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Bienheureuse Agnès, Infirmière 01

byDominiknic©

1ère histoire : Soir d'Octobre en Beaujolais

C'était une soirée du début octobre. Une soirée de ces étés de la Saint Michel, où le beau temps est superbe, l'air aérien, pas trop pesant et la grande chaleur de l'été bien au-dessus de nos têtes. Les jours encore longs permettent de goûter pleinement aux couchers de soleil. Ces soirs là sont merveilleux : l'été n'en finit pas de mourir dans des déluges de feu, de roses étincelants et bleutés, de pourpres incendiaires. C'est un régal pour les yeux et un repos pour l'esprit....

Allongée dans sa chaise longue, ce sont justement ces instants que goûtait Agnès, regardant le soleil décliner dans des couleurs somptueuses à l'extrémité des monts de du Beaujolais. C'était à l'heure où le soir descend doucement et où les odeurs remontent en effluves variées. Bientôt dans la pénombre grandissante, la Saône en bas près du pont qui relie B... à M..., se confondait avec les routes qui longent son cours... Agnès se sentit envahie d'un profond bien-être qui lui alanguissait tout le corps. Un peu lassée de sa journée passée en soins divers et variés en raison de sa profession d'infirmière "en libérale ", elle se laissait aller dans le transat, les yeux mi-clos, perdue dans ses pensées... Derrière elle, les rumeurs de la ville s'estompaient peu à peu au fur et à mesure que l'ombre gagnait dans la vallée et empâtait toute forme.

Pierre était sorti pour ses affaires. Restée seule après le repas. Agnès n'avait qu'une envie : profiter des ces quelques instants, seule, à ne rien faire et à se laisser gagner par la paix du jour finissant. Pourtant en même temps, elle pensait que son corps aurait bien eu besoin de caresses. Elle sentait sa poitrine un peu gonflée et ses seins un peu plus tendus que de coutume. A travers le tissu de sa robe légère d'été, elle les caressa doucement... C'est vrai, ils sont bien fermes et un plus lourds ce soir, ce doit être le cycle pensa-t-elle.

Affalée dans la "relaxe", elle laissait les derniers rayons du soleil caresser son corps de femme. Comme elle faisait face à l'ouest, au soleil couchant, elle ouvrit doucement les cuisses et remonta un peu sa robe à fleurs. La terrasse étant en nette surélévation de la route il ne pouvait y avoir de regards indiscrets... Elle sentit lentement une bouffée de chaleur courir sous sa jupe, le long de ses cuisses, la caresser au niveau de son slip et irradier son entrejambes. Une sensation de chaleur lui envahit alors le pubis, la vulve, et lui gagna le bas-ventre, comme une main douce et chaude qui s'insinuerait dans ses endroits les plus intimes... Elle écarta davantage encore ses jolies cuisses qui formaient maintenant un angle très ouvert. La sensation de chaleur s'accentua. C'était bien une réalité cette chaleur qui lui atteignait la partie intime et si sensible. Un très léger souffle d'air tiède pénétra son entrejambes par les bords de son slip, un peu libérés par l'écartement des cuisses. C'était quelque chose de doux, de subtile, d'agréable et de furtif tout à la fois. Cette nouvelle sensation provoquée par ce souffle fureteur, lui fit chavirer les sens :

- "Ah bon Dieu, oui!" dit-elle tout haut, se sachant seule, " C'est ça en fait, tu as très envie! Et si tu continues comme ça, tu vas avoir carrément une très forte envie!". Mille fois elle avait vécu cette situation au début anodin et qui évolue vite : dès qu'une chose, même d'apparence banale, la "déconnecte" du contexte de la réalité sociale et pratique, son esprit dévie et vagabonde, alimentant cette cérébralité forte qui ressource sa sensualité. Sensualité qui, elle-même en se développant, augmente "la dérive". Ainsi ce soir il avait suffit d'un rayon de soleil indiscret et coquin dardé dans l'ouverture de son entrejambes, pour allumer un brasier... Elle se connaissait bien et pouvait facilement anticiper de la suite... Sa jolie petite collègue blonde, pour faire allusion à ces situations, disait toujours :

- '' Quand j'en suis là, moi, je vais me faire un doigt!". Expression pour le moins triviale et peu élégante, mais qui dit bien ce qu'elle veut dire. D'ailleurs une fois, Agnès l'avait vue "se faire un doigt" justement dans les toilettes de l'hôpital parisien où elles travaillaient ensemble à leur début. (Voir le récit : "Jeunes infirmières libérées").

Il faut dire qu'Agnès était venue dans les toilettes pour s'y faire la même chose. A cette période, elles avaient fait les soins à un jeune homme de 27 ou 28 ans, très beau et très bien fait. Il avait bandé comme un taureau pendant tout le temps des soins. Agnès, pourtant très professionnelle et que rien n'émeut d'habitude, en avait été très troublée. Il faut dire qu'il avait une bite énorme, d'un format hors du commun, et qu'elles étaient obligées de la manipuler pour soigner les deux plaies ouvertes à l'intérieur des cuisses du patient, suite à une chute de moto. Et quand on saura combien Agnès flippe pour les gros braquemarts de ces beaux mecs qu'elle devait soigner, on comprend son émotion. Parfois, elle avait même eu peur qu'ils lui déchargent dans les doigts.

Et là, celui-là, le pauvre type n'en pouvait plus d'être ainsi tripoté et manipulé par ces deux belles infirmières.... Si chacune d'elle avait été seule avec lui, elle l'aurait soulagé en un tour de main, plutôt que de le laisser fantasmer tout seul, et bander comme ça si fort, et pour rien!... Mais à deux, cela devenait délicat, même si chacune n'en pensait pas moins et aurait accepté sans problème que la chose puisse avoir lieu... Armelle, c'était le nom de la petite collègue blonde, ne se cachait pas de dire et de reconnaître avec ses copines qu'il lui arrivait souvent d'aller se branler dans les toilettes, après des épisodes de ce genre...

Agnès repensa à Armelle, à cette histoire, et à d'autres fois aussi... Ces pensées n'eurent pas pour effet de la calmer... Elle sortit de son souvenir, et sentait son entrecuisse moite, et sa fente très mouillée... Certes, Pierre n'était pas là et ne rentrerait pas tôt ce soir, elle ne pouvait donc pas compter sur lui... De toute façon, les soirs où elle avait très envie, Pierre ne lui était pas d'un grand secours. Il la baisait certes, et même il lui faisait du bien, c'était... Du bien voilà, un peu de plaisir aussi parfois, mais pour qu'elle arrive à l'orgasme plein et en continu (certaines femmes disent : "répété", alors que c'est "en continu" qu'il conviendrait de dire!), il faut la plupart du temps qu'elle se finisse toute seule... Là ce soir, toujours allongée sur le transat, les yeux mi-clos, elle se projetait dans ce qu'elle allait faire : prendre une douche longue, douce et tiède, puis fraiche, violente et forte dans la dernière minute... Ensuite, si son envie n'était pas disparue, elle verrait se disait-elle... Sachant bien qu'elle irait chercher ses deux godes préférés et que, comme hier soir, alors que Pierre dormait, elle se ferait une séance sur le canapé du salon...

C'était plus fort qu'elle à certains moments, cette envie d'être prise par des bites immenses et ce besoin de sentir des morceaux gigantesques au fond de sa matrice... Ainsi à certaines périodes, elle avait ce besoin irrépressible de membres colossaux, même parfois, de plusieurs ensembles. Les mecs doivent sentir ces envies et ces périodes particulières chez les femmes, car certains hommes ont par rapport à cela, un 6ème sens. Agnès se disait qu'en ce qui la concerne, ce devait être la même chose : beaucoup d'hommes doivent sentir quand elle a ce qu'elle nomme elle-même "ses envies fortes". Au fond d'elle-même, elle souhaite qu'ils s'en aperçoivent et qu'ils la draguent... Elle sait qu'alors, dès que les hommes le lui proposeraient, elle finirait par accepter de se faire baiser... Dans ces périodes de disette alors que cette faim-là tenaille, des godes peuvent se substituer aux bites superbes et magnifiques, qui à défaut d'être à sa disposition, se contentent simplement d'hanter les rêves de la belle Agnès...

Elle se leva comme à regret, se dirigea vers l'entrée de la maison, un peu rompue par cet instant de repos. La nuit arrivait, les ombres s'allongeaient et la vallée commençait à s'engourdir... Comme elle arrivait à la porte du séjour, le téléphone sonna. Elle pensa d'abord à Pierre qui avait oublié quelque chose et téléphonait pour savoir si ce qu'il avait oublié pouvait bien être resté à la maison ou s'il devait le chercher là où il était... Cela pouvait aller des papiers de voiture oubliés, au chéquier pour prendre du carburant, jusqu'au dossier sur lequel il devait travailler pour la réunion où il était allé... Le répondeur étant branchée, elle laissa faire, appuyée de l'épaule au chambranle de la porte. Après le bip, une voix rauque de matrone, de femme usée par le travail, surprise par le fait qu'il n'y ait personne au bout du fil, expliquait en s'emmêlant dans les mots, qu'on avait besoin de ses services là-haut, dans les monts au dessus de L..., pour un pépé qui avait comme "un semblant d'attaque". Le médecin avait fait les premiers soins et les injections, qu'il fallait renouveler dans les 2 heures et demi. Sinon, ajoutait la voix rocailleuse :

- " Y pourrait bien ne pas passer la nuit! A 88 ans, pensez!!" Bref, on l'attentait. Décrochant sur la fin de communication, elle confirmait qu'elle y serait dès que possible.

Et voilà! se dit-elle. Adieu, la douche, et le moment pour elle savamment dégusté... Et puis faut voir : c'était loin, bien au-dessus du village de L..., ce n'est pas tout à fait la porte à côté! Même si de la sortie de C... l'on aperçoit les vignobles qui recommencent sur les contreforts des monts du Beaujolais. Cela faisait allègrement plus de 20 kms de routes secondaires étroites et sinueuses. C'est-à-dire plus une ½ heure! Certes, l'infirmière de B..., pourtant à 5 kms, commençait à se faire vieille et sans une autre pour lui succéder. Pensez, qui voulez-vous qui acceptent de venir s'enterrer dans le fin fond des monts du Beaujolais! Et puis, les Jouvinot étaient de très braves gens qu'Agnès aimait bien. Il y avait souvent quand elle repartait de chez eux un grand panier bâtard de légumes, salades, œufs et fromages, parfois même à la saison du cochon, des boudins et des côtes de porc... De toute façon, rien à faire pour se défiler...

Agnès, d'abord un peu dépitée, se résigna... Elle passa rapidement à la salle d'eau pour se rafraichir légèrement en se passant de l'eau fraiche sur le visage et les bras... Soulagea dans les W.C. un menu besoin, revint dans la salle d'eau où elle s'aspergea un peu l'entrecuisse, s'inonda le pubis d'eau fraiche, tout en pensant qu'elle aurait dû prendre un temps à elle pour satisfaire ce dont elle avait envie depuis une demi-heure, avant de monter là-bas... Remettant son petit slip écru à petits motifs bleus, elle remarqua qu'il n'était pas de première fraicheur. Evidemment après une journée entière à enserrer et à contenir une vulve telle que la sienne, ce n'est de tout repos pour personne, même pour un petit slip dont c'était la vocation première et principale et pour tout dire, unique.... Agnès était pourtant d'une propreté scrupuleuse, méticuleuse et presque maniaque (métier oblige, mais c'était aussi sa nature). Elle eut la flemme de se changer. Elle pensa que si elle quittait son slip, même pour en reprendre un autre, il lui faudrait s'accorder plus. Et cela, elle savait par expérience que ça pouvait durer une heure, une heure et demie, voire deux heures! Donc mieux valait ne pas commencer, sinon... En sortant, elle attrapa son sac et ses affaires toujours près de la porte, ses clés et sortit comme toujours lestement.

Plutôt petite, mais fine et bien campée sur de jolies jambes fuselées dont elle était très fière, elle s'étonnait toujours avec un peu d'orgueil de son corps souple et bien proportionné. Par contre, ses seins assez gros ne se tenaient pas très bien dressés ; c'était là son problème qui la gênait grandement de se sentir à l'aise avec sa féminité. Pourtant, elle présentait une taille fine et bien marquée, une croupe un peu cambrée, juste soulignée par une magnifique chute de reins qui venait mourir sur des fesses bien galbées et arrondies à souhaits. Celles-ci, qui faisaient immanquablement se retourner les hommes dans la rue, lui procurait toujours un grand plaisir intérieur... Son pas un peu balancé, faisait jouer de ci de là sa jupe d'été orange imprimée à fleurs pourpres et bleutées, ample et légère, qui à chaque pas lui caressait l'arrière des cuisses, juste au-dessus du genou. Elle était fière de sa démarche qui lui donnait charme, aisance et classe. Elle compensait sa relative petite taille par le chic de sa prestance, de son port et de son maintien. Cette démarche la rendait mignonne, gaie et souvent respectueusement désirable lorsqu'on la rencontrait... Pierre souvent, lorsqu'ils marchaient ensemble, lui laissait prendre, l'air mine de rien, quelques pas d'avance pour le plaisir de voir ses jolies fesses rouler sous la jupe et ses hanches se balancer de gauche à droite dans un mouvement à la fois discret et harmonieux... Il avait très souvent eu l'envie de lui saisir soudainement les fesses à pleines mains, comme ça en pleine rue, tant ce spectacle et cette vue le réjouissaient. Agnès savait tout cela et feignait de n'en rien voir, sachant qu'ainsi Pierre continuerait ce jeu et la désirerait, au moins tant que rien ne lui dévoilerait qu'il est "découvert", selon le principe bien connu du " caché / dévoilé "...

Elle pensait à cela tout en roulant. La route lui parue longue. Le faisceau de lumière, car depuis déjà dix bonnes minutes il lui faillait rouler en feux de croisement, éclaboussait les buissons et les arbres à chaque virage. Et Dieu sait s'il y en a sur cette route, surtout après la Croix des Perches, où le chemin se rétrécit et tourne sans cesse... Tiens, voilà la croisée des routes en dessous de L.... Encore 5 kms, après un dernier hameau, quelques virages et elle y serait...

Dès que l'on a quitté la route principale, la montée se fait plus raide. Au détour d'un virage et sans qu'elle ait pu le prévoir, elle tressaillit et son cœur se mit à battre très fort. Une bouffée de chaleur l'envahit, lui monta au visage avant de lui rouler sur le ventre et de déferler entre ses cuisses. Elle venait de reconnaître l'endroit..., et là, le bosquet... et juste derrière la petite grange ou plus exactement "la maison de vignes" ou tout s'était passé ce jour là...

- " Tiens, là maintenant, ici... " dit-elle à haute voix... Où il y a eu trois ans au 14 juillet, elle avait été poussée par les trois jeunes hollandais à faire les pires cochonneries auxquelles une femme puisse se livrer... Ce jour là, en plein après midi torride, elle s'était arrêtée pour soigner l'un des trois jeunes gens qui avait fait une chute de bicyclette quelques dizaines de mètres devant elle... Elle en gardait un souvenir fort, vibrant et attendri. (Voir la nouvelle : ''Accident avec trois jeunes hollandais'')

Elle passa doucement sa main droite sous sa jupe, son entrejambes était moite. A l'intérieur de ses cuisses, elle sentait sa peau se coller, sans doute dû au fait qu'elle soit assise. Et puis cela était dû aussi, pensa-t-elle à sa tiédeur, ainsi qu'à l'humidité de ses ablutions du soir ; mais aussi, sans doute à cause de son envie qui ne la quittait pas depuis C... Elle joua un instant à coller ses cuisses et à les décoller, en écartant et en resserrant les jambes, successivement... Cela eut une incidence sur le régime de la voiture qui, sous l'effet des variations de l'accélérateur au rythme des mouvements des cuisses d'Agnès, variait de vitesse... Cela la fit rire, et elle le fit encore deux ou trois fois, volontairement et avec instance, pour bien rire de l'effet produit...

Une nouvelle fois, une scène furtive de l'épisode avec les trois jeunes gaillards hollandais qu'elle venait d'évoquer, lui traversa l'esprit. Elle s'était joliment fait prendre cet d'après-midi là. Après avoir soigné celui qui avait une chute de bicyclette, ils l'avaient baisée dans le bosquet, puis dans la maison des vignes pendant plus de deux heures, l'un après l'autre et même ensuite les trois ensemble... L'évocation de ce moment la mis de nouveau dans tous ces états et elle sentit qu'elle mouillait encore, comme à chaque fois qu'elle passait à cet endroit. De nouveau des images l'assaillirent. C'était la première fois qu'elle en prenait deux en même temps dans la chatte... Certes, il s'agissait de jeunes hommes, presqu'encore des ados, pas montés encore comme des hommes en pleine force de l'âge, mais deux à la fois dans son trou de femme, c'était quelque chose. Même si depuis, elle avait plusieurs fois réédité l'expérience (Voir le récit : ''Au sauna de Maçon '') ...

Puis elle pensa à sa vulve. Elle était à la fois honteuse et fière de sa chatte de femme. Une jolie fente, souvent convoitée par ceux qui eurent l'occasion de la voir et l'admirer. Une vulve qui avait su toujours provoquer l'étonnement par l'ampleur du trou qu'elle offrait. Agnès avait souvent contemplé sa fente, directement ou dans un miroir, surtout quand elle était plus jeune, surprise le plus souvent elle-même de la dimension de son trou. C'était encore plus troublant lorsqu'elle venait de le dilater avec des godes énormes, ou avec leurs succédanés. A la suite de ces instants, le trou est si béant et impressionnant, qu'à le voir ainsi, la première chose que l'on puisse se dire : c'est qu'elle ne pourra jamais trouver une bite à sa mesure pour boucher complètement un tel orifice!.... Et que, même en se mettant à deux très honnêtement montés, il resterait encore de la place pour deux et même trois doigts. C'est dire la grandeur de l'ouverture du trou à bites de la belle Agnès...

Les phares éclairaient les deux piliers de l'entrée de la cour. Absorbée dans ses pensées, elle ne s'était pas aperçu qu'elle était arrivée à la ferme. Dès l'entrée, elle prit la mesure que toute la cour était encombrée d'engins, remorques et matériel agricole, au point qu'elle dû laisser sa voiture près du porche d'entrée et aller à pied jusqu'à la maison. Elle avait gardé ses petites chaussures d'été, fines et qui lui faisaient la jambe si belle... Elle le regratta aussitôt : le sol était boueux, détrempé par les pluies des derniers jours, et raviné par les passages des engins... Son pied gauche s'enfonça profondément dans une ornière fangeuse. Elle en eut vite jusqu'à la cheville...

Elle arriva près de la porte, sa chaussure pleine de boue... Elle avait horreur de se sentir ainsi, avec de la saleté, quelque qu'elle fut et d'où qu'elle vienne... Elle avisa un robinet d'eau, à l'air libre, à droite de l'entrée, comme il y en a souvent près des portes d'entrée dans les fermes. Elle y alla directement, posa son sac sur le rebord de la fenêtre à côté, et fit couler un jet d'eau froide sur son pied plein de boue sans d'abord enlever la chaussure. Sous la violence du jet, qui mal réglé éclaboussait à la ronde, la boue s'en alla rapidement. Elle sortit son pied de la chaussure et fit jouer ses orteils pour bien les laver sous le jet d'eau. Sa petite robe d'été légère était toute mouillée d'éclaboussures. Tant pis, ce qu'on en pensera se dit-elle, mais ça rafraîchit et cela vaut mieux que cette salissure! Et comme Agnès a horreur des déséquilibres et de la dissymétrie, elle passa rapidement l'autre pied resté à peu près propre sous le jet, afin que la sensation d'humidité et de fraicheur soit bilatérale et équilibrée... Comme elle n'avait rien pour s'essuyer, elle secoua alternativement et vigoureusement ses pieds pour en évacuer le maximum d'eau. Et se retournant vers la cour pour revenir sur la porte d'entrée, elle vit tout autour d'elle dans la lumière extérieure de la cour violente et crue, les engins agricoles aux formes variées et disposés très en désordre, comme s'ils avaient été abandonnés là. Ils lui apparurent un instant comme des monstres menaçants. Quand même, se dit-elle, tous ces engins en une telle pagaille, on ne sait plus où l'on met les pieds! Elle était devant la porte vitrée ; elle frappa, pour la forme comme on le fait toujours dans ces fermes. Elle n'attendit pas la réponse et appuyant sur le loquet de la porte, elle entra...

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