes à tomber, je me suis levée, je me suis mise au garde-à-vous et j'ai posé les mains sur la tête en plein milieu du restaurant universitaire.

J'ai entendu des sifflets. J'ai gardé les yeux dans le vague pour ne voir quiconque. Ils se sont mis à manger sans sembler s'occuper de moi, me laissant ainsi bêtement debout. Puis Gabriel m'a fait signe d'approcher de sa chaise et a passé sa main sous ma jupe. Je n'ai pas pu résister et je me suis dégagée pour échapper à sa main vicieuse. Il a pâli mais n'a rien dit. Ils ont continué à manger en me laissant dans ma position ridicule. Après un moment qui m'a paru bien long, Gabriel m'a ordonné d'aller lui chercher une autre canette de coca en précisant que je ne devais jamais ôter mes mains de la tête.

J'ai donc dû traverser le restaurant sous bien des sifflets car ma poitrine nue ressortait outrageusement sous mon pull tendu par mes bras. Je suis retournée faire la queue qui commençait hors de la salle. Très vite, d'autres étudiants vinrent dans la file après moi. Un mec me demanda :

- Pourquoi tu gardes les mains sur la tête? Tu sais que t'as l'air d'une cloche?

- C'est-à-dire... je suis bizute... alors tu comprends, je suis obligée.

Il rit à mon explication et glissa deux mains sous mon pull pour attraper mes seins. Je voulus le repousser mais il me rappela les ordres :

- Attention! Tes mains! Tu veux que j'avertisse ton maître?

Je l'ai laissé faire, trop peureuse de désobéir à Gabriel. Il en a profité le salaud et pendant les quelques minutes de queue avant d'entrer dans la grande salle, il a tripoté mes gros seins sans se gêner. J'ai senti sa queue dure enfermée dans son pantalon se coller à moi. Il a pétri mes globes, tiré les tétons jusqu'à me faire mal. Dès que nous sommes arrivés devant la banque de service, il a cessé de me caresser. J'ai dû donner le billet pour payer en gardant les mains telles quelles sur la tête ; de même pour prendre la canette sur le comptoir. Enfin, j'ai ramené la boisson à Gabriel qui ne m'a même pas invitée à m'assoir et manger. Ses copains ont commenté vulgairement mes attributs, d'autant plus que me tétons distendu dans la file pontaient outrageusement sous mon pull.. Lorsqu'ils sont partis, j'ai pu m'assoir et me restaurer un peu, sans guère d'appétit.

Je suis allée aux cours de l'après-midi très perturbée. De-ci de-là des attroupements de bizuts et d'anciens se formaient puis se déformaient mais jamais, je ne vis quelque excès, à part de franches rigolades et moqueries. Aurais-je été la seule fille rabaissée dans le couloir et au resto?

Somme toute, l'unique situation de dégradation constatée fut celle du garçon nu lors de ma première rencontre avec Gabriel. J'appris plus tard dans l'année scolaire que ce garçon était un soumis notoire, redoublant en première année, qui profitait de l'occasion pour vivre ses fantasmes. En fait, le bizutage dans cet établissement de renom était policé, BCBG, intellectuel, voire intello.

Une fille, pendant un cours ennuyant, me parla de l'épisode du resto U.

- Il parait que tu as montré tes seins à la cantoche, que tu avais les mains sur la tête? Tu as dû être bien mal, ma pauvre. A ta place, je crois que je me serais sauvée. Tu n'as pas de chance, ton bizuteur est réputé pour son sadisme, c'est un vicieux.

Cela ne fit que renforcer mon trouble car l'épisode de mes seins dénudés et caressés me laissait croire je j'avais besoin de protection tandis que la réputation de Gabriel me laissait croire à une manipulation dégoutante.

A 17h, j'avais rendez-vous avec Gabriel, dans la cour, à côté de l'économat. Trente minutes plus tard, il n'était toujours pas arrivé. Je marchais de long en large, il faisait encore chaud, des groupes passaient et se dispersaient. Finalement, un garçon arriva.

- Bonjour, tu es Françoise la bizute?... Je suis Dimitri, un copain de Gabriel. Il ne peut pas venir. Aussi, il m'a donné cette lettre pour toi. Tiens, prends-la, tu dois la lire tout de suite, mais à genoux devant moi.

Surprise et inquiète, Je me suis agenouillée et j'ai ouvert le courrier. Je l'ai toujours gardé dans mes documents car j'ai voulu disposer de preuves contre cet infâme Gabriel.

Françoise la bizute,

Tu te rends tout de suite au magasin « Au bonheur des dames » à deux rues d'ici. Je t'y ai acheté des vêtements que tu emporteras. Tu les porteras demain et tu viendras me retrouver à 9h au distributeur de la cafétéria.

Je suis donc allée au magasin, très chagrine. Je trouvais ce procédé de courrier quelque peu cavalier et je commençais à douter de l'honnêteté de mon maître d'intégration. On peut avoir un bac et une année d'avance et pourtant être encore bien naïve, pour ne pas dire conne!

Je suis entrée dans un magasin de vêtements au style souk, assez poussiéreux, vieillot. Il y avait de tout, partout. Sur les murs, sur des étagères, sur des tables. Je fis un tour dans le dédale de vêtements jusqu'à ce que le commerçant, la quarantaine probablement, vienne me proposer ses services.

- Je crois que l'on vous a acheté des vêtements pour moi?

- Peut-être! Quel est votre prénom?... Françoise... En effet, j'ai un paquet pour vous. Tenez, le voici, c'est déjà payé.

QUATRIÈME JOUR (jeudi)

Je n'ai pas pu dormir de la nuit car la veille au soir, j'avais découvert les vêtements achetés pas Gabriel.

Ce matin-là du quatrième jour, je me suis maquillée et habillée.

J'ai commencé par revêtir la culotte noire, un peu trop petite, puis les bas noirs, autofixants mais avec une couture des plus vulgaires. Enfin la robe : rose bonbon, rose fuchsia exactement, nouée à la nuque, courte à mi-cuisses, collante, élastique grâce à l'élasthanne, nettement trop petite pour moi et le pire : assez transparente.

Couverte de mon imper, je suis allée retrouver Gabriel qui, seul au distributeur, prenait un café.

- Bonjour... majesté.

- As-tu obéi sans rechigner cette fois? Enlève ton imper que je juge.

Il n'a pas pu retenir ses exclamations et ça m'a choquée.

- Oh putain, c'est génial! On dirait que tes nichons vont craquer la robe, on voit bien les bouts. T'as des gros tétons, poulette! Ta robe est juste transparente comme il faut, avec tes dessous noirs. Tourne un peu! Dis-moi, t'as un gros cul ou ta culotte est trop petite? J'aime bien la couture de tes bas et les jarretières. Tu me fais bander bizute et à mon avis, y en a plus d'un qui va bander.

- Pitié... majesté, laissez-moi me changer. C'est... trop... honteux comme ça. Tout le monde va me voir et se moquer de moi. S'il vous plaît, majesté.

Il partit dans un éclat de rire en me disant :

- A toute, Bizute. On se retrouve à la cantoche à 12h30. J'ai bien aimé ton service hier.

Dans l'amphithéâtre, je me suis retrouvée à côté d'une redoublante. Comme Gabriel m'avait laissé mon imper, j'ai pu le porter pour me cacher mais il s'est ouvert pendant le cours. Elle s'en aperçut et m'interrogea :

- Dis donc toi, tu ne lésines pas sur le rose!... Mais je te reconnais. Tu n'es pas la bizute avec les mains sur la tête, hier au resto U?... Je parie que ton bizuteur est Gabriel... Ouais, je m'en doutais. Et bien ma pauvre, tu n'as pas de chance. C'est vraiment un dégueulasse. Il me semble que l'année dernière, il a eu un avertissement, mais je n'en suis pas sûre.

- Tu crois que je devrais... refuser de lui obéir, refuser le bizutage?

- Oh non, ne fais pas ça, malheureuse! Il y a deux ans, la bizute n'a pas accepté les brimades de Gabriel. Et bien, je t'assure qu'elle a vraiment dégusté et pas seulement par Gabi. Il a deux ou trois potes, des proches prêts à l'épauler, si tu vois ce que je veux dire. Il y a Dimitri, un sale type et un rouquin dont j'ai oublié le nom. La fille a abandonné le jeudi. On n'a plus jamais entendu parler d'elle. La bizute suivante, l'année dernière, s'appelait Julie, une petite blonde. Elle a résisté jusqu'au bout. Chapeau!

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bychdecrivain© 3 comments/ 8856 views/ 0 favorites

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